Frenchtech

S'abonner à flux Frenchtech
Google Actualités
Mis à jour : il y a 2 heures 20 min

Sète Agglopôle adhère à la French Tech Méditerranée - Midi Libre

il y a 12 heures 51 min

À la suite d'un vote unanime du bureau communautaire, Sète Agglopôle Méditérranée a adhéré vendredi 21 février à l'association French Tech Méditerranée.

Vendredi 21 janvier, la SAM (Sète agglopôle Méditerranée) a adhéré à l'association French Tech Méditerranée, "un groupement d'entrepreneurs pour les entrepreneurs", labélisé depuis le mois d'avril 2019.

Une adhésion qui fait suite à un vote unanime, du bureau communautaire de la SAM,  en faveur de cette démarche qui consiste à rejoindre les acteurs de pointe dans la plupart des domaines des technologies innovantes.

Pour Yves Michel, maire de Marseillan, délégué au développement économique de Sète Agglopôle Méditerranée, la démarche "s'inscrit dans une dynamique générale qui consiste à booster le territoire vers l'avenir pour créer du développement économique et donc de l'emploi".

Lauréats du plan Littoral +

Cette démarche est également le fruit d'une rencontre : "François Commeinhes et moi avons échangé avec le nouveau président de French Tech Méditerranée, Clément Saad. Nous lui avons fait part de notre volonté de nous engager dans le numérique et de soutenir nos start-up."

"Clément Saad est ensuite venu nous voir à l'Agglo. Nous lui avons présenté nos objectifs pour le futur pôle universitaire, la pépinière d'entreprises sur le site Flexys, le fait que nous étions lauréats du plan Littoral + etc. C'est, après cet échange, qu'il nous a proposé d'adhérer à sa structure ", précise l'élu.

Avoir des idées, c'est bien, innover, c'est encore mieux, mais il faut des moyens pour concrétiser tout ça

"De rejoindre la French Tech va nous permettre de mieux accompagner les porteurs de projets et surtout de leur ouvrir les portes du financement. Avoir des idées, c'est bien, innover, c'est encore mieux, mais il faut des moyens pour concrétiser tout ça", affirme Yves Michel.

Se retrouver associé à French Tech Méditerranée permet justement de franchir plus facilement ce type d'obstacle. La structure est non seulement composée "d'entrepreneurs, ingénieurs, designers, développeurs, grands groupes innovants, associations, médias, opérateurs publics, instituts de recherche, organismes de formations, collectivités" mais aussi, "d'investisseurs qui s’engagent pour la croissance et le rayonnement international des start-up".

Et aussi...

L'adhésion à French Tech Méditerranée fait suite a plusieurs actions menées pour le développement du territoire.Le mois dernier Sète a été sélectionnée par l'Etat et la Région pour intégrer le programme national "Territoires d'industrie". Un programme qui bénéficie à 146 territoires pour une enveloppe de 1,3 milliard d'euros. Le mardi 11 février, un CTE (Contrat de transition écologique), a été signé dans les locaux de la SAM. Il associe l'État, les collectivités locales et leurs établissements publics territoriaux, les associations et les entreprises.

Cette adhésion est également pour l'élu, délégué au développement économique, une manière "dépasser le périmètre administratif de l'Agglo et d’initier une collaboration avec l'Agglo Hérault Méditerranée et l’écosystème entrepreneurial montpelliérain". C'est aussi, de pouvoir "bénéficier des partenaires technologiques et l’ensemble des collectivités territoriales du Gard, de l’Hérault et du sud-Aveyron".

Au niveau national, French Tech Méditerranée "relaie et coordonne des dispositifs nationaux créés par la Mission French Tech tels que la Bourse French Tech, le French Tech Tremplin, le French Tech Visa". 

C'est aussi ouvrir une fenêtre à l'échelon national, européen et international car, comme le précise Yves Michel, de nombreux porteurs de projets attendent avec impatience la mise en réseau French Tech pour se développer encore plus rapidement. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. À noter que le coût de l’adhésion pour les collectivités est fixé à 0,10 € par habitant, soit 12 447 € pour Sète Agglopôle Méditerranée.

L’Aveyron et la French Tech filent toujours le parfait amour - Centre Presse Aveyron

jeu, 02/20/2020 - 12:02

Unanimement saluées par la profession, deux sociétés aveyronnaises s’illustrent une nouvelle fois dans le Top 100 des entreprises de la tech française. Zoom sur Numberly et Adveris, acteurs de référence du secteur.

Mon aventure entrepreneuriale n’a pas commencé dans un garage de la Silicon Valley, mais plutôt dans ma cuisine à Paris !" Pour Yseulys Costes, une Aveyronnaise à la tête d’un géant du marketing digital, les choses se doivent avant tout d’être amusantes ! Derrière cette apparente décontraction se cache pourtant une dirigeante de talent, "une machine" selon ses collaborateurs, workaholic assumée qui a fait de Numberly (ex-1000 mercis) une entreprise florissante valorisée à hauteur de 145 millions d’euros en 2016. Avec 65,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, 600 collaborateurs répartis à travers huit bureaux dans le monde (Paris, Londres, New York, Amsterdam, Montréal, Dubaï, Milan et Bruxelles), une cotation en bourse et des clients internationaux comme Sanofi, Fnac-Darty, le Crédit Agricole ou Nestlé, Numberly s’est offert une place de choix dans l’écosystème French Tech. Derrière cette success-story, beaucoup de travail et la détermination d’une femme devenue, en moins de 20 ans, une incontournable de la sphère digitale. "C’est l’une des rares femmes à avoir bâti une grosse boîte cotée", commente à son sujet le business angel Marc Simoncini, entre autre créateur de Meetic, et soutien de la première heure de l’e-entrepreneure élue femme de l’année 2019 par Forbes.

"Un peu par hasard"

"Femme Internet" en 2001, – sa carrière est une succession de récompenses – elle se souvient des débuts de Numberly, cofondée avec son associé Thibaut Munier. Nous sommes fin 1999 et les deux associés sont chercheurs universitaires. Leur marotte ? "Le marketing. Une matière passionnante, confie la CEO de Numberly. On avait la théorie mais il nous manquait la pratique. Finalement, un peu par hasard, on s’est dit qu’on allait lancer notre propre boîte." Février 2001, le rêve devient réalité. L’ambition des deux associés : rendre le marketing plus pertinent, plus personnalisé, plus efficace et mesurable. Les clients doivent recevoir des contenus de marque qui les intéressent vraiment. Pour se faire, l’outil principal est la collecte et l’analyse de data. "C’est ce que les Américains appellent les ‘MarTech’", précise l’entrepreneuse. Newsletter personnalisée, campagne digitale de marque, push de notification, peu importe le canal, le marketing proposé ici se veut plus qualitatif que quantitatif." Ses clients se nomment Dior, Procter & Gamble, TF1, Nespresso, Meetic, Lacoste, Danone, Carrefour, AlloCiné ou encore La Poste. Sa force, une base de données colossale, "un trésor de guerre" que Numberly triture pour coller aux attentes de ses clients. Avec des résultats parfois surprenants. Comme rapporté par son associé Thibault Meunier, on apprend ainsi qu’il existe une corrélation très forte entre l’acheteur de couches et le buveur de bière ou entre la fidélité à une marque de café et le recours au crédit à la consommation… Amusant mais terriblement efficace. En croisant ces données à l’infini, peu de chances que la "cible", – le futur client – passe entre les mailles (très fines) du filet. Charge ensuite à Numberly de faire passer le message via les différents canaux de prospection (email, SMS, vidéo, display…) en prenant bien soin de ne pas lasser la cible. Un travail d’orfèvres qui a permis à l’entreprise d’Yseulys Costes de s’imposer comme l’un des leaders mondiaux du marketing digital. On dit (1000) bravo !

Adveris, parmi les 35 meilleures agences digitales du monde

Une carrière dans la banque d’affaires leur tendait les bras. Leur passion pour les métiers du digital, de la création, et du design en a décidé autrement. Aveyronnais originaire du Nayrac, Antoine et Mathieu Gastal sont aujourd’hui à la tête d’Adveris, une agence de communication digitale très en vue à Paris. Leur rôle : accompagner les entreprises dans leur politique numérique. Leurs atouts : un sens inné du conseil en stratégie et souci du détail qui permet à Adveris de figurer parmi les 35 meilleures agences digitales du monde. "Nous travaillons sur deux aspects : le premier, créer une plateforme digitale car aujourd’hui il est indispensable, et même plus qu’indispensable, d’avoir une vitrine visible sur internet. La deuxième chose, c’est activer des leviers, dits d’acquisition de trafic, pour diriger les internautes vers ces sites internet. Via le référencement Google notamment. On travaille aussi sur les réseaux sociaux et l’e-mailing." Parmi leurs clients, la Banque Populaire, Peugeot, Carrefour, EDF, Eiffage, Groupama, Orange, Pullman ou encore la Tour d’Argent…

Installée à Paris, au sein même des anciens "Ateliers d’Uzès", certainement l’un des plus beaux bureaux du quartier qui fourmille d’agences et de startups, Adveris affiche une santé insolente. Si l’aspect "ressources humaines" est aujourd’hui un frein au développement d’Adveris – "on pourrait être sensiblement plus gros, si cet aspect recrutement n’était pas si problématique", reconnaît Mathieu – la société et ses 50 collaborateurs (!) a bouclé l’année sur un exercice plutôt probant. ""De l’ordre de 4M€ de chiffre d’affaires en 2018. Et on essaie de faire mieux chaque année". Pas pour rien, en effet, que la société s’illustre cette année encore dans le palmarès du TOP 100 des champions tricolores de la croissance.

A Toulouse aussi...

Parler de belles réussites aveyronnaises sans évoquer ces deux autres bons élèves installés dans la ville Rose serait faire offense aux deux intéressés. Le premier, le Ruthénois Shannon Picardo a, tout simplement, révolutionné le soutien scolaire avec Schoolmouv. Fiches de révision, QCM, exercices d’application… Après deux levées de fonds de 1 et 2,5 M€, la jeune start-up installée à deux pas de la prairie des filtres propose des milliers de cours vidéo en ligne et tout autant de contenus éducatifs rédigés par des professeurs. S’y ajoutent aussi des modules de révision pour l’examen du brevet et du bac. Selon le fondateur, Shannon Picardo (photo en haut), les résultats sont au rendez-vous. « Les élèves gagnent en moyenne 2,6 points sur l’ensemble de leurs notes », se félicite le jeune entrepreneur de 25 ans, qui a eu l’idée de sa start-up en 2011, alors qu’il passait lui-même les épreuves du baccalauréat.
Mention Très bien pour lui et celui avec qui il a longtemps partagé les bureaux, Geoffrey Vidal. Avec son père, le Castonétois a créé Demooz en 2013, la première plateforme de consommation collaborative. Revendiquant aujourd’hui près de 200 000 membres, la plateforme permet à quiconque d’essayer un produit, chez un particulier ou Demoozer, avant d’acheter. « Notre business model repose sur un partenariat avec des marques qui équipent gratuitement certains Demoozers afin qu’ils réalisent des démonstrations », explique Geoffrey. Des marques comme Devialet, Dyson ou Sonos rémunèrent ainsi la société, soit en reversant une commission sur les ventes générées par les démonstrations à domicile, soit en payant pour que Demooz anime leurs communautés de prescripteurs.

Darwin, Macron et l'Europe tech - L'Argus de l'Assurance

jeu, 02/20/2020 - 11:30

La start-up nation n’est pas qu’un slogan. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, la France a engagé tout un programme d’accompagnement en faveur des start-up. Le secrétaire d’État chargé du Numérique, Cédric O, vient d’annoncer le déploiement régional de French tech central.

L’État entend créer un guichet unique où ces jeunes pousses auront accès à toutes les administrations et services publics, et cela sur l’ensemble du territoire. Ou du moins partout où les capitales French tech voudront bien déployer ce programme d’abord testé dans la Station F à Paris. Cette initiative intervient après le lancement du plan Next 40, en septembre dernier.

Quelque 40 start-up françaises – « les plus prometteuses » – bénéficient désormais « d’un soutien des autorités publiques, d’une promotion internationale et d’un accompagnement médiatique », ainsi que d’un engagement de financement de 6 Md€ sur trois ans par des partenaires institutionnels, dont un grand nombre d’assureurs. La France doit avoir ses licornes. Ces start-up dont la valorisation dépasse le milliard de dollars sont déjà très nombreuses outre-Atlantique, et notamment dans le secteur de l’assurance. Le Next 40 ne compte que deux assurtech, la compagnie Alan et le spécialiste de la lutte antifraude Shift Technology.

Les chiffres révèlent l’avance prise par les États-Unis, où la bagatelle de 4,15 Md$ a été investie en 2019.

Les chiffres publiés cette semaine par L’Argus révèlent l’avance prise par les États-Unis où la bagatelle de 4,15 Md$ a été investie en 2019 dans les jeunes pousses de l’assurance. Certes l’Obamacare a dopé l'investissement mais, à leur habitude, les États-Unis seraient aussi plus rudes. « L’écosystème de la Silicon Valley est darwiniste : une start-up qui ne génère pas de revenus ne peut pas survivre, contrairement à ce qui se passe en France où une start-up early stage bénéficie de subventions », expliquait récemment un investisseur français sur le site spécialisé Maddyness. Des chiffres qui renvoient aussi à une autre réalité : pour les assurtech comme pour les autres, la compétition se joue à l’échelle des continents. Seule l’Europe peut vraiment rivaliser avec les États-Unis ou l’Asie : aucun marché national n’est suffisant au développement d’une licorne ! Plus que d’une French tech, c’est d’une Europe tech dont les start-up ont besoin. Ce dont, malheureusement, Bruxelles ne semble pas convaincu pour l’instant !

La Frenchtech soutient le Néo-interim - Capital.fr

jeu, 02/20/2020 - 10:33

Publié le 20/02/2020 à 10h33

La Frenchtech soutient le Néo-interim Unsplash

Article sponsorisé par Mistertemp’

20 janvier 2020. La French Tech a dévoilé la liste des 123 entreprises les plus prometteuses de l’écosystème start-up français. Un classement attendu avec impatience par les prétendants, puisque le label FrenchTech120 offre un accompagnement sans précédent à ces jeunes pousses en hyper-croissance. L’ambition de ce programme : accélérer leur développement, pour en faire des leaders à l’international.

