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Mis à jour : il y a 15 min 8 sec

Judisca Tsagoulougha Mambana, volontaire internationale à l'AUF à Paris (France) - AUF

lun, 04/06/2020 - 15:32

Judisca Tsagoulougha Mambana participe au programme Volontariat international de la Francophonie (VIF) mis en place par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en partenariat avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Elle effectue sa mission aux Services centraux de l'AUF à Paris (France) en qualité de gestionnaire de la veille stratégique au sein de la Direction Veille-Innovation-Expertise.

Quel est votre parcours ?

J’ai un Master 2 en Information Communication en spécialité Contrôle, Exploitation et Intelligence des Données (CEID) de l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense (France)  et une Licence en Lettres Modernes en option littérature générale et comparée de l’Université Omar Bongo de Libreville (Gabon). Avant de devenir volontaire international de la Francophonie, j’étais en charge de la communication digitale à Ogooué Labs, une ONG gabonaise qui accompagne des femmes et des hommes entrepreneurs en leur offrant une formation dans le domaine entrepreneuriat et du numérique.

Pourquoi avez-vous postulé au programme de volontariat international de la francophonie ?

J’aspirai à un envol vers d’autres horizons qui me permettrait de croiser ma passion pour l’interculturalité et pour l’univers de l’information. Avant de présenter ma candidature pour le volontariat international de la Francophonie en 2019, j’avais préparé ma lettre de candidature une année à l’avance. J’étais donc déterminée à enrichir mon parcours professionnel et à mûrir en tant que personne indépendante en m’enrôlant pour cette mission d’une année.

Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour postuler à ce programme ?

Se porter volontaire pour ce programme de mobilité nécessite beaucoup de savoir-être. Nous allons en territoire inconnu et sommes à la croisée d’autres cultures. Cela peut être un choc au départ d’où l’importance de la flexibilité indispensable pour s’adapter au changement. Cela nécessite aussi d’avoir un bon relationnel et une confiance en soi et aux autres.

Quel est votre rôle de volontaire au sein de l’implantation ? Quels sont les objectifs à réaliser ?

Aux services centraux de l’AUF, à Paris, je travaille au sein du Département Veille, Innovation, Prospective à la Direction de la Veille, Innovation, Expertise (DVIE). Dans le cadre de la stratégie de développement de l’AUF,  je suis en charge de l’analyse de l’évolution du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ma mission est de recueillir un maximum d’informations, pour aider à la prise de décision sur un domaine comme l’innovation sociale.

Au quotidien, dans mon travail de gestionnaire de la veille stratégique, je dois me tenir informée des opportunités de financement, de partenariats ou des évolutions qui s’opèrent dans le milieu de l’enseignement supérieure et transmettre périodiquement aux directions des notes d’informations.

Je participe également à l’élaboration de trois bulletins de veille électronique :  veille innovation à l’université, veille stratégique et veille financière.

Dernièrement, j’ai participé à la mise en place d’un nouveau bulletin de veille électronique orientée COVID-19 et recherche.

Considérez-vous vivre une opportunité unique dans le cadre de cette expérience de mobilité internationale ? Et pourquoi ?

C’est une opportunité unique, en ce sens qu’elle est formative et permet l’acquisition de compétences personnelles, techniques et transversales. Elle permet de se projeter à long terme et favorise de nouvelles opportunités d’emploi.

Le programme de volontariat international de la francophonie repose sur les valeurs de solidarité, de partage et d’engagement. Comment cela se manifeste-t-il dans votre volontariat ?

Pour beaucoup d’entre nous, le volontariat ne nous est pas méconnu. Nous avons déjà une expérience de volontaire ou de bénévole. Cela concourt à nous mettre au service des autres ou aux services d’une action ou de projets bénéfiques au plus grand nombre.  Nous le faisons au sein de nos affectations et entre volontaires de la francophonie.

 Auriez-vous des conseils à prodiguer aux candidates et candidats intéressés par ce programme ?

J’encourage toutes les personnes qui le souhaitent à participer à ce programme. C’est une belle opportunité de travailler avec des personnes compétentes et passionnées. J’encourage particulièrement les jeunes femmes à postuler et à se donner les moyens de réussir.

Francophonie et rayonnement culturel - Vie publique.fr

mer, 04/01/2020 - 14:00
Diffuser la culture francophone par l’enseignement

L'enseignement français, très développé à l'étranger, représente un levier important pour tenter de rendre à la francophonie ses lettres de noblesse. Quelques données chiffrées issus du dernier rapport d'activité de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger permettent de bien saisir l'ampleur de celui-ci :

522 établissements scolaires français, répartis dans 139 pays différents ; plus de 370 000 élèves inscrits, dont 60% sont étrangers.

Plusieurs opérateurs interviennent dans l'enseignement français à l'étranger :

des opérateurs privés : Mission laïque française, association franco-libanaise pour l'éducation éducation et la culture, alliance israélite universelle ; un opérateur public : l'agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). L'AEFE, créée en 1990,  est chargée de piloter le réseau des établissements homologués par le ministère de l'éducation nationale. Elle gère les concours financiers et humains de l'État destinés au fonctionnement des établissements.

La croissance des effectifs scolarisés dans ces établissements (+11,4% entre 2012 et 2017) est un signe d'attractivité. Cependant, elle entraîne aussi une hausse des dépenses à la charge de l'AEFE. Pour faire face à ces nouvelles dépenses, il a été demandé une contribution accrue des familles. Entre 2012 et 2017, les frais de scolarité par élève ont augmenté de 23,5%, passant en moyenne de 4290 à 5300 euros. Les élèves de nationalité française bénéficient de tarifs plus favorables dans la plupart des établissements.

Un rapport de la Cour des comptes et un autre du Sénat ont regretté que cette croissance soit spontanée et ne résulte pas d'une stratégie coordonnée qui tiendrait compte des évolutions de la population de Français expatriés et des priorités de la diplomatie culturelle de la France.

En mars 2018, dans sa stratégie pour la langue française, le président de la République a souhaité développer l'enseignement français à l'étranger et a fixé comme objectif le doublement d'élèves inscrits d'ici à 2025. Dans le cadre de cette stratégie, un plan pour développer l'enseignement français à l'étranger a été présenté en octobre 2019.

Favoriser les relations entre États francophones

L'OIF regroupe un grand nombre d'États non francophones. Parmi les pays membres, certains sont plus fortement attachés à la francophonie, notamment ceux dont le français est la langue officielle. Ces pays sont donc des partenaires privilégiés de la France au niveau international, et ils ont souvent une plus forte influence au sein de l’OIF.

