Des icônes de la chanson française en hologrammes

Hit Parade
Il y a eu Elvis, ressuscité virtuellement pour un duo avec Céline Dion à l'émission American Idol en 2007. Il y a eu Tupac Shakur en prestation posthume au festival Coachella en 2012. Il y a eu Michael Jackson, vedette incontestée des Billboard Music Awards de 2014, cinq ans après sa mort. Et la tendance aux hologrammes est loin de s'essouffler: hier, le producteur David Michel a annoncé que quatre icônes de la chanson française: Dalida, Claude François, Sacha Distel et Mike Brant allaient connaître une deuxième vie sur scène, en hologrammes, à partir de janvier 2017. "Ce sera une première mondiale sous forme d'un concert complet" (Hit Parade), a indiqué David Michel. La société française Mac Guff, spécialisée dans les hologrammes et les images de synthèse, utilisera la technologie de la capture de mouvements pour faire bouger les quatre stars défuntes.
 
Des images virtuelles, reconstituées par ordinateur d’après les modèles originaux, est-il précisé: "Ni archives télé ni extraits de concerts: les quatre artistes disparus chanteront, danseront et parleront comme s’ils étaient vivants". Des doublures miment les mouvements des chanteurs disparus, mémorisés grâce à des capteurs, puis appliqués aux images originales de ces vedettes. Quant aux voix de Claude François, Mike Brant, Dalida et Sacha Distel, elles ont été échantillonnées par l'Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (Ircam) afin de pouvoir reconstituer des phrases cohérentes avec le spectacle. 
 
Les organisateurs promettent 1h30 de magie pour cet événement français, un sacré pari pour 5 millions d'investissement. Le producteur, lui, est confiant, pariant sur "les 250 millions d'albums vendus sur l'affiche" et "les quatre fan-clubs réunis" qui représentent 750.000 personnes. Les billets seront en vente dès le 21 avril 2016, à partir de 39 euros.
 
A noter qu'évidemment, les familles des défunts ont donné leur accord. Par contre la réponse de France Gall a été négative, pour l'hologramme de  Michel Berger.