La sélection s’est faite sur des critères objectifs (croissance et montant de la dernière levée de fonds). Et c’est sans doute pourquoi le leader français de l'intérim digital fait partie de la promo du label FT120. Avec son positionnement qui casse les codes du secteur de travail temporaire, Mistertemp’ group affiche de belles performances : 35 000 professionnels ont été mis en poste en 2019. Objectif 2020 : 50 000.

Complètement digital et totalement humain

Tout s’est accéléré il y deux ans avec le lancement par Mistertemp’ group d’une plateforme digitale dédiée au recrutement en ligne, qui complète l’offre de terrain proposée par plus de 120 agences de proximité. Une formule inédite, face aux autres acteurs du secteur, qui sont soit des pure players, soit des réseaux d’agences. Chez Mistertemp, les candidats renseignent leur profil en ligne et reçoivent ensuite des propositions de mission intérim directement sur leur téléphone.

Les recruteurs ont eux la possibilité d’accéder en temps réel à cette base de candidats qualifiés.

Une formule qui convainc par ses performances : 70% des missions sont pourvues en moins de 24h, et une excellente fiabilité des candidats avec un taux de présence supérieur à 90%. Mistertemp’ s’attaque aujourd’hui à tous les secteurs, mais est particulièrement adapté à l’intérim dans la logistique, l’industrie, le BTP ou encore le retail.

Ce succès ne se fait pas au détriment des travailleurs, bien au contraire. Alors que les entreprises basant le modèle sur le contrat d’auto-entrepreneur comme Deliveroo et Uber semblent en difficulté, Mistertemp’ group ouvre une nouvelle voie : digitaliser sans déshumaniser, disrupter sans précariser.

Selon Alexandre Pham, co-président de Mistertemp’ group, le contrat intérim est un contrat extrêmement moderne, qui permet aux clients « une flexibilité extrême, tout en conservant des avantages sociaux pour les intérimaires ».

La digitalisation permet à son niveau une énorme fluidification des processus – les démarches administratives sont digitalisées - et des tarifs attractifs qui parlent aux acheteurs de grands groupes. L’approche humaine convainc elle les directions des ressources humaines : les candidats sont accompagnés, coachés, évalués, et les meilleurs profils sont valorisés.

Mistertemp’ group a déjà amorcé son déploiement en Italie et au Canada. L’accompagnement administratif, logistique et financier apporté par le label FT120 devrait lui permettre de se rapprocher de son objectif : devenir, dans les prochaines années, l’un des leaders européens de l’intérim.

Blockchain : comment mieux former les talents de demain ? - Maddyness

jeu, 02/20/2020 - 08:00

French Tech One Lyon Saint-Étienne participe avec trois autres villes (Passau, Milan et Bucarest) au projet européen « FIT Europe » (Future IT Leaders for a multicultural, digital Europe) visant à mieux former les talents DeepTech de demain. Une étude en ligne a notamment été lancée cet hiver afin d’identifier les défis et les besoins des startups sur quatre technologies clés : Blockchain, Robotique d’assistance, IOT et Big Data. Dans le cadre de ce projet, la French Tech One Lyon Saint-Etienne et l’INSA Lyon ont organisé en février une réunion de travail dédiée aux défis rencontrés par les entrepreneurs blockchain. Sollicitée pour mobiliser les C Levels concernés, je reviens ici sur les enseignements clés issus de cette séance de travail avec Morgan Schleidt CEO Hetchr, Victor Ducoulombier Président HUME, Olivier Nerot Directeur R&D MEETSYS, Jean-Charles Cabelguen Directeur Innovation et Marketing iExec, Juliette Campione et Virginie Delplanque de French Tech One Lyon Saint-Etienne.

Créer des passerelles entre le monde de la formation et les besoins des entreprises DeepTech

French Tech One Lyon Saint-Etienne travaille main dans la main avec l’INSA Lyon pour mieux comprendre les besoins des entrepreneurs DeepTech. L’objectif est de mettre en place les dispositifs nécessaires à la bonne formation des talents de demain sur les projets à forte valeur technologique et donc créer un meilleur transfert des compétences entre le monde académique et le monde économique. L’employabilité des diplômés et la compétitivité des éditeurs de logiciels européens est en jeu.

Il faut dire que les entrepreneurs travaillant sur les technologies IOT, AI, Big Data, Blockchain sont confrontés à des défis bien spécifiques que les acteurs traditionnels de l’enseignement supérieur et de la recherche ne partagent pas toujours.  Cette situation, si elle perdure, risque de créer des tensions sur le marché du travail du fait de la non-instantanéité de la rencontre entre l’offre et la demande. Les recrutements de profils DeepTech constituent effectivement des processus complexes et de multiples difficultés peuvent freiner leur réalisation. Ces problèmes d’appariement peuvent ainsi aboutir à des situations paradoxales où un taux de chômage significatif coexisterait avec des entreprises qui peinent pourtant à recruter ce type de talents. Quels obstacles entravent le chemin entre les profils tech fraichement diplômés et les employeurs dans le secteur de la DeepTech ? Une des raisons évoquées pourrait être l’inadéquation entre le profil des candidats et celui des emplois à pourvoir. On parle alors de skill mismatch. Cette inadéquation peut être liée à une information imparfaite sur les compétences attendues ou à un défaut de formation des personnes pour exercer les métiers en question.

C’est bien contre cette inadéquation qu’entend lutter le projet européen FIT en créant des passerelles entre le monde de la formation et les besoins des entreprises DeepTech pour que les compétences des jeunes talents formés correspondent aux attentes des entrepreneurs du secteur et à la réalité des besoins.

Lutter contre les amalgames et diffuser la philosophie blockchain

Un des premiers points de vigilance mentionné par les entrepreneurs est le besoin d’éducation autour de la blockchain. « Cette évangélisation passe notamment par une déséducation, explique Olivier Nerot, il faut décorréler la technologie blockchain des premiers cas d’usages, à savoir la cryptomonnaie. La blockchain, aujourd’hui, ce n’est pas que la crypto » explique le Directeur R&D de MEETSYS.

Lutter contre ces idées reçues implique également d’accompagner les talents de demain vers une meilleure compréhension de la philosophie inhérente aux technologies blockchain. « Avant de parler de technologie, les talents de demain doivent intégrer le changement social induit par la blockchain et les questions de gouvernance qu’elle pose » , précise Jean-Charles Cabelguen. Travailler sur des projets blockchain induit un changement de paradigme fondamental : « La blockchain créée une rupture très forte avec nos habitudes et tous les modes de gouvernance actuels » , explique le directeur innovation i-EXEC. En éliminant le besoin de confiance entre individus qui interagissent entre eux, la blockchain va en effet au-delà de la révolution technologique, car elle s’inscrit dans une véritable révolution anthropologique.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette révolution est loin d’être en marche. « 80% des demandes liées à des besoins blockchain sont mal formulées ou fantasmées par les clients » , sourit Olivier Nerot, soulignant l’effet de mode gravitant autour du mot blockchain.

Former des talents aux compétences mixtes : théoriques et opérationnelles

Travailler dans le monde de la Blockchain implique de posséder des compétences théoriques, en matière d’algorithmie distribuée pour les sujets liés à la décentralisation par exemple, mais aussi des compétences pratiques. « Le plus difficile est aujourd’hui de dénicher ce type de talents, en mesure de formaliser et de développer » , explique Sonia Ben Mokhtar, Directrice de recherche CNRS. Intensément sollicités sur les sujets blockchain, les chercheurs aux compétences théoriques doivent se rapprocher des réalités quotidiennes des entreprises pour leur être pleinement utiles. Pour ce faire, il serait pertinent d’organiser des événements de vulgarisation autour de la blockchain, rassemblant scientifiques et dirigeants, comme cela a été fait lors de l’étape lyonnaise du FinTech Tour à La Tour Incity en juin 2018. « Il n’existe malheureusement pas assez d’événements de ce type. Aujourd’hui, chacun réfléchit dans son coin : les chercheurs se retrouvent lors de congrès et les dirigeants échangent lors d’ateliers » , constate la directrice de recherche au CNRS.

Structurer un écosystème autour des acteurs clés de la blockchain

Interrogés sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien dans leur développement, les entrepreneurs n’ont pas manqué de dénoncer un manque de structuration de l’écosystème. « Je trouve qu’il est aujourd’hui compliqué d’identifier les acteurs pertinents sur les sujets blockchain et surtout de pouvoir les contacter facilement » , témoigne Morgan Schleidt, CEO de Hetchr. « J’ai rencontré la chercheuse avec qui nous collaborons au hasard des couloirs du HUB612, la structure qui nous accompagne. C’était un pur coup de chance ! » , raconte-t-il.

Les entrepreneurs présents ont conforté cette idée, proposant alors de créer une sorte d’annuaire des acteurs stratégiques et de créer un groupe d’échanges afin de créer des synergies entre les experts blockchain et favoriser les liens entre chercheurs et entrepreneurs. « Des centaines de petits groupes de discussion entre passionnés de blockchain existent sur slack mais il n’en existe pas un d’autorité étatique » , regrette Morgan Schleidt CEO Hetchr.

Améliorer la promotion des dispositifs assurant l’employabilité des chercheurs Blockchain

Dynamiser le transfert de compétences entre monde académique et monde économique passe également par une meilleure mise en relation entre les chercheurs et les entrepreneurs blockchain. Des initiatives existent en ce sens ; Citons l’association Objectif Pour l’Emploi (OPE) en partenariat avec l’Université de Lyon ou encore Pôle Emploi qui propose un dispositif sur-mesure de six mois, baptisé « Du Doctorat à l’Emploi ».

Pour Nicolas Penet, Directeur d’investissements chez SOFIMAC Innovation, « l’attractivité de la fiscalité française est un atout majeur de l’employabilité des docteurs ». Il cite les statuts de jeune entreprise innovante (JEI) et de jeune entreprise universitaire (JEU) et rappelle que les startups peuvent bénéficier d’exonérations fiscales et sociales intéressantes via notamment le CIR (Crédit Impôt Recherche) et le CII (Crédit Impôt Innovation). « Cette aide fiscale est destinée à soutenir et encourager les efforts de recherche et développement des entreprises et donc à inciter les entrepreneurs à recruter des chercheurs » , détaille le Directeur d’investissements de SOFIMAC Innovation.

Hélas, « ces initiatives pour dynamiser l’employabilité des chercheurs ne sont pas assez connues des dirigeants DeepTech »  ,souligne le CEO de Hetchr. Sonia Ben Mokhtar, Directrice de recherche CNRS, rejoint l’entrepreneur avec qui elle collabore : « Le budget du CIR est plus important que celui alloué à l’ANR [selon les prévisions de Bercy, le budget CIR devrait atteindre 6,5 milliards d’euros en 2019 alors que la dotation d’État de l’ANR pour ces programmes propres devrait culminer à 859 millions d’euros en 2019], et pourtant ces dispositifs sont trop peu expliqués et exploités par les dirigeants d’entreprises » , regrette la directrice de recherche qui valorise une réelle volonté politique tout en dénonçant le manque de communication de la part du Gouvernement sur ces dispositifs.

Œuvrer pour plus d’interdisciplinarité entre les métiers impliqués dans la blockchain

Les entrepreneurs présents lors de cette séance de brainstorming ont également soulevé l’importance d’orchestrer une meilleure interdisciplinarité entre les métiers impliqués dans la révolution blockchain, avocats et investisseurs en tête.

« Une nation qui se rêve terre de DeepTech doit tout mettre en œuvre pour faire évoluer son système de régulation, en même temps que les avancées technologiques » , insiste Morgan Schleidt, pointant du doigt une certaine latence de la part du monde législatif. La question de la conservation et de la récupération des données personnelles et les questions liées à la propriété intellectuelle se posent.

Quant aux investisseurs, les fonds privés spécialisés dans les startups DeepTech à haut risque et les investissements « capitalistiques » dans l’innovation sont encore trop rares. Pourtant, ce sont bien les VCs qui déploient des stratégies d’investissement de long terme qui favorisent l’émergence d’innovations de rupture et démultiplient la capacité innovatrice des entreprises. Mais pour ce faire, il est essentiel quel les fonds d’investissement aient en interne les compétences nécessaires pour analyser et évaluer le potentiel des startups identifiées DeepTech, à l’instar de Sofimac Innovation, Partech ou encore Seed4Soft.

Se former en continu dans un contexte d’évolution technologique perpétuelle

Enfin, les entrepreneurs ont soulevé le besoin de formation continue. « La pluralité des technologies blockchain et l’évolution extrêmement rapide de ces technologies impliquent une remise en question permanente » , explique Olivier Nerot. « La transmission des compétences dans un contexte d’évolution technologique perpétuelle oblige à une logique d’apprentissage continu. Il faut apprendre à apprendre aux jeunes talents » ,  poursuit le Directeur R&D de MEETSYS. C’est grâce à cette méthodologie pédagogique nouvelle que les talents intégreront la philosophie blockchain et seront capables de mesurer la pertinence d’une nouvelle technologie ; au-delà des simples tâches d’exécution.

En parallèle de cette étude en ligne et de ces réunions de travail qui ambitionnent de faire dialoguer les acteurs économiques et les acteurs de la formation, chacune de ces villes organisent un séminaire portant sur l’une de ces quatre technologies. Le séminaire à Lyon se déroulera en février 2021 autour de la technologie blockchain.

Mistertemp' group lauréat de la première promotion du French Tech 120 - Exclusive RH

mer, 02/19/2020 - 12:23

Le 20 janvier dernier, Mistertemp’ group, le spécialiste du recrutement et du travail temporaire, alliant puissance du digital et agences de proximité, figurait parmi les lauréats de la première promotion du French Tech 120. Une reconnaissance qui érige la start-up parmi les entreprises les plus prometteuses de l’écosystème français en 2020. Eclairage.