L'OIF s'efforce e promouvoir un dialogue apaisé et de favoriser des relations pacifiques entre les pays membres, en mettant l’accent sur leurs points communs. Cette tâche, parfois difficile, revêt pourtant une importance majeure pour l'Organisation qui a pour objectif le développement la coopération entre États dans les domaines politique, économique et éducatif, comme le rappelle sa programmation 2019-20222.

Francophonie : quelques dates clés

1880
Première utilisation du terme "francophonie" par le géographe Onésime Reclus pour désigner l’ensemble des personnes et des instances employant le français dans le monde.

1970
Création de l’agence de coopération culturelle et technique lors de la conférence de Niamey, sous la houlette de plusieurs dirigeants du Sud, dont Léopold Sédar Senghor. Elle devient en 2006 l’Organisation internationale de la francophonie.

1984
Lancement de la chaîne de télévision francophone TV5, rebaptisée TV5 Monde en 2006.

1986
Premier sommet de la francophonie, présidé par François Mitterrand, à Versailles. Depuis, ces sommets se tiennent tous les deux ans.

1989
Premiers jeux de la francophonie, au Maroc. Les suivants sont organisés tous les quatre ans.

1997
Élection du premier secrétaire général de la francophonie, l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali. Le Sénégalais Abdou Diouf lui succède en 2003 et sera réélu en 2006 puis 2010.

2012
Premier forum mondial de la langue française, à Québec
Adhésion de l’Uruguay à l'OIF en tant que membre observateur. C'est le premier pays d’Amérique latine à intégrer l’Organisation.

2018
17e sommet de la francophonie à Erevan, en Arménie. En marge de ce sommet, des gouvernements membres de l'OIF lui demandent de recentrer son action sur sa mission première, la promotion de la langue française
Élection de Louise Mushikiwabo, ex-ministre rwandaise des affaires étrangères, au poste de secrétaire générale de l’OIF. Elle entre en fonction le 1er janvier 2019.

Quiz géant de la Francophonie : un jeu ludique et informatif en ligne - Le Petit Journal

mer, 04/01/2020 - 00:00

Dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de son existence, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), par l’intermédiaire de son Bureau régional pour l’Europe centrale et orientale (BRECO), lance un jeu interactif en ligne en français intitulé « Quiz géant de la Francophonie » le vendredi 3 avril 2020 entre 15h00 et 16h30 (UTC+3).

Il s’agit d’un test alliant informatif et ludique sous forme de questions à choix multiples traitants divers thématiques autour de la Francophonie et des cultures francophones.

Ce jeu se propose de promouvoir la langue française et les valeurs de la Francophonie. C’est aussi une activité qui promeut le numérique. Il est composé de 40 questions traitant de la littérature, l’art et l’éducation.
Les 10 meilleurs scores seront affichés à la fin de la période de lancement du quiz et seront annoncés sur tous les réseaux sociaux du BRECO et du CREFECO.

Les 10 meilleurs classements du quiz recevront des cadeaux surprises et une attestation.

Pour qui ?

Le quiz est ouvert aux jeunes collégiens et lycéens issus des 23 pays de la Francophonie en Europe centrale et orientale, à savoir : Albanie, Arménie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Estonie, Géorgie, Grèce, Hongrie, Kosovo, Lettonie, Lituanie, Macédoine du Nord, République de Moldavie, Monténégro, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovénie, Slovaquie, République tchèque, Ukraine.

Comment s’y inscrire ?

Chaque enseignant.e devra renseigner, dans le formulaire suivant, les coordonnées de son établissement ainsi celles de ses élèves : https://forms.gle/7s15gdD1y3bsz89M8

Il recevra par la suite le lien de la plateforme sur laquelle les participants vont jouer.

Règlement complet à consulter ici : https://crefeco.org/display.php?fr/quizgeantfrancophonie

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La Francophonie a 50 ans. L’héritage mitigé de l’organisation internationale - La Conversation Canada

lun, 03/30/2020 - 19:27

Le 20 mars 1970, il y a 50 ans de cela, les représentants de 22 pays se sont réunis à Niamey, au Niger, pour créer l’Agence de coopération culturelle et technique, un organisme international dédié au dialogue entre les nations francophones. Ses objectifs et structures ont évolué au fil du temps jusqu’à donner naissance, en 2005, à l’actuelle Organisation internationale de la Francophonie.

Le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie, et le mois de mars est le Mois de la Francophonie. Mais ces occasions de célébrer une langue commune et le dialogue culturel viennent avec un héritage mitigé.

Le premier ministre Justin Trudeau rencontre la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, dans son bureau sur la Colline du Parlement à Ottawa, le 12 juin 2019. La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

Certains observateurs voient dans la Francophonie une forme de néocolonialisme qui a contribué à protéger le rayonnement international de la France et à promouvoir la culture de la métropole au détriment des cultures locales. La France a toujours soutenu activement les événements de la Francophonie, et ce, même en Amérique du Nord. Depuis les années 1970, le Québec utilise la langue pour affirmer son influence politique au-delà de ses frontières.

L’héritage de la Francophonie a beau être mitigé, ce n’est pas une raison pour rejeter ses principes en bloc. En examinant les initiatives menées localement par certaines personnes – dans le Vermont, par exemple –, il est possible de mettre l’accent sur des aspects moins francocentriste de l’organisation. C’est une façon de promouvoir la bonne volonté et le dialogue dans un monde où il y a de plus en plus de frontières.

Immigration et bonne entente

Dans l’est de l’Amérique du Nord, la France a transcendé les frontières politiques. Après 1840, des Canadiens français ont émigré du Bas-Canada (qui deviendra le Québec) vers les États-Unis en grand nombre (probablement plus d’un million en un siècle). Ils ont ensuite construit des institutions culturelles pour assurer la pérennité de leur identité ethnique dans le nord-est du pays.

Joseph Denonville Bachand, un des premiers partisans du rapprochement des communautés francophones au-delà des frontières nationales. La Tribune, Nov. 9, 1938, Author provided

Joseph Denonville Bachand est l’un d’eux. Il traverse la frontière canado-américaine en 1902 et établit son cabinet dentaire à Saint-Johnsbury, au Vermont. Bachand soutient les activités en langue française dans son État et demeure en contact avec le Québec. Loin de limiter ses intérêts aux organisations ethniques, il se lance dans une campagne en vue d’obtenir un siège au Sénat de l’État. Les candidats étant nombreux, il n’est pas élu.

Ce n’est que partie remise, car en 1937, Bachand décroche une fonction enviable lorsque le gouverneur George Aiken le nomme président de la Commission du commerce extérieur et intérieur du Vermont. Bachand devient l’architecte d’une cérémonie de bonne volonté comme on en a rarement vu dans l’histoire des relations canado-américaines.