Déjà élue start-up de l’année en 2016 par EY/L’Express, puis Coup de Cœur du jury des Victoires de la Croissance en 2019, Mistertemp’ group poursuit son ascension en intégrant, en ce début d’année, le French Tech 120, un programme dédié aux start-ups en phase d’hyper-croissance. Rien d’étonnant, au vu des résultats du leader de l’intérim digital qui recense plus de 720 000 candidats dans son vivier de talents et compte plus de 5000 clients (Orange, Carrefour, Colas…).
« En 2019, nous avons fait travailler plus de 35 000 personnes. En 2020, nous en visons 50 000. Un objectif porté par notre plateforme mais aussi par notre réseau de proximité (Aquila RH, Lynx RH et Vitalis Medical) constitué de 120 agences. Un relais local qui offre à nos clients l’opportunité de nous rencontrer, de faire passer des tests techniques, sur place, aux candidats… Nos clients peuvent opter en fonction de leur besoin soit pour du 100 % digital, soit pour une approche de proximité. Et ce à des prix extrêmement attractifs », commente Alexandre Pham, co-président de Mistertemp’ group.
Véritables forces de frappe, ces deux piliers qui allient une technologie de pointe à un accompagnement personnalisé de proximité, constituent ainsi l’ADN de la start-up qui répond aux attentes de ses clients et s’attelle à valoriser le parcours et la personnalité de chaque candidat.
Présent dans toute la France, le groupe propose des missions d’intérim à Paris, à Marseille, Toulouse, Bordeaux, mais également dans de nombreuses zones rurales.

Mistertemp’ group table sur 200 agences en 2022

En effet, là où le marché de l’intérim est parfois montré du doigt pour son manque de pertinence entre une mission dans une entreprise et un candidat, Mistertemp’ ne lâche rien et surtout pas ce dernier.
« L’humain est au cœur de nos préoccupations. Nous cherchons vraiment à valoriser les expériences de nos candidats via un système de recommandation mis en place sur notre plateforme. Nous valorisons leurs compétences, mais aussi leurs qualités comportementales. Les soft skills étant aujourd’hui, l’un des enjeux majeurs dans le secteur du recrutement », précise Alexandre Pham.
Une démarche personnalisée encline à un matching extrêmement précis qui voit 72 % des offres pourvues dans les 24h. En outre, parmi ses autres gages d’efficacité, Mistertemp’ ajoute la digitalisation des processus administratifs (inscription, relevés d’heures…) qui fait gagner un temps considérable à ses clients.
« Après nous être lancés sur le marché canadien, puis italien, nous ouvrirons en France, en 2020, 30 nouvelles agences et ambitionnons d’en compter 200 en 2022 », conclut le co-président du groupe. Avec un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros en 2019 (dont 60 millions sur le digital) et de belles perspectives de croissance, Mistertemp’ group mérite pleinement son label French Tech 120.

Pauline Soutrenon (Comongo) : femme de #frenchtech et chercheuse - Revue Passages

lun, 02/17/2020 - 14:42

Pauline Soutrenon est directrice de recherche, et associée, de la start-up grenobloise Comongo, spécialisée dans l’analyse sémantique des données. En parallèle à ses occupations professionnelles, cette chercheuse en traitement automatique des langues (TAL) termine actuellement sa thèse à l’Université Grenoble Alpes. Dans un univers des nouvelles technologies encore très largement masculin, Pauline Soutrenon a imposé ses compétences pour développer et bâtir un outil unique au monde d’analyse de micro-corpus de ressenti utilisant l’intelligence artificielle au service de la stratégie d’entreprise : Comonimage. Rencontre.

Revue Passages : Bonjour Pauline, pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours ?

Pauline Soutrenon : Bonjour. Au départ, j’ai un profil plutôt littéraire. Je ne suis pas du tout issue du monde de la technologie. J’ai commencé mes études par une licence de linguistique car je voulais devenir orthophoniste. En dernière année de licence, j’ai pris mes premiers cours de programmation informatique. C’est ça qui m’a poussé à m’orienter ensuite vers un Master Industries de la Langue, qui mêlait justement linguistique et informatique. Je me suis progressivement mise à la programmation, ce qui représentait un défi pour moi car il y a toute une logique derrière que je ne connaissais pas. Mais mon master m’a donné des compétences doubles en linguistique et en informatique qui m’ont permis de m’orienter vers le monde des nouvelles technologies. Le but pour moi d’apprendre modéliser et à pouvoir communiquer avec des informaticiens. Mais, j’insiste sur ce point, je ne suis pas une informaticienne.

R. P : Et comment vous êtes-vous embarquée dans l’aventure Comongo ?

P. S : J’ai rencontré Stéphane (Labartino, le fondateur et président de Comongo, Ndlr) en deuxième année de Master, à une époque où je me demandais si je voulais faire une thèse. Mon professeur m’a parlé du projet de Stéphane au moment où je commençais à réfléchir à l’idée de faire une thèse CIFRE (des thèses destinées au développement de la recherche en entreprise). Ça m’a tout de suite plu car je ne voulais pas être uniquement dans un laboratoire, et je cherchais une expérience de recherche plus cadrée en entreprise. J’étais intéressée par le côté applicatif, mais également par le fait de pouvoir rencontrer des clients. Stéphane avait une idée très précise de ce qu’il voulait faire. Il nous l’a expliquée et ça m’a tout de suite intéressée, d’autant plus que je n’avais aucune connaissance en sciences de la communication. On a discuté pour voir ce qu’on pouvait s’apporter mutuellement et on est vite arrivés à la conclusion qu’il y avait beaucoup de choses à faire. J’ai commencé comme stagiaire, puis j’ai poursuivi par une thèse et au bout d’un an, Stéphane m’a proposé de m’associer. Je n’ai pas réfléchi longtemps. C’était une opportunité incroyable. Nos compétences étaient et sont toujours fortement complémentaires. Au départ, je connaissais très peu de choses en sciences de l’information, et j’apportais mes compétences en matière de linguistique et informatique. Au final, tout ça s’est mêlé et Comongo se trouve à la croisée de toutes ces disciplines. Cela rend la recherche super intéressante.

R. P : quelles sont vos principales missions au sein de Comongo ?

P. S : Dès mes débuts chez Comongo, et notamment lors de mon stage, j’ai commencé à créer les outils qui sont par la suite devenus Comonimage (le logiciel d’analyse sémantique développé en exclusivité par les équipes de Comongo, Ndlr.). Ma première mission a été de bâtir un prototype de collecte de données (questionnaire) qui nous a permis de mener toute une série d’études pilote. C’était en 2018. Aujourd’hui, toute cette méthodologie a été industrialisée grâce à ce travail en amont et à notre compréhension de ce qui marchait et de ce qui ne marchait pas. Nous avons développé Comonimage en travaillant à la fois sur le questionnaire, sur la précision de l’analyse sémantique de notre outil, et sur l’ergonomie générale de Comonimage qui a vocation à être pris en main par des utilisateurs finaux (les clients de Comongo, Ndlr.) qui ne sont pas des informaticiens. Je suis donc en charge, avec Stéphane, de toutes ces composantes, mais j’interviens également à ses côtés lors des restitutions d’études auprès de nos clients. J’apprécie d’ailleurs beaucoup entendre leurs retours pour y chercher des pistes d’amélioration et voir ce qui les surprend. Je remarque d’ailleurs que si les retours clients sont très différents d’une étude à l’autre, certains découvrant des choses et d’autres validant leurs intuitions, ils veulent quasiment tous savoir en priorité quels points de rejet, d’adhésion, ou quelles attentes le diagnostic va souligner, et quels axes d’amélioration cela va susciter. Lors de ces séances de restitution, j’interviens aussi pour leur expliquer certains de nos choix et notre méthodologie afin de les aider à s’approprier totalement le résultat de l’étude.

R. P : Et vous faites tout ça en préparant votre thèse de doctorat.

P. S : En effet. J’ai commencé ma thèse en novembre 2017 en parallèle à mon travail chez Comongo. Comme tout chercheur j’ai débuté par l’état de l’art et j’ai donc beaucoup lu pour prendre connaissance des recherches récentes sur la question de l’analyse sémantique. Ce n’est pas évident de mener de front la thèse et le travail en entreprise, mais c’est passionnant d’avancer en même temps sur le développement de mon travail de recherche et au sein d’une entreprise en pleine croissance. De plus, ce sont mes compétences et mes connaissances de chercheuse qui me permettent d’être performante dans mon travail de recherche & développement chez Comongo. Si cela représente beaucoup de travail, c’est également source d’excitation car il y a encore beaucoup de marge de progression et d’améliorations à faire pour rendre notre produit plus performant.

R. P : La tech reste un monde essentiellement masculin. Voyez-vous des évolutions vers une féminisation de ces professions ?

P. S : Je suis globalement assez optimiste. J’ai l’impression que les choses évoluent dans le bon sens pour les femmes dans la tech. A titre d’exemple, un peu plus de la moitié des effectifs de mon Master étaient des filles.. Je ne sais pas dire si cela rend compte d’une tendance de fond et d’une féminisation en cours des métiers de la technologie et des sciences de l’information, mais c’est la réalité à laquelle j’ai été confrontée. On ne peut qu’espérer que le changement générationnel entraine une évolution des mentalités.

R. P : On oppose souvent le Big Data à la Beautiful Data que vous développez chez Comongo. Pouvez-vous nous expliquer ces concepts et votre position sur la question ?

P. S : Le Big Data, dont on parle beaucoup, est la capacité d’analyser une multitude de données disponibles en ligne pour en tirer des enseignements et des tendances générales. C’est sur la base de ce type de technologie que des moteurs de recherche comme Google parviennent à obtenir des résultats d’une grande précision en moulinant en quelques microsecondes la totalité des données référencées en ligne. La Beautiful Data, que nous développons chez Comongo part de la logique inverse. Plutôt que de scanner une infinité de données non triées, nous faisons le choix de la sélection de données ciblées et pertinentes pour répondre aux enjeux spécifiques de nos clients et à leur environnement. C’est une approche plus qualitative que quantitative qui répond à nos besoins de contextualisation de l’information à traiter. Pour autant, à force de travailler sur le sujet, je réalise qu’il n’y a pas d’opposition frontale entre Big Data et Beautiful Data. Il y a des méthodes efficaces pour traiter beaucoup de données, et nous, on propose une autre méthode pour traiter des données plus réduites et plus ciblées. Si on applique la méthodologie du Big Data à nos corpus, cela ne donne pas de résultats concluants. C’est la raison pour laquelle on a été obligés d’inventer notre propre méthodologie. Stéphane avait conçu cette méthodologie, et moi je lui ai donné les outils informatiques pour l’industrialiser le traitement de données afin de gagner en vitesse et en efficacité. En clair, notre méthodologie fonctionne pour répondre aux besoins spécifiques de nos clients.

Montpellier. News French Tech : les medtech se distinguent - actu.fr

lun, 02/17/2020 - 12:16
Trois medtech montpelliéraines à l’honneur cette semaine : Intrasense (imagerie médicale), Quantum (robot médical) et Cilcare (R&D spécialisée dans l'audition).

Publié le 17 Fév 20 à 12:16

Pour Cilcare et ses trois fondatrices (Celia Belline, Marie-Pierre Pasdelou et Sylvie Pucheu), l'heure est au regroupement à MontpellierPour Cilcare et ses trois fondatrices (Celia Belline, Marie-Pierre Pasdelou et Sylvie Pucheu), l’heure est au regroupement dans un grand bioparc à Montpellier (©dr)CILcare, retour en force sur un bioparc

Société de services en R&D entièrement spécialisée dans l’audition et leader mondial dans ce domaine, CILcare, présent sur plusieurs sites dans le sud de la France et à Boston (grâce à un partenariat avec CBSET, un institut de recherche lié au MIT) annonce son regroupement sur un bioparc à Montpellier : « les nouveaux laboratoires et bureaux vont nous permettre d’accroître notre capacité de R&D, afin de mieux répondre à la demande croissante d’externalisation de l’innovation dans le secteur des pathologies de l’audition », annonce la société, créée en juillet 2014 par trois cadres de Sanofi, Celia Belline, Marie-Pierre Pasdelou et Sylvie Pucheu, et forte d’une expertise unique dans le développement de produits ciblant la surdité, les acouphènes, et les otites.

Une cinquantaine de clients (dont des laboratoires) ont déjà fait appel à l’expertise de CILcare : « Cette expansion va nous permettre d’augmenter significativement le volume d’études pharmacologiques avec des équipements de pointe pour répondre à la demande croissante de sous-traitance dans le développement de médicament», précise la MedTech.

> A savoir : la perte d’audition en progression… Si cette pathologie touche aujourd’hui 466 millions de personnes dans le monde, elle en touchera plus d’un milliard en 2050 selon les estimations de l’OMS. Or, il n’existe encore aucun médicament pour les maladies de l’oreille interne. Des centaines de candidats-médicaments sont en cours de développement, et la mission de CILcare est de contribuer au succès de ces médicaments.

Bertin Nahum annonce un partenariat avec l'AP-HP pour un projet de recherche sur l'iA dans le traitement non-invasif du cancer  Bertin Nahum annonce un partenariat avec l’AP-HP pour un projet de recherche sur l’iA dans le traitement non-invasif du cancer (©Mario Sinistaj)Quantum Surgical partenariat de l’AP-HP

Spécialisée en robotique médicale, Quantum Surgical, créée par le montpelliérain Bertin Nahum, a signé un partenariat avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (l’AP-HP gère 39 CHU en Ile-de-France) pour mener un projet de recherche en IA dans le traitement précoce du cancer.

« Nous collaborons avec l’équipe du professeur Valérie Vilgrain, chef du service de radiologie de l’hôpital Beaujon pour développer une future solution robotique », indique Bertin Nahum : « Il s’agit d’un étude réalisée à partir des données de santé des patients admis à l’AP-HP pour une destruction de tumeur hépatique ».

Cette collaboration permet à Quantum Surgical d’accéder aux données de l’AP-HP pour développer et évaluer, avec les médecins radiologues, des algorithmes d’IA en vue de faciliter les traitements mini-invasifs du cancer du foie. « La recherche en IA est une excellente opportunité pour favoriser les collaborations académique/industrie », témoigne le Professeur Valérie Vilgrain.

Lire aussi : Montpellier. Start-up : 2 M€ pour Quantum Surgical et Bertin Nahum

Le spécialiste de l'imagerie médicale, qui revient à la croissance, annonce des partenariats stratégiques en 2020 Le spécialiste de l’imagerie médicale, qui revient à la croissance, annonce des partenariats stratégiques en 2020 (©dr)Intrasense : la rentabilité retrouvée en 2019

Le spécialiste européen des solutions logicielles d’imagerie médicale et concepteur des solutions Myrian® confirme, par la voix de son directeur général Nicolas Reymond, « avoir franchi une étape décisive avec un Chiffre d’affaires en hausse de 10,6% à 3,4 M€ et un résultat net positif de 67 0000 €…

Ces bons résultats 2019 sont le fruit du positionnement clair de la société sur un marché de l’imagerie médicale en plein bouleversement, sur lequel il est nécessaire d’allier approche clinique et progrès technologiques », commente le dirigeant qui annonce que 2020 sera pour Intrasense « l’année de l’innovation, en accélérant en effet le virage de l’IA que nous avons fait prendre à Myrian. Pour cela, des partenariats stratégiques clés seront indispensables ».

À propos d’Intrasense : créée en 2004, labellisée « entreprise innovante » par la BPI, la medtech a consacré plus de 10 M€ à la R&D pour développer Myrian®, une solution de traitement d’image universelle intégrable dans tous les systèmes d’information de santé. L’outil peut lire tout type d’images (IRM, scanner…) et faciliter ainsi le diagnostic, la prise de décision et le suivi thérapeutique. Intrasense équipe à ce jour plus de 1 000 établissements de santé dans une quarantaine de pays.

Lire aussi : Montpellier : Intrasense lève 3,5 M€ sur trois ans

French Tech 120: créer des start-ups milliardaires, y a plus qu'à... - France Soir

lun, 02/17/2020 - 08:35

<g data-name="Layer 11" id="Layer_11"><path class="cls-1" d="M16,5A11,11,0,1,0,27,16,11,11,0,0,0,16,5Zm0,20a9,9,0,1,1,9-9A9,9,0,0,1,16,25Z"/><polygon class="cls-1" points="15 15 9.33 15 9.33 17 17 17 17 8.83 15 8.83 15 15"/></g></svg> Publié le 17/02/2020 à 08:35 - Mise à jour à 08:43</div> </div> <div class="panel-pane pane-entity-field pane-node-field-images" > <div class="field field-name-field-images field-type-entityreference field-label-hidden"> <div class="field-items"> <div class="field-item"><div about="/les-french-tech-days-palais-de-lelysee-septembre-2019" typeof="sioc:Item foaf:Document" class="ds-1col node node-image view-mode-default clearfix"> <div class="field field-name-field-mise-en-avant-principale field-type-imagefield-crop field-label-hidden"> <div class="field-items"> <div class="field-item"><img typeof="foaf:Image" src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/french_tech_field_mise_en_avant_principale_1.jpg" width="1111" height="739" alt="" /></div> </div> </div> <div class="field field-name-field-cr-dits field-type-text field-label-hidden"> <div class="field-items"> <div class="field-item">ludovic MARIN / AFP</div> </div> </div> </div> </div> </div> </div> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-3" > <style> .socialb_tg { float:left; list-style-type: none; padding-right: 3px; } </style> <div style="font-size:1.1em; float: left; font-weight:600; padding-left: 20px; padding-right: 7px; padding-top:15px;"> PARTAGER :</div> <div style="clear: both; display: inline-block;"> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-facebook" href="https://www.facebook.com/sharer.php?u=http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les&t=French+Tech+120%3A+cr%C3%A9er+des+start-ups+milliardaires%2C+y+a+plus+qu%27%C3%A0...++ " target="_blank" rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/facebook_circle_color_tg.png"> </a> </li> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-twitter" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=French+Tech+120%3A+cr%C3%A9er+des+start-ups+milliardaires%2C+y+a+plus+qu%27%C3%A0...++&url=http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les " target="_blank" rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/twitter_circle_color_tg.png"> </a> </li> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-linkedin" href="https://www.linkedin.com/shareArticle?url=http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les " target="_blank" rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/linkedin_circle_color_tg.png"> </a> </li> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-mail" href="mailto:?subject=Francesoir.fr : French Tech 120: créer des start-ups milliardaires, y a plus qu'à... &body=French Tech 120: créer des start-ups milliardaires, y a plus qu'à... - Article de Francesoir.fr - http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les " rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/mail-icone-social-tg.png"> </a> </li> </div> <div style="clear: both; margin-top:7px;"> <div style="float:left; margin-right:10px;"><p style="" class="author">Auteur(s): <span style="font-weight:600; ">France-Soir</span></p></div> </div> </div> <div class="panel-pane pane-block pane-text-resize-0 pane-text-resize" > <a href="javascript:;" class="changer" id="text_resize_decrease"><sup>-</sup>A</a> <a href="javascript:;" class="changer" id="text_resize_increase"><sup>+</sup>A</a><div id="text_resize_clear"></div> </div> <div class="panel-pane pane-node-body" > <div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"> <div class="field-items"> <div class="field-item" property="content:encoded"><p><strong>En annonçant le lancement officiel de la French Tech 120, le gouvernement entend bien faire de la France la nation des start-ups et de la nouvelle économie. Un pari ambitieux.</strong></p> <p>Le président de la République l’avait annoncé alors qu’il était candidat: le soutien aux start-ups les plus innovantes était une de ses priorités. En septembre dernier, Emmanuel Macron se félicitait de la très forte progression des levées de fonds dédiées aux start-ups (plus de 5 milliards d’euros en 2019 contre 2.7 milliards en 2017) mais soulignait la nécessité d’accélérer afin de récupérer le retard pris par rapport à d’autres pays européens et bien évidemment par rapport aux Etats Unis.</p> <p> </p> <blockquote><p><strong>A lire aussi: <a href="http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/escroquerie-au-crowdfundig-le-patron-une-start-francaise-en-prison" target="_blank">Escroquerie au crowdfundig: le patron d'une start-up française en prison</a></strong></p> </blockquote> <p><strong>Start-ups les plus prometteuses </strong></p> <p>Le 18 septembre 2019, il annonçait la création de Next 40, regroupant les 40 start-ups françaises les plus prometteuses et annonçait le lancement de la <strong>French Tech 120</strong> au début de l’année 2020. Début janvier, Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du numérique, dévoilait l’identité des 83 entreprises rejoignant celles déjà intégrées au Next 40.</p> <p><strong>Accompagner les start-ups les plus prometteuses </strong></p> <p>L’objectif se veut simple, dans l'énoncé en tous cas: <strong>faire de ces entreprises des «leaders de rang mondial</strong>». Pour y parvenir, des critères objectifs ont été définis. La valorisation de l’entreprise, le montant des levées de fonds, le niveau de chiffre d’affaires et les chiffres de la croissance, … On retrouve donc les mêmes critères que pour le Next 40, qui concernait uniquement les licornes (une valorisation supérieure à un milliard) ou les start-ups enregistrant une croissance supérieure à 30 %.</p> <p>La sélection a été rude, et désormais les entreprises de la French Tech 120 bénéficieront, pendant un an, d’un accompagnement personnalisé sur tous les plans (financement, développement international, recrutement, accès aux marchés, réglementations et stratégie).</p> <blockquote><p><strong>A lire aussi: <a href="http://www.francesoir.fr/tendances-eco-monde/en-inde-une-start-propose-de-faire-la-queue-la-banque-votre-place" target="_blank">En Inde, une start-up propose de faire la queue à la banque à votre place</a></strong></p> </blockquote> </div> </div> </div> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-4" > <div style="font-size:1.6em; padding-left:20px; padding-top:10px;"><p>Auteur(s): <strong>France-Soir</strong></p></div> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-5" > <script async src="https://pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js"></script> <!-- pave natif bas article 1st call (en dur) --> <ins class="adsbygoogle" style="display:block" data-ad-client="ca-pub-8573675232485793" data-ad-slot="9759949456" data-ad-format="auto" data-full-width-responsive="true"></ins> <script> (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); </script> <br> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-6" > <div style="font-size:1.3em; font-weight:600; float: none; padding-left: 20px; padding-right: 7px; padding-top:0px;"> PARTAGER CET ARTICLE :</div> <div style="clear: both; padding-left: 20px; display: inline-block;"> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-facebook" href="https://www.facebook.com/sharer.php?u=http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les&t=French+Tech+120%3A+cr%C3%A9er+des+start-ups+milliardaires%2C+y+a+plus+qu%27%C3%A0...++ " target="_blank" rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/facebook_circle_color_tg.png"> </a> </li> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-twitter" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=French+Tech+120%3A+cr%C3%A9er+des+start-ups+milliardaires%2C+y+a+plus+qu%27%C3%A0...++&url=http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les " target="_blank" rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/twitter_circle_color_tg.png"> </a> </li> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-linkedin" href="https://www.linkedin.com/shareArticle?url=http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les " target="_blank" rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/linkedin_circle_color_tg.png"> </a> </li> <li class="socialb_tg"> <a class="btn-icon btn-mail" href="mailto:?subject=Francesoir.fr : French Tech 120: créer des start-ups milliardaires, y a plus qu'à... &body=French Tech 120: créer des start-ups milliardaires, y a plus qu'à... - Article de Francesoir.fr - http%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fsociete-economie%2Fla-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les " rel="nofollow"> <img src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/mail-icone-social-tg.png"> </a> </li> <br> </div> </p><p></div> <div class="panel-pane pane-entity-field pane-node-field-mots-cles element-invisible" > <div class="field field-name-field-mots-cles field-type-taxonomy-term-reference field-label-hidden"> <div class="field-items"> <div class="field-item"><a href="/tags/french-tech" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">French tech</a></div> <div class="field-item"><a href="/tags/start" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Start-up</a></div> <div class="field-item"><a href="/tags/licorne" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Licorne</a></div> </div> </div> </div> <div class="panel-pane pane-entity-field pane-node-field-l-gende-de-l-image" > <div class="field field-name-field-l-gende-de-l-image field-type-text field-label-hidden"> <div class="field-items"> <div class="field-item">Les French Tech Days en septembre 2019, lancement officiel pour la French Tech 120</div> </div> </div> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-7" > <div align="center" style="margin-top:20px;; margin-bottom:30px; padding:8px; background-color:#CC0000"> <a style="font-size:1.3em; color:#fff; text-decoration:none;" href="http://www.francesoir.fr/info-en-direct">EN DIRECT - Les derniers articles en temps réel >></a> </div> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-8" > <div align="center"> <div id="ultimedia_wrapper"></div> <script type="text/javascript"> if (navigator.userAgent.match(/Mobile/i) || navigator.userAgent.match(/Android/i) || navigator.userAgent.match(/Silk/i) || navigator.userAgent.match(/iPhone/i) || navigator.userAgent.match(/iPad/i) || navigator.userAgent.match(/Kindle/i) || navigator.userAgent.match(/BlackBerry/i) || navigator.userAgent.match(/Opera Mini/i) || navigator.userAgent.match(/Opera Mobi/i)) { var ULTIMEDIA_mdtk = "01775701"; } else { var ULTIMEDIA_mdtk = "01460692"; } var ULTIMEDIA_date = "20200217"; var ULTIMEDIA_target = 'ultimedia_wrapper'; var ULTIMEDIA_async = false; </script> <script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/js/common/smart.js"></script> </div> </div> </div> </div> <div class="row-item"> <div class='panel-panel right col-sm-4 col-md-4 col-lg-4'><div class="panel-pane pane-views-panes pane-actualites-panel-pane-1" > <div class="view view-actualites view-id-actualites view-display-id-panel_pane_1 panel-actu view-dom-id-4e48dafc5e045f075ead9e5adb0da382"> <div class="view-header"> <h3>Fil d'actualités Société</h3> <style> <!--/*--><![CDATA[/* ><!--*/ .panel-actu .views-field-title .field-content a { font-weight: 600; } .titre-fil-actu-hp span { padding:0px; margin:0px; } .lien_rub_home_fil_actu a { color:#333;} .panel-actu .views-field-changed { font-weight: 400; color: #3c4041; } /*--><!]]>*/ </style> </div> <div class="view-content"> <div class="item-list"> <ol> <li class="views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first"> <div class="views-field views-field-changed"> <span class="field-content lien_rub_home_fil_actu">19/02 à 08:38 - <a href="/rubrique/faits-divers" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Faits Divers</a></span> </div> <div class="views-field views-field-title"> <span class="field-content titre-fil-actu-hp"><a href="/societe-faits-divers/vers-le-premier-maire-centenaire-de-france-aux-prochaines-elections-municipales">Marcel Berthomé: le premier maire centenaire? </a></span> </div></li> <li class="views-row views-row-2 views-row-even"> <div class="views-field views-field-changed"> <span class="field-content lien_rub_home_fil_actu">18/02 à 18:10 - <a href="/rubrique/faits-divers" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Faits Divers</a></span> </div> <div class="views-field views-field-title"> <span class="field-content titre-fil-actu-hp"><a href="/societe-faits-divers/quand-le-site-de-la-famille-royale-renvoie-vers-du-porno">Et maintenant, du porno chinois à Buckingham, à qui la faute? </a></span> </div></li> <li class="views-row views-row-3 views-row-odd"> <div class="views-field views-field-changed"> <span class="field-content lien_rub_home_fil_actu">18/02 à 15:16 - <a href="/rubrique/transport" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Transport</a></span> </div> <div class="views-field views-field-title"> <span class="field-content titre-fil-actu-hp"><a href="/societe-transport/greve-du-20-fevrier-le-trafic-ratp-et-sncf-perturbes-par-la-mobilisation">Grève du 20 février : le trafic RATP et SNCF perturbé par la mobilisation interprofessionnelle ?</a></span> </div></li> <li class="views-row views-row-4 views-row-even"> <div class="views-field views-field-changed"> <span class="field-content lien_rub_home_fil_actu">18/02 à 12:28 - <a href="/rubrique/science-tech" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Science & Tech.</a></span> </div> <div class="views-field views-field-title"> <span class="field-content titre-fil-actu-hp"><a href="/societe-science-tech/fini-le-cauchemar-des-spams-la-start-mine-nettoie-votre-boite-e-mail">Cauchemar des spams, "Mine" nettoie votre boîte e-mail</a></span> </div></li> <li class="views-row views-row-5 views-row-odd"> <div class="views-field views-field-changed"> <span class="field-content lien_rub_home_fil_actu">18/02 à 11:01 - <a href="/rubrique/faits-divers" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Faits Divers</a></span> </div> <div class="views-field views-field-title"> <span class="field-content titre-fil-actu-hp"><a href="/societe-faits-divers/un-homme-vire-manu-militari-de-son-propre-mariage">Le marié est viré manu militari de la fête</a></span> </div></li> <li class="views-row views-row-6 views-row-even views-row-last"> <div class="views-field views-field-changed"> <span class="field-content lien_rub_home_fil_actu">18/02 à 10:25 - <a href="/rubrique/environnement" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Environnement</a></span> </div> <div class="views-field views-field-title"> <span class="field-content titre-fil-actu-hp"><a href="/societe-environnement/des-fermes-urbaines-dans-cent-quartiers-prioritaires"> Fruits et légumes vont pousser sur le toit de l'immeuble!</a></span> </div></li> </ol></div> </div> </div> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-9" > <br> <div id='pave-atf'> <script> googletag.cmd.push(function() { googletag.display('pave-atf'); }); </script> </div> <br> </div> <div class="panel-pane pane-custom pane-10" > <div class="OUTBRAIN" data-src="http://www.francesoir.fr/societe-economie/la-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les" data-widget-id="SB_1" data-ob-template="FranceSoir"></div> <script type="text/javascript" async="async" src="http://widgets.outbrain.com/outbrain.js"></script> </div> </div> </div> </div> <div class="row"> <div class="row-item"> <div class="panel-pane pane-custom pane-1" > <div class="OUTBRAIN" data-src="http://www.francesoir.fr/societe-economie/la-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les" data-widget-id="AR_1" data-ob-template="FranceSoir"></div> <script type="text/javascript" async="async" src="http://widgets.outbrain.com/outbrain.js"></script> <div class="OUTBRAIN" data-src="http://www.francesoir.fr/societe-economie/la-french-tech-120-pour-faire-de-la-france-une-terre-de-predilection-pour-les" data-widget-id="TR_1"></div> <script type="text/javascript" async="async" src="//widgets.outbrain.com/outbrain.js"></script> </div> </div> </div> </div> <div id="block-block-30" class="block block-block odd"> <div id='inread'> <script> googletag.cmd.push(function() { googletag.display('inread'); }); </script> </div> </div> <div id="block-block-28" class="block block-block last even"> <div id='habillage'> <script> googletag.cmd.push(function() { googletag.display('habillage'); }); </script> </div> </div> </div> </div> <footer id="footer" class="region region-footer"> <div id="block-block-15" class="block block-block first odd"> <!-- Twitter --> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <!-- Facebook --> <script>(function(d, s, id) { var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0]; if (d.getElementById(id)) return; js = d.createElement(s); js.id = id; js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&version=v2.3"; fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);}(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script> <!-- Google+ <script type="text/javascript" src="https://apis.google.com/js/plusone.js"></script> --> <!-- Instagram --> <script async defer src="//platform.instagram.com/en_US/embeds.js"></script> </div> <div id="block-block-31" class="block block-block last even"> <style type="text/css"> .block_footer_tg {padding:10px;} .link_not_ul {text-decoration:none;} @media only screen and (min-width:769px) { .tgleft { float:left; width:33%; font-size:14px; } .block_footer_tg { padding:10px; margin-left:30px; width:100%; } } @media only screen and (max-width:768px) { .tgleft{float:none; width:100%; font-size:14px;} } </style> <div style="border-top: 3px solid #CC0000; clear:both; display:block;"> <div align="center" style="margin-top:10px;"> <div style="max-width: 1125px;"> <div align="left" class="tgleft"><div class="block_footer_tg"> <style> .footer-ul-menu-css-tg {margin-top:2px; font-size:0.85em; } .footer-sous-menu-css-tg { list-style-type: none;} </style> <div style="font-size:14px;"><strong>Les Rubriques <a class="link_not_ul" href="/">FranceSoir</a></strong></div> <table style="margin: 0px; margin-top:5px; " width="100%" cellpadding="5"><tr valign="top"><td> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/politique" title="Politique" class="menu__link">Politique</a> <ul class="footer-ul-menu-css-tg"> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/france" title="France" class="menu__link">France</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/monde" title="Monde" class="menu__link">Monde</a></li> </ul></li> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/societe" title="Société" class="menu__link">Société</a> <ul class="footer-ul-menu-css-tg"> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/sante" title="Santé" class="menu__link">Santé</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/environnement" title="Environnement" class="menu__link">Environnement</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/emploi" title="Emploi" class="menu__link">Emploi</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/transport" title="Transport" class="menu__link">Transport</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/science-tech" title="Science & Tech." class="menu__link">Science & Tech.</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/faits-divers" title="Faits Divers" class="menu__link">Faits Divers</a></li> </ul></li> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/tendances-eco" title="Tendances Eco" class="menu__link">Tendances Eco</a> <ul class="footer-ul-menu-css-tg" style="display: block;"> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/monde-0" title="Monde" class="menu__link">Monde</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/france-0" title="France" class="menu__link">France</a></li> </ul></li> </td><td></td><td> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/culture" title="Culture" class="menu__link">Culture</a> <ul class="footer-ul-menu-css-tg"> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/cinema" title="Cinéma" class="menu__link">Cinéma</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/art-expo" title="Art & Expo" class="menu__link">Art & Expo</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/medias" title="Médias" class="menu__link">Médias</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/celebrites" title="Célébrités" class="menu__link">Célébrités</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/livres" title="Livres" class="menu__link">Livres</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/musique" title="Musique" class="menu__link">Musique</a></li> </ul></li> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/lifestyle" title="Lifestyle" class="menu__link">Lifestyle</a> <ul class="footer-ul-menu-css-tg"> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/shopping" title="Shopping" class="menu__link">Shopping</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/tourisme" title="Tourisme" class="menu__link">Tourisme</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/vie-quotidienne" title="Vie Quotidienne" class="menu__link">Vie Quotidienne</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/bien-etre" title="Bien-être" class="menu__link">Bien-être</a></li> <li class="footer-sous-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/gastronomie" title="Gastronomie" class="menu__link">Gastronomie</a></li> </ul></li> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/rubrique/actualites" title="Dernières Actualités" class="menu__link">Dernières Actus</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"><a class="link_not_ul" href="/dossier/all" title="En Coopération - Les contributeurs France Soir" class="menu__link">En Coop'</a></li> </td></tr></table> </div></div> <div align="left" class="tgleft"><div class="block_footer_tg" style="font-size:14px; line-height: 1.4em;"> <div style="margin-bottom:5px;"><strong>Archives FranceSoir</strong></div> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/nous-contacter"> Archives Papier 1944-2011</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" target="_blank" href="http://archive.francesoir.fr/actualite/index.html"> Archives Online 2012-2014</a></li> <br> <div style="margin-bottom:5px;"><strong>Services</strong></div> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/theme/regions-villes-de-france"> Actualités par Villes / Régions</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/info-trafic/ratp/metro/toutes-les-lignes"> L'info Trafic du Métro à Paris</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/info-trafic/ratp/rer/toutes-les-lignes"> L'info Trafic du RER à Paris</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/francesoir-services-rss-et-application-news-mobile.html"> Flux RSS FranceSoir</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/nous-contacter"> Publicité / Partenariat</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/nous-contacter"> Recrutement / Stage</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a class="link_not_ul" href="/conditions-generales-dutilisation"> Conditions Générales d'Utilisation</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a href="#" class="link_not_ul" onclick="window.__cmp('displayConsentUi');"> Paramétres de Confidentialité</a></li> <br> <div style="margin-bottom:5px;"><strong>Partenaires</strong></div> <li class="footer-menu-css-tg"> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" target="_blank" href="https://www.oxalide.com/oxalide_client/francesoir/"> Oxalide - Hébergement en France</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" target="_blank" href="https://www.afp.com/fr/lagence/propos/lafp-en-chiffres"> Agence France Presse</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" target="_blank" href="http://www.proarchives-systemes.fr/"> Pro Archives Systèmes</a></li> <li class="footer-menu-css-tg"> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" target="_blank" href="http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb412395155"> Bibliothèque Nationale de France</a><br> </li> <br> </div></div> <div align="left" class="tgleft"> <div class="block_footer_tg" style="font-size:16px;" > <div style="margin-bottom:0px; font-size:14px;"><strong>Communiquez avec FranceSoir</strong></div><br> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" href="https://www.facebook.com/FranceSoir/" title="Suivez la Page FaceBook FranceSoir..." target="_blank"> <table cellpadding="5" style="margin: 0px;"><tr><td> <img align="middle" src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/facebook-francesoir.png"> </td><td> + 100 000 Fans<br> <span>Rejoignez-nous sur Facebook</span> </td></tr></table> </a> <br> <a rel="nofollow" class="link_not_ul" href="http://twitter.com/france_soir" title="Suivez le compte Twitter FranceSoir..." target="_blank"> <table cellpadding="5" style="margin: 0px;"><tr><td> <img align="middle" src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/twitter-francesoir.png"> </td><td> + 18 000 Followers</a><br> <span>Rejoignez-nous sur Twitter</span> </td></tr></table> </a> <br> <a class="link_not_ul" href="/nous-contacter"> <table cellpadding="5" style="margin: 0px;"><tr><td> <img align="middle" src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/mail-francesoir.png"> </td><td> Contacter FranceSoir</a><br> <span>Envoyez-nous un Message</span> </td></tr></table> </a> </p><p><a href="/"><img border=0 src="http://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/media-icons/France_Soir_Transp_300px.png"></a><br> <div style="width:100%; font-size: 14px" > <strong>© FranceSoir 2019</strong> | <a class="link_not_ul" href="/mentions-legales">Mentions Légales</a> | <a class="link_not_ul" href="/politique-de-confidentialite-donnees-personnelles">Données personnelles</a> </div> </div> </div> </div> </div> </div> <div style="width:100%; clear:both; display:block;"></div> </p><p></div> </footer> </div> </body> </html>