Le 12 juin 1938, des fonctionnaires des deux pays se réunissent dans le village de Stanhope, au Québec, situé tout près de la frontière. Ils y inaugurent le monument de la Bonne Entente, une pierre commémorative qui vise à sceller l’amitié et à ouvrir le dialogue entre le Québec et le Vermont. Bachand et Aiken, présents aux côtés de dignitaires québécois, soulignent notamment l’importance de cultiver des intérêts commerciaux communs.

Une coupure de journal montrant une autre réunion de « Bonne entente », en août 1938, au Vermont. Sherbrooke Daily Record, Aug. 3, 1938, Author provided La culture comme lien

Je présume que Bachand, qui se dit le pionnier de la survie culturelle francophone dans le Vermont, a une vision différente de l’événement. Il est convaincu que les immigrants peuvent remplir leurs obligations civiques et contribuer à leur pays d’adoption tout en préservant leur héritage. Les Vermontois anglophones n’accueillent pas cette proposition avec une grande ouverture : beaucoup d’entre eux réclament un américanisme qui efface les cultures minoritaires.

Les Vermontois francophones se trouvent dans une sorte de désert politique et social. Mais Bachand tente de changer les choses. Ses excursions au Québec et son travail pour la cérémonie de bonne volonté de 1938 montrent qu’il considère qu’une relation internationale plus forte, s’appuyant sur des ancrages culturels communs, pourrait assurer la reconnaissance et l’acceptation des Vermontois francophones.

Les efforts de promotion des relations entre francophones de Joseph Denonville Bachand, avant la Seconde Guerre mondiale, sont antérieurs à la création de la Francophonie, qui fête son 50e anniversaire en 2020. Rutland, Vermont _Daily Herald_, Jan. 13, 1959, Author provided

L’événement à la frontière ne s’est pas produit en vase clos. Les représentants du Québec et du Vermont commencent à se réunir sur une base annuelle. Les idées continentalistes sont de plus en plus fortes dans les cercles intellectuels des deux côtés de la frontière, mais, au Québec et au Vermont, il y a des raisons de croire qu’une langue commune offre des avantages qui transcendent l’économie.

Malgré l’inauguration du monument de la Bonne Entente, les efforts des francophones sont vite éclipsés par des préoccupations plus vastes et plus urgentes avec le début de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, lorsque l’Allemagne nazie lance son invasion de la Pologne en 1939, Monsieur Aiken, le gouverneur du Vermont, se trouve encore une fois au nord de la frontière canadienne avec son « lieutenant québécois ». Bien que l’intégration continentale se poursuive lentement pendant la Seconde Guerre mondiale, les initiatives de moindre envergure sont reléguées au second plan.

Vers une nouvelle Francophonie

La vision culturelle de Bachand reste inachevée lorsqu’il se retire de la vie publique en 1959. Il meurt en mars 1970, trois jours avant la création de l’Agence de coopération culturelle et technique, et quelques années avant un renouveau de l’affirmation ethnique dans les communautés franco-américaines. Il est alors une figure oubliée.

Depuis ce jour, de nouveaux pionniers ont utilisé la langue française pour jeter des ponts par-delà les frontières sous toutes leurs formes. Le mouvement souverainiste québécois a inspiré certains Franco-Américains à agir localement pour la préservation de leur patrimoine. Plus récemment, des habitants du Maine ont tendu la main à des immigrants africains et les ont accueillis dans leur langue. Il y a trois ans, la ville de Burlington, au Vermont, a reçu des représentants du Québec lors d’une conférence où on a su conjuguer le commerce et la culture.

Lors de cet événement, le procureur général du Vermont, T.J. Donovan, a rappelé aux participants que la marginalisation que les Franco-Américains ont connue à une certaine époque avait refait surface, mais cette fois, avec d’autres groupes minoritaires comme cibles. Le vent du nativisme souffle à nouveau sur le monde, évoquant la montée des mouvements racistes d’avant la guerre dont Bachand a été témoin.

Le monde francophone a l’occasion aujourd’hui de se trouver un nouveau rôle et de prendre une distance avec le néocolonialisme et l’homogénéisation culturelle. À partir d’un désert social et des franges du monde francophone, l’œuvre de Bachand nous fait voir la valeur de l’action individuelle et d’un dévouement assidu pour transcender les frontières.

Les langues et l’enseignement des langues sont des outils puissants menant à la compréhension mutuelle, à la bonne entente. Les gens peuvent et doivent réclamer ce pouvoir, quelle que soit leur langue préférée. Aujourd’hui, plus que jamais depuis les années 1940, le dialogue entre les personnes de bonne volonté doit compléter et modeler les préoccupations du pouvoir étatique.

L'Organisation internationale de la Francophonie choisit Upgrade et Mlle Pitch - Stratégies

mar, 03/24/2020 - 08:00

Dans le cadre de ses 50 ans, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) va déployer prochainement une campagne d’affichage nationale (métro, gares et bus) mettant en avant cinq jeunes issus de la francophonie et porteurs d'un projet entrepreneurial ou associatif fort. Cette campagne, dont le volet créatif a été confié à l’agence Upgrade et le plan média à l’agence

Appels sur l'actualité - [Vos réactions] La francophonie a 50 ans - RFI

lun, 03/23/2020 - 08:00

Publié le : 20/03/2020 - 12:50Modifié le : 23/03/2020 - 10:05

Créée le 20 mars 1970 à Niamey, l'Organisation internationale de la Francophonie a 50 ans. Quel bilan dressez vous de son action ? Qu'attendez-vous de la Francophonie ? Quelles doivent être ses priorités ? Que signifie pour vous être francophone ? Rfi vous donne la parole. 

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La langue française à l'honneur sur les antennes de - Radio France

dim, 03/22/2020 - 08:00

Radio France partenaire de la Semaine de la langue française et de la Francophonie du 14 au 22 mars 2020

À l’initiative du ministère de la Culture, la Semaine de la langue française et de la Francophonie invite les amoureux des mots à célébrer chaque année, partout dans le monde, la richesse de notre langue par des lectures, dictées, rencontres, expositions, spectacles et ateliers. Organisée autour du 20 mars, date de la Journée internationale de la Francophonie, la 25e édition de la Semaine se tiendra du 14 au 22 mars 2020 parrainée par Emmanuelle Laborit et Abd al Malik.

La mise en valeur du patrimoine linguistique une des missions essentielles de Radio France

Toutes nos radios contribuent quotidiennement au rayonnement de la langue française, des cultures francophones et de la promotion des langues régionales, aussi bien au travers de rendez-vous spécifiques que d’émissions dans lesquelles écrivains, linguistes, universitaires et artistes sont régulièrement invités.