Le programme "French Tech Central" sera déployé en région d'ici cet été - L'Usine Digitale

jeu, 02/13/2020 - 10:40
Le programme French Tech Central sera déployé en région d'ici cet été Le programme "French Tech Central" sera déployé en région d'ici cet été © SMG

Après une première expérimentation réussie à Station F, le programme "French Tech Central" va être déployé dans toutes les Capitales French Tech. Le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Cédric O a annoncé mercredi 12 février 2020 qu'un appel à projet est lancé. Ce sont donc aux villes qui le souhaitent de se faire connaître pour mettre en place ce service.

 

13 capitales French Tech Central

L'objectif est d'offrir un guichet aux start-up afin de faciliter leur communication avec certaines administrations telles que l'Urssaf, l'INPI ou la Banque de France. Il est possible de prendre un rendez-vous avec ces administrations ou d'assister à des ateliers thématiques. Toutes les Capitales French Tech ne proposeront pas nécessairement les mêmes programmes et pourront adapter les administrations présentes en fonction des besoins spécifiques des start-up de leur région.

 

"Les start-up se développent dans tous les territoires et avec elles, des milliers d’emplois sont créés partout en France, explique Cédric O dans un communiqué. Comme aujourd’hui à Paris, l’Etat se doit d’être à leurs côtés et répondre à leurs besoins spécifiques afin d’accélérer cette dynamique". Les noms des 13 capitales French Tech Central, labélisées pour une durée de trois ans renouvelable, ont été dévoilés en avril 2019. Celles-ci devraient rapidement se saisir de ce programme puisque l'objectif du gouvernement est que plusieurs French Tech Central soient opérationnels en région d'ici à l'été.

 

Articuler le French Tech Central avec le FT120

Kat Borlongan, qui dirige la mission French Tech, avait évoqué auprès de L'Usine Digitale son souhait de décentraliser une partie du programme d'accompagnement des start-up du French Tech 120 (FT120) afin de le proposer à l'ensemble de la communauté. "Le but est d'avoir des correspondants dans chaque région qui soient rattachés aux correspondants nationaux dans les administrations les plus importantes comme l'Urssaf et l'Inpi et pourquoi pas les douanes et la Banque de France", expliquait-elle. Et de ne pas laisser de côté les jeunes pousses qui débutent au profit des start-up plus "avancées" et plus visibles.

Léna Corot @lenacorot

Salon du Mobile: La French Tech annule ses événements prévus à Barcelone - Equinox Magazine

jeu, 02/13/2020 - 09:09

La French Tech, qui occupe chaque année l’un des pavillons nationaux les plus importants du World Mobile Congress (MWC), ne maintiendra pas ses événements prévus en marge du salon. 

« Finalement, c’est un soulagement » nous confie Guillaume Rostand, président de la French Tech de Barcelone, quelques minutes après l’annonce de l’annulation du congrès. « C’est une décision regrettable mais nécessaire, poursuit le chef d’entreprise, le maintenir aurait créé une ambiance de suspicion très anxiogène au salon et même dans la ville ».

Alors que les institutions locales se sont battues jusqu’au bout pour éviter cette annulation qui représentera un manque à gagner de 500 millions d’euros pour Barcelone, les organisateurs ont finalement décidé de suspendre l’événement après six heures de discussions à huis clos mercredi. Le conseiller délégué du GSMA, John Hoffman, a annoncé un peu avant 20h que l’épidémie mondiale de coronavirus « rendait impossible » la tenue du MWC.

Le grand rendez-vous de la tech française

Du côté de la French Tech de Barcelone, l’époque du salon du mobile est toujours une fête, des petits-déjeuners entres startups françaises venues du monde entier aux soirées de networking en passant par les rencontres sur les stands. Cette année, l’association avait aussi prévu une présence sur le salon 4YFN, dédié aux plus petites structures innovantes, en complément du WMC qui accueille tous les géants de la technologie mondiale.

Tout un agenda qui tombe à l’eau donc.  « C’est un coup dur, surtout pour Barcelone, pour les organisateurs du salon et pour tous les secteurs comme l’hôtellerie qui font le gros de leur chiffre d’affaires à cette période, mais c’était la meilleure décision » s’est déjà résigné Guillaume Rostand. La French Tech de Barcelone continuera toutefois d’organiser ses rencontres locales, notamment autour de workshops réguliers spécialement pensés pour les professionnels francophones de la technologie dans la capitale catalane.

Montpellier. French Tech : la start-up Appvizer lève 2,5 M€ - actu.fr

jeu, 02/13/2020 - 09:06
La start-up locale a développé le 1er comparateur francophone de logiciels professionnels en ligne. Elle tient la dragée haute aux géants du secteur, Google Adwords ou LinkedIn.

Publié le 13 Fév 20 à 9:06

L'équipe d'Appvizer veut proposer de novelles solutions et mise sur le renforcement de la R&D L’équipe d’Appvizer veut proposer de nouvelles solutions à ses clients et mise sur le renforcement de la R&D (©dr)

Créée en 2014 à Montpellier par Colin Lalouette, Appvizer (26 salariés aujourd’hui, 1 M€ de Ca en 2019) a développé, dès 2015, le 1er comparateur francophone de logiciels professionnels en ligne. La société a depuis déployé une plateforme internationale, qui aide les entreprises du monde entier à détecter les logiciels les plus adaptés à leurs besoins.

De nouvelles solutions

Pour cela, l’outil s’appuie sur un moteur de recherche maison qui intègre 1 500 critères. Mais Colin Lalouette estime que sa start-up doit développer de nouvelles solutions. D’où cette levé de fonds de 2,5 M€ réalisée notamment auprès d’investisseurs régionaux : Irdi Soridec Gestion, Banque Populaire du Sud, Société Générale, Crédit Agricole Languedoc, avec la participation d’Angelsquare et de bpifrance.

450 000 €/an sur la R&D

« Nous devons pour accélérer sur la R&D à hauteur de 450 000 €/an pour, par exemple, personnaliser l’interface en fonction de l’utilisateur », a confié le jeune dirigeant aux Echos, expliquant que Appvizer souhaite renforcer son offre : « A l’innovation initiale va s’incrémenter un système de machine learning qui va faire remonter les solutions les plus pertinentes automatiquement, avec des systèmes d’aide à la décision, de data et d’analyse du parcours utilisateur », explique-t-il.

Colin Lalouette, fondateur et dirigeant d'Appvizer, vise le doublement du Ca dès cette annéeColin Lalouette, fondateur et dirigeant d’Appvizer, vise le doublement du Ca dès cette année (©dr)2 M€ de Ca visés en 2020

« Puis nous passerons à la personnalisation de l’interface selon que l’utilisateur est un responsable marketing, entrepreneur, fonds d’investissement », poursuit Colin Lalouette qui vise, cette année, un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros.

Appvizer face à Google Adwords ou LinkedIn 
Les Echos revient sur le fonctionnement de la plateforme développée par Appvizer, qui compte 600 éditeurs de logiciels dans son portefeuille. Celle-ci utilise un catalogue de 10 000 logiciel localisés selon les spécificités de chaque marché et de chaque pays.
Au total, 530 catégories de logiciels sont référencées : devis, facturation, banques, assurances, etc… Appvizer se rémunère via les publicités des éditeurs de logiciels, ce qui n’influe pas sur leur référencement. « Notre moteur de recherche reste agnostique », assure Colin Lalouette qui décrypte le profil des utilisateurs : 60 % de microentrepreneurs, TPE et PME, et 40 % d’ETI et de grands groupes.
Et sur la question sur la concurrence, le dirigeant confirme les bons résultats d’Appvizer face à Google Adwords ou LinkedIn ? « Nous avons un bon taux de transformation », répond-il aux Echos : « 20 % des internautes qui passent par notre site font une demande d’essai ou achètent sur celui de l’éditeur de logiciel vers lequel ils ont été redirigés. »

French Tech et Asie : l'histoire d'amour continue - Widoobiz

mer, 02/12/2020 - 09:43

Guerre commerciale avec les États-Unis, Coronavirus… les nombreuses menaces qui planent sur l’économie chinoise n’auront peut-être pas raison de la croissance de son PIB. Une étude de l’Economist Intelligence Unit (EIU) publiée cette semaine explique que si l’épidémie est maîtrisée avant fin mars, la croissance du PIB chinois serait seulement réduite à 5,7 % sur l’année, contre une prévision de 5,9 % actuellement. Une stabilité économique qui explique le développement sur le territoire asiatique de nombreuses start-up françaises « La Chine a même pour ambition de faire de la zone du Guangdong (Canton, Shenzhen …) la Silicon Valley du pays » souligne Vivien Mériguet, fondateur de l’agence digitale Wild et coordinateur du Hub French Tech Hong Kong – Schenzen. Un écosystème porteur pour la French Tech Hong Kong – Shenzhen  « En effet, nous allons surfer sur cette croissance, mettre en avant les talents français et les initiatives de boîtes françaises sur la zone » précise Vivian Meriguet.

 La French tech, concrètement, c’est quoi ?

« La french tech est un outil de networking et de visibilité » explique Vivian Meriguet, et de poursuivre « elle compte aujourd’hui plus de 300 membres en Chine et c’est un formidable biais de développement sur le territoire asiatique. En effet, il est courant qu’une start-up lancée à Hong Kong vienne par exemple s’implanter également à Singapour ».  Ce fut le cas de Wild. L’agence spécialisée en marketing digital née il y a 5 ans dans l’ancienne colonie anglaise a ouvert de nouveaux bureaux à Singapour en début d’année. Pour Sleek – une start-up dont la technologie aide les entreprises ou entrepreneurs à gérer leurs sujets de gouvernance, de comptabilité et de fiscalité- ce fut l’inverse. Fondée à Singapour, elle s’installe à son tour à Hong Kong après une levée de plus de 6 millions d’euros.

Le miroir d’une France attractive

« L’un des enjeux de la connexion avec Paris consiste à mettre en avant la métropole et les différentes initiatives sur le territoire. C’est aussi le moyen de valoriser les différentes politiques publiques et de montrer l’attractivité de la France ». En effet, le pays est aujourd’hui la première destination européenne des investissements internationaux. Porté par la French Tech, l’écosystème français bénéficie désormais d’une visibilité et d’une reconnaissance mondiale. Le succès du French Tech tour China, qui a notamment permis à 12 start-up françaises d’aller à la rencontre d’acteurs dans les écosystèmes des nouvelles technologies et de la transition énergétique en Chine, peut en témoigner. En effet, les investisseurs et les entreprises asiatiques montrent un intérêt grandissant pour les jeunes pousses françaises. Et cela semble réciproque.

La HealthTech, la mine d’or méconnue de la French Tech - La Tribune

mer, 02/12/2020 - 09:00

« Une claque ». C'est par ces mots que Bruno Arabian, consultant spécialisé en HealthTech, a qualifié la publication du Next40, la liste des quarante plus belles pépites de la French Tech dévoilée en septembre dernier par Emmanuel Macron. L'objet de son courroux ? Seules deux pépites dans le domaine de la santé intègrent la sélection : l'inévitable Doctolib, champion européen de la prise de rendez-vous en ligne, et BioSerenity, qui produit des vêtements intelligents mesurant les paramètres biomédicaux pour mieux diagnostiquer et suivre les patients atteints de maladies chroniques. « Une fois de plus, l'innovation en France se limite au numérique. Point barre », tempête-t-il dans une tribune publiée dans plusieurs médias.

Ce manque de visibilité, interprété comme un manque de reconnaissance, a partiellement été corrigé avec la publication, en janvier, du French Tech 120, qui offre à 123 startups identifiées comme les plus prometteuses du pays -dont celles du Next40- un programme d'accompagnement sur-mesure pour les aider à grandir. La HeathTech y est même le premier secteur représenté, avec 20% des sélectionnés. "Cela paraît plus conforme au vrai poids de la filière », se réjouit Franck Mouthon, le président de France Biotech.

Effectivement, même si elle est peu mise en avant, la HealthTech offre un autre visage de l'excellence technologique française. Le panorama 2019 de la filière, publié le 5 février par la fédération professionnelle France Biotech, dresse le portrait d'un écosystème en pleine ascension. « 2019 a été une année charnière avec des progrès majeurs » se félicite Franck Mouthon. L'excellence reconnue de la France dans le domaine médical, la qualité de la recherche clinique et académique, l'arrivée à maturité de certaines technologies comme l'intelligence artificielle, l'accès de plus en plus facilité aux données de santé -notamment avec le lancement du Health Data Hub- et l'abaissement des barrières à l'entrée pour innover -les coûts baissent pour le hardware comme pour le software- aiguisent les appétits des entrepreneurs les plus ambitieux. Grâce aux outils d'aide à l'innovation comme le Crédit impôt recherche (CIR) ou le dispositif Jeune Entreprise Innovante (JEI), les fonds d'investissement embrayent enfin et se montrent moins frileux pour financer ces startups au retour sur investissement plus long et incertain.

Le financement des HealthTech explose

Ainsi, en 2019, les HealthTech ont levé 1,8 milliard d'euros en France, dont 60% par le capital-risque, 29% en refinancement, et 11% via des entrées en Bourse (IPO). Soit une progression spectaculaire de 79% en capital-risque par rapport à 2018. Un écosystème solide d'incubateurs (Eurasanté, Agoranov, Paris Biotech Santé...) et d'investisseurs (LBO France, Elaia, XAnge, Patient Autonome de Bpifrance...) accompagne les startups, et les gros tours de table se multiplient, à l'image des 65 millions d'euros levés par BioSerenity ou les 48 millions d'euros d'ImCheck (anticorps contre le cancer).

« Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à réaliser que les biotech et les medtech créent de fortes barrières technologiques à l'entrée, que le marché se structure pour accueillir ces solutions, et que ces nouveaux traitements et dispositifs médicaux peuvent sur le long terme révolutionner la médecine donc devenir très rentables », précise Franck Mouthon.

Les chiffres montrent ainsi que la France, grâce à la profondeur de sa recherche et à la présence de champions mondiaux de la santé, a une vraie carte à jouer en Europe. L'Hexagone est ainsi devenu en quelques années le deuxième écosystème HealthTech européen, juste derrière le Royaume-Uni. Les pépites du secteur de la santé offrent aussi des perspectives de sortie meilleures que les autres branches de la tech. Avec 90 sociétés cotées (58 biotechs et 32 medtechs), pour une capitalisation boursière totale de près de 24 milliards d'euros, les Healthtech font d'Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Dublin, Lisbonne) le premier marché boursier en Europe et le deuxième au monde pour les sciences de la vie. Et sur ces 90 sociétés, 69 sont françaises...

De fait, les HealthTech devraient pleinement profiter des 6,2 milliards d'euros annoncés par Emmanuel Macron dans le financement de l'innovation de la part des investisseurs institutionnels. « On sent un vrai frémissement », confirme Jean-Claude Mongrenier, le fondateur et CEO de la biotech BiologID, spécialisée dans la traçabilité des produits sanguins et membre du French Tech 120. Qui poursuit :

"Jusqu'à présent, le marché n'était pas prêt, les entrepreneurs étaient freinés par le manque d'investisseurs, par l'inertie des établissements de santé et par les contraintes réglementaires. Mais à ma grande surprise, je deviens positif et même optimiste. Les verrous sont en train de sauter et je ne pense pas qu'une startup comme la mienne qui débute aujourd'hui rencontrera autant de freins".

Mobilisation des pouvoirs publics

La sur-représentation des HealthTech dans le French Tech 120 par rapport à leur sous-représentation dans le Next40, traduit aussi une prise de conscience du gouvernement que la santé devient un domaine stratégique pour la tech française. "20% des startups françaises au CES de Las Vegas étaient des HealthTech, remarque Kat Borlongan, la directrice de la Mission French Tech. Il y a quelque chose à faire pour mieux valoriser et développer cette filière, mieux l'intégrer au reste de la French Tech", ajoute-t-elle, énigmatique.

De son côté, le gouvernement met en avant les multiples dispositifs développés pour aider la filière, du financement (Bpifrance, CIR, JEI...) à l'anticipation des conséquences réglementaires et fiscales du Brexit, en passant par l'adaptation de la nouvelle réglementation européenne relative aux dispositifs médicaux (DM), qui entrera en vigueur le 26 mai 2020 et qui renforce la surveillance et les procédures de certification. Le secteur attend aussi avec impatience la publication du décret d'application autorisant l'accès précoce, pour les medtech, aux dispositifs médicaux innovants. "Il y a encore des freins à lever sur l'accès au financement, il faut aussi sécuriser les partenariats public-privé qui sont très importants pour nous", rappelle Franck Mouthon. Des conditions indispensables pour que la France joue pleinement son rôle dans le virage technologique que prend le secteur de la santé au niveau mondial.

--------------------

Les trois grandes branches de la HealthTech

Les biotech : il s'agit des solutions mélangeant les sciences du vivant (biologie) et les technologies issues de diverses autres disciplines (physique, chimie, informatique...). Si la santé est le débouché majeur des biotech, notamment dans les domaines de l'oncologie, des maladies infectieuses et du système nerveux central, les solutions s'étendent à d'autres secteurs comme l'environnement, l'agriculture ou l'industrie. Enyo Pharma (molécules pour maladies incurables), ImCheck (maladies du système immunitaire) ou encore Dynacure (nouveaux traitements pour les maladies rares ou orphelines) font partie des pépites les plus prometteuses.

Les medtech : ce terme désigne les entreprises qui développent des produits sur la base des nouvelles technologies. Les dispositifs médicaux de diagnostic (autotests, marqueurs tumoraux, réactifs de dosage...) représentent 28% des solutions medtech en France. Une dizaine de medtech ont intégré la liste du French Tech 120, dont Diabeloop (pancréas artificiel pour les diabétiques), HighLife (technologie pour remplacer la valve cardiaque) ou encore Keranova (équipement chirurgical robotisé pour les opérations de l'œil).

La e-santé : également appelée « santé digitale » ou « santé connectée », la e-santé désigne les nouveaux outils permettant au secteur de la santé de réaliser sa transformation numérique. Les dispositifs médicaux connectés comme les lecteurs de glycémie, le télé-monitoring des patients, la télémédecine, le diagnostic assisté par ordinateur, les thérapies digitales à base de réalité virtuelle par exemple, en font partie. D'après Xerfi, le marché français de la santé digitale était estimé à 2,7 milliards d'euros en 2014 et devrait atteindre 4 milliards d'euros en 2020.