Cette année de nombreuses émissions, reportages et interviews célébrerons le français au fil de l'eau, thème de cette nouvelle édition. Le reflet de l'eau dans la langue française L'eau, source de la vie, est l'une des premières choses que les hommes partagent au quotidien. Vous en aurez l'eau à la bouche de tant d'expressions francophones et proverbes sur l'eau !

La semaine de la langue française et de la francophonie sur les radios de Radio France sur France Inter

samedi 21 mars à 14h La librairie francophone d’Emmanuel Khérad : es auteurs et des libraires de France, Suisse, Canada, Belgique, évoquent leurs coups de cœur et les livres qui font l’actualité dans leurs pays respectifs

La Librairie Francophone se mobilise pour la semaine de la langue française et de la francophonie et pour les 50 ans de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF)

En solidarité avec l’annulation du salon du livre de Paris, La librairie francophone diffuse un florilège des grands moments passés au cours de ces 10 dernières années au salon depuis le stand de Radio France avec l’antillais Edouard Glissant, la canadienne Anne Robillard, la franco-cubaine Zoé Valdès, la congolaise ex-ministre de la culture Mambou Aimée Gnali, La tahitienne Flora Aurima Devatine et le français Gérard Jugnot.
avec un invité de la direction de « Livre Paris », Jean-Jacques Beineix et Yves Coppens.

sur France Bleu France Bleu Picardie : Spéciale cuisine de 10h à 11h car la cuisine de nos voisins via le tissu associatif amiénois se savoure pleinement. De nombreux invités en lien avec cette journée comme une spécialiste de la langue picarde France Bleu Nord : une journée 100% francophone France Bleu vous laisse les commandes de sa programmation musicale du 20 mars !
Les auditeurs de France Bleu sont invités à voter pour leurs chansons préférées sur francebleu.fr. Les 20 chansons les plus plébiscitées seront diffusées tout au long de la journée. France Bleu Blanc Hits, l'émission : du lundi au vendredi de 20h30 à 22h, Robin Grimaldi met en avant l’actualité des artistes francophones.

Vendredi 20 mars France Bleu part en live 100% français !

sur France Culture

dimanche 22 mars 18h10 - 19h30 : Soft Power par Frédéric Martel
Le français dans le monde, une affaire de langue.
Invité : Olivier Brochet, Président de l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger.
Séquence 2 : Maxime Guedj, à l’occasion de la parution de l’ouvrage Déclic. Comment profiter du numérique sans tomber dans le piège des géants du web ?, coécrit avec Anne-Sophie Jacques

sur Mouv'

Toute la semaine, la stream radio Rap français sera mise en avant à l'antenne et sur le site de Mouv’

vendredi 20 mars : tous les mixes de Mouv’ seront exclusivement francophones. Proposés par les DJs First Mike, Muxxa et Dirty Swift, l’accent sera mis sur le rap français

vendredi 20 mars : les auditeurs débattront sur la thématique de la francophonie dans un Debattle spécial avec Abd Al Malik, parrain de la semaine de la langue française et de francophonie cette année.

Marion Lagardère évoquera l'événement dans une de ses "story" dans Mouv' Actu

Une webradio éphémère de 24 heures de programmes le 20 mars

Outre un dispositif spécial sur nos antennes, Radio France s'associe comme en 2018 et 2019 à l'association Les Médias Francophones Publics (MFP), avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour fêter les cultures francophones dans toute leur diversité à travers une webradio éphémère de 24 heures de programmes.

Cette webradio proposera le 20 mars à partir de 0h00 (heure de Paris) jusqu'au 5 avril un florilège de la manière dont les stations de Radio France, France Télévisions (réseau Outre-Mer Première), France Médias Monde (RFI), RTS (Suisse), RTBF (Belgique), Radio-Canada,  avec la participation de Arte Radio, vous font vivre la langue française dans son usage quotidien mais aussi dans le vaste espace géographique qui est le sien.

Parmi les programmes de cette webradio vous pourrez écouter : Grand bien vous fasse ! Quelques clés pour faire moins
de fautes de français, Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation, Autant en emporte l'Histoire : l'incroyable histoire de l'esclave Furcy qui intenta un procès à son maître, Rapophonie, Interception fête ses vingt ans !,

La marche de l'histoire, Ils ont fait l'histoire : la radio, On n’arrête pas le progrès : les Fables de La Fontaine, Interception : la Réunion, balise musicale de l'océan Indien et bien d'autres émissions...

La Francophonie a 50 ans - TV5MONDE Info

ven, 03/20/2020 - 23:02
[unable to retrieve full-text content]La Francophonie a 50 ans  TV5MONDE Info

Francophonie: les 50 ans de l'OIF vus d’Addis-Abeba, une histoire de trains - RFI

ven, 03/20/2020 - 15:40

Publié le : 20/03/2020 - 14:37

C'était il y a 50 ans jour pour jour. Le 20 mars 1970, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba, le Nigérien Hamani Diori et le Cambodgien Norodom Sihanouk fondaient l'Agence de coopération culturelle et technique, devenue Organisation internationale de la Francophonie en 2005. RFI est allé à la rencontre de deux anciens du rail, à Addis-Abeba.

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de notre correspondant à Addis-Abeba,

Aujourd'hui, quatre-vingt-huit États mettent en avant la langue de Molière dont on estime à 300 millions le nombre de locuteurs à travers le monde. Parmi ces francophones, une poignée d'anciens cheminots éthiopiens. Ils sont les témoins vivants d'une histoire qui s'efface peu à peu aujourd'hui. Une histoire qui a laissé des traces dans la langue amharique où le train n'est autre que le « shemendefer ».

Jouer à la pétanque pour s'amuser

Chaque jour ou presque, monsieur Shemsu a rendez-vous au club des cheminots d'Addis-Abeba. « J'ai mon casier, tout le monde a son casier », nous explique t-il tout en l’ouvrant. Là, sont précieusement conservées ses boules de pétanques. « J'ai commencé à jouer en 1968. » A 74 ans, l'homme est plutôt un « pointeur », celui qui place ses boules au plus près du cochonnet. A la différence du tireur, qui dégomme !

Monsieur Shemsu fait aujourd'hui équipe avec un Français, Thomas, ancien de l'Organisation de la Francophonie et habitué de ces lieux un peu hors du temps.

« C'est un lieu de rassemblement à la fois des francophones et non-francophones. C'est un aspect désuet de l’Éthiopie c'est certain, mais ça a beaucoup de charme, il y a des gens très accueillants et qui jouent très bien aux boules. Donc on vient s'amuser ici et c'est un plaisir. » Casquette sur le crâne, Moges abonde.