French Tech: en pleine crise, Criteo voit son chiffre d'affaires reculer en 2019 - BFMTV.COM

mer, 02/12/2020 - 06:49

Le groupe français de ciblage publicitaire sur internet Criteo, dont le modèle est menacé par les limitations croissantes apportées au traçage des internautes, a accusé l'an dernier un recul historique de son chiffre d'affaires et s'attend à une chute encore plus prononcée cette année.

S'il réussit à rester bénéficiaire (son bénéfice net a progressé de 2% l'an dernier, à 91 millions de dollars), le groupe voit son chiffre d'affaires et ses revenus ex-TAC (hors reversement aux partenaires) s'inscrire pour la première fois dans le rouge sur un an depuis son introduction en 2013 sur le grand marché à coloration technologique Nasdaq à New York.

La société emblématique de la "French Tech" avait prévenu octobre qu'elle allait connaître une "année blanche" en 2019, et ces deux indicateurs, en baisse de 2% à respectivement 2,3 milliards et 947 millions d'euros, restent conformes, voire légèrement supérieurs, aux attentes des analystes. Ils sont restés stables à taux de change constant.

Chute des revenus en 2020

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) se replie en revanche de 7% sur un an (3% à taux de change constant), "malgré des efforts pour mieux maîtriser les coûts", tandis que les flux de trésorerie disponible chutent de 8%, note l'entreprise dans un communiqué.

Pour 2020, Criteo prévoit une chute d'environ 10% de ses revenus ex-TAC à taux de change constant et une réduction de 9% à 10% dès le premier trimestre. Un sérieux coup de frein provoqué par l'attrition des investissements des clients, notamment les plus gros, et plus généralement l'effritement du modèle économique du groupe.

L'activité principale de Criteo est le "reciblage publicitaire", qui consiste à suivre la navigation d'un internaute sur le web de sorte à lui proposer de la publicité pour des produits sur lesquels il s'est renseigné mais qu'il n'a pas acheté.

Google après Mozilla et Apple

Or, les possibilités de pistage sur internet sont aujourd'hui limitées à la fois par des législations qui imposent que l'internaute consente à l'utilisation publicitaire de ses informations personnelles, mais également par le blocage par les navigateurs internet des +cookies tiers+, des petits traceurs installés automatiquement sur l'appareil d'un internaute par les partenaires d'un site internet.

En janvier, le navigateur leader du marché Google Chrome annonçait se donner deux ans pour s'aligner sur ses concurrents Firefox (Mozilla) et Safari (Apple) qui avaient déjà banni, sans sursis, cette pratique.

"Les restrictions sur le ciblage publicitaire et l'application plus stricte des règles sur la vie privée" coûteront à Criteo 7 points de croissance en 2020, a développé le directeur financier du groupe Benoît Fouilland lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

L'action Criteo a perdu 75% de sa valeur depuis mai 2017, son dernier grand pic avant les premières annonces de restriction des cookies, sur les appareils mobiles d'Apple. Sa valorisation passait après l'annonce de Google sous la barre du milliard de dollars. Mardi à 16H30, le titre perdait 4% à 14,41 dollars.

Pour limiter les coûts, Benoît Fouilland a également annoncé lors de la conférence avoir fermé au quatrième trimestre une antenne de son centre de recherche et développement sur l'intelligence artificielle installée en 2018 à Palo Alto en Californie.

"Il sera difficile de redresser notre entreprise"

La nouvelle directrice générale Megan Clarken, qui a pris les rênes du groupe en octobre en remplacement du fondateur Jean-Baptiste Rudelle, resté président du conseil d'administration, a pour sa part dressé une liste des "défis que l'entreprise va devoir affronter", jugeant qu'ils n'étaient pas "insurmontables".

Criteo va notamment devoir réduire son exposition aux "cookies", a-t-elle expliqué, affirmant que le groupe avait développé des solutions permettant de remplacer les "cookies" tiers, mais également qu'il utilisait des identifiants persistants (créés par exemple à partir d'adresses email) pour 95% de ses quelque deux milliards de profils.

Le groupe doit également continuer d'innover dans de nouveaux produits sur d'autres supports (mobile, TV connectée) et mieux travailler avec les agences de communication, a-t-elle évoqué.

"Nous sommes conscients du fait qu'il sera difficile de redresser notre entreprise et que cela ne se fera pas du jour au lendemain", a ajouté Megan Clarken.

La HealthTech, la mine d'or méconnue de la French Tech - La Tribune

mer, 02/12/2020 - 06:47

« Une claque ». C'est par ces mots que Bruno Arabian, consultant spécialisé en HealthTech, a qualifié la publication du Next40, la liste des quarante plus belles pépites de la French Tech dévoilée en septembre dernier par Emmanuel Macron. L'objet de son courroux ? Seules deux pépites dans le domaine de la santé intègrent la sélection : l'inévitable Doctolib, champion européen de la prise de rendez-vous en ligne, et BioSerenity, qui produit des vêtements intelligents mesurant les paramètres biomédicaux pour mieux diagnostiquer et suivre les patients atteints de maladies chroniques. « Une fois de plus, l'innovation en France se limite au numérique. Point barre », tempête-t-il dans une tribune publiée dans plusieurs médias.

Ce manque de visibilité, interprété comme un manque de reconnaissance, a partiellement été corrigé avec la publication, en janvier, du French Tech 120, qui offre à 123 startups identifiées comme les plus prometteuses du pays -dont celles du Next40- un programme d'accompagnement sur-mesure pour les aider à grandir. La HeathTech y est même le premier secteur représenté, avec 20% des sélectionnés. "Cela paraît plus conforme au vrai poids de la filière », se réjouit Franck Mouthon, le président de France Biotech.

Effectivement, même si elle est peu mise en avant, la HealthTech offre un autre visage de l'excellence technologique française. Le panorama 2019 de la filière, publié le 5 février par la fédération professionnelle France Biotech, dresse le portrait d'un écosystème en pleine ascension. « 2019 a été une année charnière avec des progrès majeurs » se félicite Franck Mouthon. L'excellence reconnue de la France dans le domaine médical, la qualité de la recherche clinique et académique, l'arrivée à maturité de certaines technologies comme l'intelligence artificielle, l'accès de plus en plus facilité aux données de santé -notamment avec le lancement du Health Data Hub- et l'abaissement des barrières à l'entrée pour innover -les coûts baissent pour le hardware comme pour le software- aiguisent les appétits des entrepreneurs les plus ambitieux. Grâce aux outils d'aide à l'innovation comme le Crédit impôt recherche (CIR) ou le dispositif Jeune Entreprise Innovante (JEI), les fonds d'investissement embrayent enfin et se montrent moins frileux pour financer ces startups au retour sur investissement plus long et incertain.

Le financement des HealthTech explose

Ainsi, en 2019, les HealthTech ont levé 1,8 milliard d'euros en France, dont 60% par le capital-risque, 29% en refinancement, et 11% via des entrées en Bourse (IPO). Soit une progression spectaculaire de 79% en capital-risque par rapport à 2018. Un écosystème solide d'incubateurs (Eurasanté, Agoranov, Paris Biotech Santé...) et d'investisseurs (LBO France, Elaia, XAnge, Patient Autonome de Bpifrance...) accompagne les startups, et les gros tours de table se multiplient, à l'image des 65 millions d'euros levés par BioSerenity ou les 48 millions d'euros d'ImCheck (anticorps contre le cancer).

« Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à réaliser que les biotech et les medtech créent de fortes barrières technologiques à l'entrée, que le marché se structure pour accueillir ces solutions, et que ces nouveaux traitements et dispositifs médicaux peuvent sur le long terme révolutionner la médecine donc devenir très rentables », précise Franck Mouthon.

Les chiffres montrent ainsi que la France, grâce à la profondeur de sa recherche et à la présence de champions mondiaux de la santé, a une vraie carte à jouer en Europe. L'Hexagone est ainsi devenu en quelques années le deuxième écosystème HealthTech européen, juste derrière le Royaume-Uni. Les pépites du secteur de la santé offrent aussi des perspectives de sortie meilleures que les autres branches de la tech. Avec 90 sociétés cotées (58 biotechs et 32 medtechs), pour une capitalisation boursière totale de près de 24 milliards d'euros, les Healthtech font d'Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Dublin, Lisbonne) le premier marché boursier en Europe et le deuxième au monde pour les sciences de la vie. Et sur ces 90 sociétés, 69 sont françaises...

De fait, les HealthTech devraient pleinement profiter des 6,2 milliards d'euros annoncés par Emmanuel Macron dans le financement de l'innovation de la part des investisseurs institutionnels. « On sent un vrai frémissement », confirme Jean-Claude Mongrenier, le fondateur et CEO de la biotech BiologID, spécialisée dans la traçabilité des produits sanguins et membre du French Tech 120. Qui poursuit :

"Jusqu'à présent, le marché n'était pas prêt, les entrepreneurs étaient freinés par le manque d'investisseurs, par l'inertie des établissements de santé et par les contraintes réglementaires. Mais à ma grande surprise, je deviens positif et même optimiste. Les verrous sont en train de sauter et je ne pense pas qu'une startup comme la mienne qui débute aujourd'hui rencontrera autant de freins".

Mobilisation des pouvoirs publics

La sur-représentation des HealthTech dans le French Tech 120 par rapport à leur sous-représentation dans le Next40, traduit aussi une prise de conscience du gouvernement que la santé devient un domaine stratégique pour la tech française. "20% des startups françaises au CES de Las Vegas étaient des HealthTech, remarque Kat Borlongan, la directrice de la Mission French Tech. Il y a quelque chose à faire pour mieux valoriser et développer cette filière, mieux l'intégrer au reste de la French Tech", ajoute-t-elle, énigmatique.

De son côté, le gouvernement met en avant les multiples dispositifs développés pour aider la filière, du financement (Bpifrance, CIR, JEI...) à l'anticipation des conséquences réglementaires et fiscales du Brexit, en passant par l'adaptation de la nouvelle réglementation européenne relative aux dispositifs médicaux (DM), qui entrera en vigueur le 26 mai 2020 et qui renforce la surveillance et les procédures de certification. Le secteur attend aussi avec impatience la publication du décret d'application autorisant l'accès précoce, pour les medtech, aux dispositifs médicaux innovants. "Il y a encore des freins à lever sur l'accès au financement, il faut aussi sécuriser les partenariats public-privé qui sont très importants pour nous", rappelle Franck Mouthon. Des conditions indispensables pour que la France joue pleinement son rôle dans le virage technologique que prend le secteur de la santé au niveau mondial.

--------------------

Les trois grandes branches de la HealthTech

Les biotech : il s'agit des solutions mélangeant les sciences du vivant (biologie) et les technologies issues de diverses autres disciplines (physique, chimie, informatique...). Si la santé est le débouché majeur des biotech, notamment dans les domaines de l'oncologie, des maladies infectieuses et du système nerveux central, les solutions s'étendent à d'autres secteurs comme l'environnement, l'agriculture ou l'industrie. Enyo Pharma (molécules pour maladies incurables), ImCheck (maladies du système immunitaire) ou encore Dynacure (nouveaux traitements pour les maladies rares ou orphelines) font partie des pépites les plus prometteuses.

Les medtech : ce terme désigne les entreprises qui développent des produits sur la base des nouvelles technologies. Les dispositifs médicaux de diagnostic (autotests, marqueurs tumoraux, réactifs de dosage...) représentent 28% des solutions medtech en France. Une dizaine de medtech ont intégré la liste du French Tech 120, dont Diabeloop (pancréas artificiel pour les diabétiques), HighLife (technologie pour remplacer la valve cardiaque) ou encore Keranova (équipement chirurgical robotisé pour les opérations de l'œil).

La e-santé : également appelée « santé digitale » ou « santé connectée », la e-santé désigne les nouveaux outils permettant au secteur de la santé de réaliser sa transformation numérique. Les dispositifs médicaux connectés comme les lecteurs de glycémie, le télé-monitoring des patients, la télémédecine, le diagnostic assisté par ordinateur, les thérapies digitales à base de réalité virtuelle par exemple, en font partie. D'après Xerfi, le marché français de la santé digitale était estimé à 2,7 milliards d'euros en 2014 et devrait atteindre 4 milliards d'euros en 2020.

Nice : la French Tech Côte d'Azur ouvre son Bâtiment Totem - Webtimemedias.com

jeu, 02/06/2020 - 09:00

La French Tech Côte d'Azur ouvre son nouveau Bâtiment Totem au coeur de Nice demain vendredi 7 février à 16h30. Ce sera la première pierre du Quartier French tech qui s'implante dans le quartier Notre Dame.

La French Tech Côte d'Azur ouvre son nouveau Bâtiment Totem au 9 rue d'Italie, proche de NiceEtoile, il sera officiellement ouvert demain vendredi 7 février à 16h30, en présence notamment de Christian Estrosi, Maire de Nice ainsi que de Cédric Messina et de Eric Léandri, co-Présidents de l’association Capitale French Tech Côte d’Azur. Ce sera la première pierre du Quartier French tech qui s'implante dans le quartier Notre Dame au cœur de Nice.

Dans la stratégie niçoise, ce "quartier" permettra d’accueillir et d’accompagner en centre-ville de nombreuses start-up et de développer des programmes incubateurs, de l’accompagnement, des formations pour aider les acteurs locaux de l’innovation à conquérir de nouveaux marchés. Il s'agit également d'une initiative économique et urbaine singulière en France. La création de ce Quartier French Tech en cœur de ville va participer à la dynamique de revitalisation sociale, économique et commerciale de Notre-Dame engagée par la Ville de Nice.

L’ouverture du Bâtiment French tech Côte d’Azur sera suivie par une signature de convention engageant l’ensemble des acteurs de l’innovation des Alpes-Maritimes dans ce projet. Participeront également à cet événement, les autres représentants de la capitale French Tech : Jessica Pellegrini, directrice générale Capitale FTCA; Olivier Roubin, membre du conseil d’administration de l’association Cannes Is Up ; Cesar Camy, Président de  l’association Nice Start(s) Up ; Fréderic Bossard et Romain Didier, Co-présidents de la commission  start-up de Telecom Valley; Michel Gschwind, Président de l’association Club des entrepreneurs du Pays de Grasse, et des start-up issues de l’éco-système de l’innovation azuréen et du programme French Tech Tremplin.

Forte mobilisation de la communauté French Tech Loire Valley aux HTD ! - Le Berry Républicain

lun, 02/03/2020 - 09:00

Pour cette 2e édition, les Human Tech Days donnent lieu à un mois de festivités dédié au Numérique. En effet du 6 janvier au 15 février 2020, le Digital est à l'honneur en Centre-Val de Loire avec plus de 70 événements labellisés sur tout le territoire (ateliers, conférences, expositions, start-up week-end…) pour promouvoir la culture digitale, fédérer l'écosystème numérique et valoriser le dynamisme des acteurs régionaux.

Point d'orgue de ce dispositif, le salon des professionnels du numérique qui s'est tenu à Tours jeudi 30 janvier, avec au programme différentes animations : démonstrateur "Industrie du Futur" dans un décor immersif, concours de pitch startup, conférences...
Parmi les 130 stands professionnels (92 entreprises, 38 startup), le stand commun French Tech Loire Valley (FTLV), coordonné par DEV'UP, a permis de fédérer les acteurs de la communauté. Une manière également de rendre plus visible leur offre de services en matière d'accompagnement de startup et porteurs de projets. 

Incubateurs / accélérateurs présents sur le stand FTLV : The Place by CCI18, The Place By CCI 28, The Place By CCI 36, le Campus Les Champs du Possible (28), Village By CA Châteauroux (36), MAME - Cité de la Création et de l'Innovation (37), Le Lab Blois (41), Outremer - pépinière et coworking Territoires vendômois (41), LAB’O Village By CA (45), ARD Intelligence des Patrimoines et son incubateur le Smart Tourisme Lab, ARD Biomédicaments, DiLL (Digital Learning Lab) porté par l’INSA CVL, l’Université d’Orléans et l’Université de Tours en région Centre-Val de Loire, le dispositif d'accélération des entreprises Scale'up porté par DEV'UP. 

htd-2020-salon.jpg

Sur le stand FTLV, de nombreux contacts et rencontres avec des porteurs de projets ont pu être menés par DEV'UP tout au long de la journée :

htd-2020-rencontres-devup.jpg

hdt-2020-rencontres-startup.jpg

En marge du salon se tenait également la finale régionale du concours de pitch FundTruck destiné à financer le projet de startup. C'est finalement Lify-Air (détection en temps réel de la présence de pollens dans l'air pour anticiper notamment les risques allergiques) qui a séduit le jury, auquel DEV'UP participait, lors de la finale face à Transition-One (conversion de voiture à moteur essence ou diesel en électrique). 
Prochaine étape pour notre lauréat régional, la finale nationale...

htd-2020-lify-air.jpgPitch de Lify-Air, gagnant régional du FundTruck

 

 

 

French Tech : déjà 4 méga-levées de fonds en 2020... autant qu'en 2019 ! - La Tribune

lun, 02/03/2020 - 09:00

Le verrou du growth equity, c'est-à-dire les méga-levées de fonds de plus de 100 millions d'euros, est-il déjà en train de sauter en France ? En 2019, ce segment, révélateur du manque de maturité de l'écosystème d'innovation français par rapport à ses rivaux britannique et allemand, était la grande faiblesse d'une année pourtant excellente (5 milliards d'euros levés par la French Tech, +39% sur un an).

Mais 2020 commence sur des chapeaux de roues. En un mois à peine, la French Tech enregistre déjà 4 méga-levées de fonds : 180 millions d'euros pour la plateforme de notation de la RSE Ecovadis, 125 millions d'euros pour le champion européen du bricolage et du jardinage ManoMano, 104 millions d'euros pour la fintech Qonto, et 100 millions d'euros pour la "space tech" Kinéis et sa constellation de nano-satellites pour l'Internet des objets. Autrement dit, en un seul mois, la French Tech a généré autant de méga-levées que sur toute l'année 2019 !

Lire aussi : La French Tech a levé 5 milliards d'euros en 2019 mais le plafond est encore loin

Un vrai déblocage en 2020 ?

La concentration de quatre méga-levées en à peine plus d'un mois est-elle un hasard de calendrier ou le signe d'un vrai déblocage qui annonce une explosion du growth equity en 2020 ? Probablement un peu des deux. Rien ne dit que ce rythme effréné se poursuivra toute l'année : l'an dernier, les quatre opérations de plus de 100 millions d'euros (les 205 millions d'euros de Meero, les 150 millions de Doctolib et les 110 millions de Ynsect et de ManoMano, déjà) ont toutes été finalisées au premier semestre. Certains y voyaient le signe d'un déblocage, mais le deuxième semestre a refroidi les ardeurs, avec aucune méga-levée en France alors qu'elles se multipliaient outre-Rhin et outre-Manche.

Lire aussi : Levées de fonds : pourquoi la France ne va pas dépasser le Royaume-Uni de sitôt

Si 2020 commence en fanfare, les freins pointés du doigt en 2019 n'ont pas magiquement disparu : l'écosystème français, très jeune puisque la French Tech a commencé à se structurer il y a moins de dix ans, est toujours en phase de rattrapage par rapport à ses voisins allemand et britannique. Et même si Emmanuel Macron a poussé les investisseurs institutionnels à promettre 6 milliards d'euros dans l'écosystème d'ici à 2022, dont 3 milliards d'euros pour financer les plus gros tours de table, les effets de cette mobilisation ne sont pas encore perceptibles et la France manque toujours de fonds spécialisés dans le growth equity.

En revanche, ces méga-levées sont très prometteuses pour 2020 à plusieurs niveaux. A l'exception de Kineis, qui a levé 100 millions d'euros avec des investisseurs français (Bpifrance et le CNES notamment), les trois autres tours de table ont été menés par des acteurs internationaux : l'européen CVC Growth Partners pour Ecovadis, le singapourien Temasek et le russe Tismet Holdings pour ManoMano, et le géant chinois Tencent pour Qonto. Autrement dit, les startups françaises n'hésitent plus à aller chercher à l'international l'argent qu'il peut manquer à l'écosystème français, en attendant que celui-ci se mette au niveau.

Enfin, l'exemple de ManoMano, qui a réalisé six levées de fonds en sept ans dont 110 millions d'euros neuf mois avant les 125 millions d'euros de janvier, illustre le "cercle vertueux" de l'innovation : pour espérer devenir un géant européen voire mondial et créer les milliers d'emplois qui vont avec, une startup doit financer régulièrement son hyper-croissance. Cela signifie que de nombreuses pépites qui lèvent aujourd'hui plusieurs dizaines de millions d'euros pourraient dans les mois et années à venir avoir besoin de beaucoup plus. Mécaniquement, les grosses levées de fonds, y compris les méga-levées, sont amenées à se multiplier en 2020.

Plus de 800 millions d'euros levés en janvier, un record

Il est donc peu probable que le compteur de l'année reste bloqué à quatre méga-levées. Par effet ricochet, le record de 5 milliards d'euros levés en 2019 par la French Tech sera très probablement battu. Sur le seul mois de janvier, la French Tech a déjà récolté 801 millions d'euros, d'après le décompte de FrenchWeb. Soit plus du double de l'an dernier à la même période (315 millions d'euros). Le précédent record de juin 2019 (757 millions d'euros) est battu.

Dans le détail, les trois méga-levées du mois (Ecovadis, ManoMano et Qonto) pèsent 409 millions d'euros, soit un peu plus de la moitié du total. Annoncée le 3 février, l'opération de Kinéis n'entre pas dans le calcul. Les méga-levées boostent donc le ticket moyen, mais le nombre d'opérations reste similaire sur un an : FrenchWeb recense 61 opérations en janvier, contre 54 en janvier dernier. Cette stabilité indique que la base reste solide (les levées d'amorçage et les Séries A, qui représentent la quasi-totalité des tours de table), tandis que l'augmentation du ticket moyen traduit que la France progresse sur le refinancement de ses pépites.

Lire aussi : "La vraie menace pour la French Tech, c'est la crise des talents" (Kat Borlongan)

Loi de finances 2020, des mesures vraiment favorables pour la French Tech ? - Maddyness

lun, 02/03/2020 - 09:00

Levées de fonds de plus en plus importantes, premières licornes, mobilisation de 5 milliards d’euros par l’État pour renforcer l’écosystème technologique français… la French Tech progresse, porte une partie du développement économique actuel et permet la création de milliers d’emplois dans toutes les régions. C’est une bonne nouvelle. Pour autant, il reste encore beaucoup à faire. Parmi les enjeux des startups françaises, la capacité à « s’internationaliser » arrive au premier rang. C’est connu, nous ne bénéficions pas du même marché naturel qu’aux Ètats-Unis et, culturellement, nous n’avons pas toujours les mêmes facilités pour nous projeter hors de nos frontières. Autre enjeu de taille, la guerre des talents de la Tech qui fait rage entre startups et même entre startups et grands groupes qui s’arrachent data scientists, développeurs et autres spécialistes en cyber sécurité… Comment recruter et fidéliser des collaborateurs dans ce contexte ?

Une solution pour répondre à ces deux enjeux consiste à recruter des talents étrangers, mais comment les attirer ? Notre doux pays peut certes encore attirer mais nous sommes loin des salaires pratiqués dans la Silicon Valley et même à Londres ! Et comment conserver les meilleurs déjà présents et éviter la « fuite des cerveaux » ?

Une mesure utile passée sous le radar

Moins visible que les 5 milliards d’euros annoncés par Emmanuel Macron en septembre et porteuse d’espoir pour TPE/PME et plus particulièrement pour les startups, une mesure de la loi de finances pour 2020, entrée en vigueur le 1er janvier 2020, introduit une avancée importante en matière de bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (dits « BSPCE »).

Mais, petit rappel technique indispensable : les BSPCE constituent un instrument d’intéressement au capital de l’entreprise et reposent sur le principe de l’option. Le titulaire de BSPCE a le droit d’acquérir des actions de la société émettrice de BSPCE, à un prix fixé à l’avance le jour de leur attribution. Les titres souscrits lors de l’exercice des BSPCE peuvent être vendus ultérieurement et permettent de dégager, le cas échéant, une plus-value si la valeur des actions de la société s’est appréciée entre la date d’attribution des BSPCE et la date de cession des actions souscrites en exerçant les BSPCE.

En simplifiant, si mes BSPCE me permettent d’acheter des actions de la société à un prix de 100 euros par action, et que la société est revendue à un prix tel que chaque action de la société vaut 200 euros, j’ai gagné 100 euros par action en plus-value. Comme le précise Maître David Smadja, avocat, « pour les émetteurs de BSPCE qui sont essentiellement des entreprises en croissance, les BSPCE revêtent une double fonction. En tant que moyen de rémunération, ils permettent de préserver les fonds propres. Mais ils permettent aussi de fidéliser les dirigeants ainsi que les collaborateurs à haut potentiel en les associant aux performances financières de la société, constituant ainsi un outil efficace d’intéressement au capital. »

La nouvelle loi de finances contient deux dispositions clés venant assouplir davantage le régime juridique des BSPCE.  La première d’entre elles concerne les sociétés ayant procédé dans les six mois précédant l’attribution de bons à une augmentation de capital.

Maître Smadja souligne qu’« en principe, le prix de souscription des titres acquis au résultat de l’exercice de BSPCE est au moins égal au prix des titres émis à l’occasion de la dernière levée de fonds de la société émettrice ». Sauf qu’en pratique, et cela devient de plus en plus fréquent, lorsque la société réalise une importante levée de fonds, la valeur de ses titres augmente et fait bondir, de la même façon, le prix d’exercice des BSPCE émis.

« L’article 10 de la nouvelle loi de finances prévoit, pour les bons émis à compter du 1er janvier 2020, la possibilité d’appliquer une décote sur le prix d’exercice des BSPCE au profit des salariés à condition qu’ils disposent, cependant, de droits différents que ceux conférés aux investisseurs lors de la dernière levée de fonds de la société » précise encore Maître Smadja.

Pour Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, cette mesure permettra « de favoriser le recrutement et la fidélisation des salariés ». La logique du législateur est en effet de permettre aux titulaires de BSPCE de ne pas se retrouver lésé en cas de revente de la société à une valorisation inférieure à celle retenue dans le cadre de la dernière levée de fonds. Autrement dit, si la valorisation de la société au moment de la revente est inférieure à la valorisation de la levée de fonds, on applique une décote sur le prix d’exercice des BSPCE pour que les titulaires des BSPCE puissent quand même réaliser une plus-value.

Une disposition qui concerne aussi les startups étrangères

Autre bonne nouvelle avec la loi de finances pour 2020, le champ d’application personnel des BSPCE. Initialement restreint aux salariés des sociétés par actions et aux dirigeants soumis au régime fiscal des salariés, le champ des bénéficiaires de BSPCE a d’abord été élargi par la loi PACTE aux administrateurs et aux membres du conseil de surveillance de sociétés anonymes ainsi qu’aux membres de tout organe statutaire équivalent dans les sociétés par actions simplifiées. L’article 11 de la loi de finances poursuit cette extension au profit des startups étrangères dont le siège est établi dans un État membre de l’Union européenne ou dans un État ou territoire ayant conclu avec la France une convention fiscale contenant une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale. 

Par conséquent, à compter du 1er janvier 2020, les salariés de ces entreprises installées en France peuvent être rémunérés sous forme de BSPCE et recevoir des titres de la société mère.

Cette loi qui vient renforcer le dispositif des BSPCE améliore clairement les perspectives de plus-value des salariés titulaires en cas de revente de la société et favorise le recrutement de talents étrangers mais aussi l’implantation de startups étrangères en France. Elle représente un nouvel atout pour notre écosystème en stimulant ainsi l’emploi, en renforçant par ses nouvelles ressources nos capacités d’internationalisation et dans tous les cas l’attractivité du territoire national. 

Philippe Wagner, cofondateur de la legaltech Captain Contrat

Pages