Le souvenir de la visite de Charles de Gaulle

« On suit la culture française ici. Il y a un lien entre le club et la culture française. Ici vous vous sentez comme à la maison. Un Français qui vient de n'importe où, il se sent en France. Et pour nous c'est pareil, on garde ce goût pour la France. Ici je me sens francophone, pas à l'extérieur. »

Eric Lafforgue/Corbis/Getty

Nous sommes à quelques encablures de la vieille gare. Celle-là même qui vit arriver le train pour la première fois en 1929, quand Haïlé Selassé n'était encore que le Négus, le roi, Tafari Mekonnen. Le club des cheminots a été déplacé ici il y a huit ans. Mais monsieur Shemsu se souvient bien de ses premières heures, en 1966, lorsque le président français d'alors visita l’Éthiopie.

« Il a même touché mes cahiers avec le roi Haïlé Selassié, les dessins techniques, très jolis, avec une belle écriture. De Gaulle ne m'a pas tutoyé, il m'a vouvoyé : " c'est vous qui avez fait ça ? " et le roi m'a fait un clin d’œil. »

Monsieur Shemsu était à l'époque tout fraîchement diplômé du centre d'apprentissage du chemin de fer franco-éthiopien. Il y a fait 22 ans comme électro-mécanicien. Une grande partie des manuels techniques étaient rédigés en français. C'est donc le chemin de fer qui a créé ce lien avec la langue française. Une langue synonyme de promotion sociale pour les cheminots de l'époque dont certains ont intégré le lycée franco-éthiopien Gebre Mariam.

« J'étais pieds nus au lycée en 1959, le gardien m'a interdit d'entrer parce que la discipline du lycée l'interdisait. C'était une école de riches. Tout le monde me regardait comme ça, moi le fils de jardinier avec mes vêtements déchirés. J'ai franchi cette frontière. »

Amoureux de la langue française

Monsieur Shemsu aime pratiquer la langue. Entre anciens, le vocabulaire technique du train demeure. Autour d'une ou deux bières aussi, les mots vibrent.

« La langue française est l'une des plus riche en grammaire, comme nous, l'amharique, l'arabe. Ce sont trois langues riches. Si vous voyez la différence entre grammaire anglaise et français. Je suis allé en Allemagne j'ai appris l'allemand, c'est n’est pas riche. »

« La Gare », c'est en français dans le texte. Les mots s'affichent en grand sur le fronton de l'ancien terminus. Ils désignent un projet de complexe immobilier luxueux porté par des Émiratis. Au grand désespoir de Moges.

« Le terrain du chemin de fer a été donné pour les Émiratis. Donc demain ou après-demain on peut perdre aussi cet endroit. On ne sait pas. Je ne veux pas. Mais dans cinq on n'aura peut-être plus de francophonie ici. Ça me fait mal de dire ça. »

Et son compère, monsieur Shemsu de conclure, « Le gouvernement français nous a abandonnés. »

Une web radio éphémère célèbre la journée de la Francophonie - RFI

ven, 03/20/2020 - 14:02

À l’occasion de la journée internationale de la Francophonie, le réseau des Médias francophones publics (MFP) met en place une webradio qui va diffuser toute la journée du 20 mars une sélection d'émissions et de reportages. 

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Durant 24 heures à compter du 20 mars minuit, les MFP diffuseront une sélection emblématique de leurs programmes, qui ont en commun de mettre en avant la diversité de la création culturelle francophone : musique, littérature, patrimoine, ... et langue française.

A écouter en cliquant sur le lecteur ci-dessous :

Ces vingt-quatre heures de programmes sont proposées par les radios membres des Médias francophones publics : Radio France (France Inter, France Bleu), la Radio Télévision Suisse (RTS), la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), Radio-Canada, le réseau Outre-Mer 1ère de France Télévisions et la radio mondiale du groupe France Médias Monde, Radio France Internationale (RFI). Avec la participation de France TV Studio (Histodio) et ARTE Radio.

Voici la liste des programmes diffusés (dans l'ordre de passage), à partir de 00 h 00 (heure de Paris), le 20 mars 2019 :

LES RADIOS FRANCOPHONES PUBLIQUES – « Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation » (1/6). Coordonnée par Emmanuel Laurentin (France Culture), cette série documentaire des RFP diffusée pour la première fois en 2009 analysait en les comparant les processus d'émancipation traversés par plusieurs pays africains entre 1958 à 1964. Une coproduction Radio-Canada, RTBF, RTS et Radio France. Episode 1 : la Guinée-Conakry, par Anik Schuin (RTS). [53'56]

RTBF (La Première) – « Transversales au Festival du cinéma de Marrakech ». Une évocation du cinéma africain, et singulièrement du cinéma d’Afrique du Nord, à l'occasion du récent Festival de Marrakech, au Maroc. Sont abordées les questions d'identité de ce cinéma africain auquel Netflix s'intéresse de très près. Le géant américain va d'ailleurs diffuser sa première série africaine en février prochain. Un reportage de Hugues Dayez et Christian Masuy. Transversales est le magazine des rédactions radio de la RTBF. (Diffusé le 11 janvier 2020) [14’59] 

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « L’Oreille est hardie (1/3). Opéra : les Outre-Mer tiennent la note ». Invité : Fabrice Di Falco, chanteur lyrique. L'Oreille a vu... le film Selfie, avec Manu Payet (Jean-Marie Chazeau). Portrait du chanteur Tolaa (Tiziana Marone). L'Oreille a du goût : le mtsolola de Mayotte (Anne Bonneau). Une émission conçue et animée par Patrice Elie Dit Cosaque. (Diffusé le 25 janvier 2020) [26']

RTS (La Première) – « Vacarme : Molière a-t-il perdu sa langue ? (1/5) - Le grand jeu du dictionnaire ». Entre les milieux hip-hop de Vevey et lʹAcadémie française, un souci partagé : comment rendre compte du réel en mots ? Un jeudi matin, lors de la séance de la commission du Dictionnaire de lʹAcadémie, sur le quai Conti parisien, le Secrétaire perpétuel, Hélène CarrèredʹEncausse, décide dans le même geste dʹen finir avec le terme « térébration » et dʹaccueillir « mobicompte ». Quant aux jeunes Veveysans, ils définissent scrupuleusement les mots inconnus de ce quʹils nomment leur « langage ». Un reportage d'Arnaud Robert. (Diffusé le 18 novembre 2019) [26’07]

FRANCE MÉDIAS MONDE (RFI) – « Si loin si proche. Le chemin de fer clandestin au Canada (1/3) : L’Underground, du mythe à la réalité ». « Underground railroad », « chemin de fer clandestin »... Aux États-Unis, ces mots relèvent du mythe, fondateur presque. Mais en Europe, très peu le connaissent. Encore moins savent que le Canada a été au XIXe siècle, un terminus de ce chemin de fer, réseau secret abolitionniste de résistance et de fuite de milliers d’esclaves fugitifs vers le nord de l’Amérique.. Une série de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary. (Diffusé le 10 décembre 2019) [48'30] 

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Speak french (1/5) : académie ». « Speak white » était une injure raciste au Canada anglais jusque dans les années 60, injonction au « parler blanc », où le français était assimilé à la langue d’une population inférieure… Aujourd’hui, alors que la langue française est ringardisée par les décideurs et les influenceurs de tout poil, on lance chaque semaine, moqueur, une nouvelle sommation : speak french ! Une chronique de Jean-Marie Chazeau. [1’] 

ARTE (ARTE Radio) – « La diva de Tombouctou : la cérémonie du Turban par Khaira Arby ». Trois ans après en avoir été chassée par les djihadistes, la légendaire griotte Khaira Arby a fini par revenir à Tombouctou, au nord du Mali. Dans cet enregistrement réalisé à Bamako en 2016, elle nous présente l’une des coutumes festives que les fous de Dieu avaient prohibées : le « Tabaikar », la cérémonie du turban, qui marque le passage de l’enfance à l’âge à adulte. Un documentaire de David Commeillas. (Mise en ligne le 17 mars 2016) [9'33]

RADIO FRANCE (France Inter) – « Grand bien vous fasse ! Quelques clés pour faire moins de fautes de français ». On le sait, les fautes de français sont discriminantes, dans la vie de tous les jours, au travail, à l’école. Ali Rebeihi vous propose de réviser de façon ludique quelques règles d’orthographe, de grammaire et de vocabulaire. (Diffusé le 2 octobre 2019) [51'47]

LES RADIOS FRANCOPHONES PUBLIQUES – « Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation » (2/6). Coordonnée par Emmanuel Laurentin (France Culture), cette série documentaire des RFP diffusée pour la première fois en 2009 analysait en les comparant les processus d'émancipation traversés par plusieurs pays africains entre 1958 à 1964. Une coproduction Radio-Canada, RTBF, RTS et Radio France. Episode 2 : le Congo, par Emmanuel Laurentin (France Culture). [54'00] 

RADIO-CANADA (ICI Radio-Canada) – « On dira ce qu'on voudra : au Festival du voyageur de Saint-Boniface ». Rebecca Makonnen anime une émission spéciale d'une heure consacrée au Festival du voyageur de Saint-Boniface, enregistrée au Centre culturel francomanitobain. Au programme : une prestation musicale et une entrevue avec la chanteuse électro-pop franco-manitobaine Rayannah, le combat des balados qui font voyager avec Marc-André Mongrain, la poétesse Amber O'Reilly et l'humoriste Martin Bruyère, ainsi qu'une discussion sur la création en français au Manitoba en 2020 avec les artistes Stéphane Oystryk, Geneviève Pelletier et Éric Plamondon. (Diffusé le 15 février 2020) [14'27]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Planète Outre-mer (1/5) : l'impact de la pollution des terres sur la faune marine » . « Planète Outre-mer » est une chronique radio quotidienne qui aborde les diverses problématiques environnementales auxquelles sont confrontés les départements et collectivités d’Outre-mer. Une chronique de Caroline Marie, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité. [1’30]

RTS (La Première) – « Vacarme : Molière a-t-il perdu sa langue ? (2/5) - Le féminin lʹemportera ». Cʹest une particularité du français, il ne laisse pas une place triomphale aux femmes. Noms de métiers, accords des adjectifs, la langue est dominée par le masculin au point quʹelle limite lʹimaginaire. Écriture inclusive ou épicène, le grand débat de la féminisation a commencé. Dans les universités, mais aussi dans les entreprises. Un reportage d'Arnaud Robert. (Diffusé le 19 novembre 2019) [25’51]

FRANCE MÉDIAS MONDE (RFI) – « Si loin si proche. Le chemin de fer clandestin au Canada (2/3). Terminus Canada : libres mais pas égaux ». « Underground railroad », « chemin de fer clandestin »... Aux États-Unis, ces mots relèvent du mythe, fondateur presque. Mais en Europe, très peu le connaissent. Encore moins savent que le Canada a été au XIXe siècle, un terminus de ce chemin de fer, réseau secret abolitionniste de résistance et de fuite de milliers d’esclaves fugitifs vers le nord de l’Amérique. Une série de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary. (Diffusé le 10 décembre 2019) [48'30

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Le goût de l’enfance (5/5) : Pascal, à Saint-Pierre-et-Miquelon ». « Le goût de l’enfance » propose des rencontres avec des Francophones de toutes contrées, replongeant dans leurs souvenirs gustatifs. La cuisine, sphère de l’intime, étant le marqueur culturel le plus probant, le plus évident. Autour d’un plat, d’un dessert de fête ou d’un fruit particulier se dessinent des mondes, des liens nouant les générations, et sont soulevées les questions de transmission, d’amour filial et de mutations. Une chronique d'Anne Bonneau. [1’30] 

RADIO FRANCE (France Inter) – « Autant en emporte l'Histoire : l'incroyable histoire de l'esclave Furcy qui intenta un procès à son maître ». En 1817, dans l'océan Indien, un esclave d'une trentaine d'années décida de poursuivre son maître en justice. Pour cette histoire méconnue et pourtant exemplaire, Stéphanie Duncan s'entretient avec le journaliste Mohammed Aïssaoui, luimême auteur de la fiction, réalisée par Michel Sidoroff. (Diffusé le 29 septembre 2019) [49'02]

LES RADIOS FRANCOPHONES PUBLIQUES – « Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation » (3/6). Coordonnée par Emmanuel Laurentin (France Culture), cette série documentaire des RFP diffusée pour la première fois en 2009 analysait en les comparant les processus d'émancipation traversés par plusieurs pays africains entre 1958 à 1964. Une coproduction Radio-Canada, RTBF, RTS et Radio France. Episode 3 : le Mali (le Soudan français), par André Zaleski (RTBF). [53'55]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Comment ça s’écrit : Nathalie Soussana et Jean-Christophe Hoarau ». La « collecteuse » et le directeur musical nous expliquent comment on élabore les livres-CD Comptines du Monde (Didier Jeunesse) sur les Antilles-Guyane ou bientôt la Réunion et l'océan Indien. Ce n'est pas une mince affaire puisqu'ils demandent un an de préparation... Dans un face-à-face avec les auteur.e.s venu.e.s de tous les Outre-mer, ou qui leur portent un intérêt particulier, Dominique Roederer nous propose d’entrer dans leurs secrets de fabrication. (Diffusé le 30 novembre 2019) [13']

ARTE (ARTE Radio) – « Nuits de Kin : une virée musicale dans les rues de Kinshasa ». Dans le quartier populaire de « Sans fil », à Kinshasa, l'orchestre Yaco se réunit au fond d'une arrièrecour semblable à celle d'un village. Les musiciens improvisent sur des instruments de fortune, deux guitares fabriquées sur place et des pieds de chaise métallique en guise de percussions. Et quand passe la fanfare des shégés, les enfants abandonnés, les rues de Kinshasa résonnent comme celles de La Nouvelle-Orléans dans la série Treme. Un documentaire de Geoffroy Heimlich. (Mise en ligne le 16 octobre 2013) [10'27]

RTS (La Première) – « Vacarme : Molière a-t-il perdu sa langue ? (3/5) - Jʹhabitais là-bas, jʹhabite ici ». Pour obtenir un permis de résidence, de travail ou pour être naturalisé Suisse, chacun doit prouver quʹil maîtrise la langue de sa région. Signe de lʹintégration, lʹapprentissage du français en Suisse romande est aussi pour certains migrants illettrés un parcours dʹobstacles et, peut-être, lʹultime discrimination. Reportage lors d'un examen, à Genève, et dans un cours de français pour débutantes. Un reportage d'Arnaud Robert. (Diffusé le 20 novembre 2019) [25’58]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Le goût de l’enfance (1/5) : Mtoro Chamou, à Mayotte ». « Le goût de l’enfance » propose des rencontres avec des Francophones de toutes contrées, replongeant dans leurs souvenirs gustatifs. La cuisine, sphère de l’intime, étant le marqueur culturel le plus probant, le plus évident. Autour d’un plat, d’un dessert de fête ou d’un fruit particulier se dessinent des mondes, des liens nouant les générations, et sont soulevées les questions de transmission, d’amour filial et de mutations. Une chronique d'Anne Bonneau. [1’30]

FRANCE MÉDIAS MONDE (RFI) – « Si loin si proche. Le chemin de fer clandestin au Canada (3/3) : L’Underground, un héritage en partage ». « Underground railroad », « chemin de fer clandestin »... Aux États-Unis, ces mots relèvent du mythe, fondateur presque. Mais en Europe, très peu le connaissent. Encore moins savent que le Canada a été au XIXe siècle un terminus de ce chemin de fer, réseau secret abolitionniste de résistance et de fuite de milliers d’esclaves fugitifs vers le nord de l’Amérique. Une série de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary. (Diffusé le 10 décembre 2019) [48'30] 

RTBF (La Première) – « Dans quel monde on vit ! Les si beaux moments de la Nuit des écrivains ». Les temps forts d'une soirée passée en public au 140 à l'occasion de laquelle Myriam Leroy et Pascal Claude ont reçu Philippe Claudel, Lionel Duroy, Caroline Lamarche, Karim Kattan et Judith Vanistendael. Ainsi que quelques invités surprises : Sharko, Lisette Lombé, Sacha Toorop, Etienne Verhasselt et Isabelle Wéry. (Diffusé le 9 novembre 2019) [52’06] 

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Speak french (2/5) : bilingue ». « Speak white » était une injure raciste au Canada anglais jusque dans les années 60, injonction au « parler blanc », où le français était assimilé à la langue d’une population inférieure… Aujourd’hui, alors que la langue française est ringardisée par les décideurs et les influenceurs de tout poil, on lance chaque semaine, moqueur, une nouvelle sommation : speak french ! Une chronique de Jean-Marie Chazeau. [1’]

LES RADIOS FRANCOPHONES PUBLIQUES – « Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation » (4/8). Coordonnée par Emmanuel Laurentin (France Culture), cette série documentaire des RFP diffusée pour la première fois en 2009 analysait en les comparant les processus d'émancipation traversés par plusieurs pays africains entre 1958 à 1964. Une coproduction Radio-Canada, RTBF, RTS et Radio France. Episode 4 : le Kenya, par François Buguingo (Radio-Canada). [53'58]

RTBF (La Première) – « Viens je t'emmène #3 : avec Jacques Mercier et France Brel à la Fondation Brel, à Bruxelles ». En plein cœur de Bruxelles se trouve un lieu magique dédié à l’un des plus grands artistes que la Belgique ait comptés : Jacques Brel. La Fondation Brel est dirigée par l’une de ses filles, France. C’est elle qui accueille Anne-Sophie Bruyndonckx pour cet épisode d e Viens je t’emmène. Elle est accompagnée par le journaliste et écrivain Jacques Mercier. L’occasion pour lui d’évoquer ses souvenirs avec l’artiste. (Diffusé le 26 décembre 2019) [8’22]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Planète Outre-mer (3/5) : l’outre-mer, ses peuples autochtones et l'environnement ». « Planète Outre-mer » est une chronique radio quotidienne qui aborde les diverses problématiques environnementales auxquelles sont confrontés les départements et collectivités d’Outre-mer. Une chronique de Caroline Marie, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité. [1’30]

RTS (La Première) – « Vacarme : Molière a-t-il perdu sa langue ? (4/5) - Les Romands, ils sont komisch ». Dans le canton de Schwytz, un conseiller dʹÉtat a décidé de renforcer lʹenseignement du français pour éviter que les compétences linguistiques des élèves ne chutent encore. Mais que gagnent les jeunes Suisses alémaniques à maîtriser le français ? Reportage dans une classe où des adolescents se débattent avec la langue de lʹautre. Un reportage d'Arnaud Robert. (Diffusé le 21 novembre 2019) [26’02]

RADIO-CANADA (ICI Radio-Canada) – « Le goût des autres : Chantal Hébert, William Burton et Réjean Ouimet ». La journaliste et chroniqueuse Chantal Hébert raconte ses souvenirs d'enfance et de sa longue carrière. William Burton est un jeune Franco-Ontarien de 21 ans qui a conçu une application, Le Réveil, qui répertorie les activités culturelles en français en Ontario. Réjean Ouimet, directeur adjoint de la fromagerie Saint-Albert, parle de cette fromagerie qui, à 125 ans, est une véritable institution en Ontario. (Diffusé le 3 janvier 2020) [53'15]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Instantanés du monde : dans un rucher marquisien (Polynésie) ». Dans sa petite vallée d’Hiva Oa, Tefa est à la tête de centaines de milliers d’ouvrières. Là, juste en face de chez lui, entre l’église et la rivière, l’apiculteur marquisien mène son cheptel de main de maître : commencé il y a huit ans avec une ruche, son rucher en comporte plus d’une centaine aujourd’hui ! Une affaire qui marche, l’apiculture dans les vallées ? A voir… [19'51] 

LES MÉDIAS FRANCOPHONES PUBLICS – « La Librairie francophone estivale : un tour du monde francophone ». Chaque semaine, ICI Radio-Canada, RTS La 1ère, RTBF La 1ère et France Inter proposent aux auditeurs du monde entier une émission culturelle innovante autour de la culture à travers les livres. Rediffusion d'un numéro de la version estivale de l'émission, qui, de la Nouvelle-Calédonie à La Réunion, en passant par l’Arménie, nous emmène pour un grand tour du monde francophone. Avec notamment : Jean-Marc Turine, Denis Mukwege, Anny Duperey et Arthur H. Un magazine présenté par Emmanuel Khérad. (Diffusé le 18 août 2019) (1h)

RTBF (La Première) – « Aire de repos : avec Arno ». Flamand de naissance, c’est un des derniers grands chanteurs francophones. Ostendais devenu international, il fait sonner, rouler, et tonner la langue française comme personne. Il a chanté l’Europe, Ostende, Bruxelles, la vie, l’amour, la liberté et les yeux de sa mère. Arno est devenu une icône de la belgitude qui s’exporte, mais il a su garder une sincérité désarmante. (Diffusé le 17 août 2019) [45’42]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Le goût de l’enfance (3/5) : Delixia, à la Réunion ». « Le goût de l’enfance » propose des rencontres avec des Francophones de toutes contrées, replongeant dans leurs souvenirs gustatifs. La cuisine, sphère de l’intime, étant le marqueur culturel le plus probant, le plus évident. Autour d’un plat, d’un dessert de fête ou d’un fruit particulier se dessinent des mondes, des liens nouant les générations, et sont soulevées les questions de transmission, d’amour filial et de mutations. Une chronique d'Anne Bonneau. [1’30]

RTS (La Première) – « Vacarme : Molière a-t-il perdu sa langue ? (5/5) - La voix de la French ». Entre eux, ils lʹappellent « la French ». Gaël Kamilindi, comédien genevois dʹorigine rwandaise, est pensionnaire de la Comédie-Française. Dans sa petite loge décrépie, il répète Les Fourberies de Scapin. Que fait un trentenaire venu dʹun peu partout de la langue de Molière, comment se coltine-t-il lʹidée même de classique ? Un reportage d'Arnaud Robert. (Diffusé le 22 novembre 2019) [25’53]

RTBF (La Première) – « Viens je t'emmène #4 : avec Emilie Dequenne et Alice on the Roof au Centre Wallonie Bruxelles, à Paris ». Le centre Wallonie Bruxelles est sans doute le lieu parisien où vous trouverez le plus d’artistes belges : Anne-Sophie Bruyndonckx y a retrouvé la chanteuse Alice on the Roof. Elles ont participé à la semaine « Pleins feux sur Emilie Dequenne », à l’occasion des vingt ans du film Rosetta. (Diffusé le 27 décembre 2019) [8’08]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Instantanés du monde : Sainte-Suzanne (Réunion) ». Permal Govindin Poni nous a quittés récemment, Instantanés du monde se replonge dans les échanges tissés avec lui ces dernières années. Chez lui, à la Réunion, mais aussi en Inde, où l’homme a su se tourner très tôt en quête de racines, de reconnaissance ou, plus simplement, de connaissance et de compréhension… A travers la vie racontée par Monsieur Poni, des années 30 à la Réunion jusqu’à l’Inde des années 70 et d’aujourd’hui, se dessinent les raisons de nos recherches, les fondamentaux de nos vies. Où il est question de valeurs, d’ambition, d’amour, d’esprit et de raison… [19'50]

LES RADIOS FRANCOPHONES PUBLIQUES – « Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation » (5/6). Coordonnée par Emmanuel Laurentin (France Culture), cette série documentaire des RFP diffusée pour la première fois en 2009 analysait en les comparant les processus d'émancipation traversés par plusieurs pays africains entre 1958 à 1964. Une coproduction Radio-Canada, RTBF, RTS et Radio France. Episode 5 : le Togo, par André Zaleski (RTBF). [53'36]

RADIO-CANADA (ICI Musique) – « Rapophonie ». Coproduite et diffusée par les radios jeunes et musicales des MFP (Mouv' pour Radio France, Couleur 3 pour la RTS et Tarmac pour la RTBF), « Rapophonie » est une émission sur le hip-hop issu de toutes les latitudes de la planète francophone. Présentation : Myriam Fehmiu. (Diffusé le 7 février 2020) [59'58]

FRANCE MÉDIAS MONDE (RFI) – « En sol majeur : entre grand-mères et petites-filles ». En Sol Majeur s’est glissé derrière la porte d’une conversation entre trois grand-mères exceptionnelles et leurs petites filles. Trois conversations inter-générationnelles, où l’une questionne l’autre, où l’une ne se souvient plus, où l’une traduit la langue de l’autre... Avec Sarah Maldoror, réalisatrice engagée dans les indépendances africaines, et sa petite fille Clara ; Hélène Cixous, femme de lettres, et sa petite fille adoptive Saranya ; Jeanne Pham Tran, éditrice, et sa grand-mère centenaire, Ama. (Diffusé le 22 décembre 2019) [48'30]

ARTE (ARTE Radio) – « L’amour à la mahoraise : polygamie, trahison et cœur brisé ». A Mayotte, île française dans l'océan Indien, trois femmes et un homme parlent de leurs histoires d’amour polygames. Sans détour et avec dérision, ils racontent la pratique courante de la polygamie, l’importance du mariage, le poids de la religion musulmane, mais aussi le quotidien des couples et des familles. Un documentaire de Laure Chatrefou. (Mise en ligne le 26 avril 2016) [10'16]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Francosphère : avec Walles Kotra » L'émission Francosphère se termine avec celui qui en a été l'initiateur en tant que DG de France Ô et du Réseau des 1ère en Outre-mer. Mais comme le dit Walles Kotra en citant conjointement Jean- Marie Tjibaou et François Mitterrand : « Les mots vont plus loin que les mots. » Il faut donc s'imprégner des derniers mots de cette émission qui jonglent avec les époques, autant celle des coutumes ancestrales kanak que celle de la globalisation. Des mots qui riment avec Anne Bonneau et Jean-Marie Chazeau. [26’37]

RADIO-CANADA (ICI Radio-Canada) – « Les Grands Entretiens : rencontre entre MarieLouise Arsenault et la romancière Antonine Maillet ». « Mon lieu de rêve, c'est celui de ma naissance. » La romancière acadienne Antonine Maillet est fière du village qui l'a vue naître, Bouctouche. Pendant une heure, elle raconte à l'animatrice Marie-Louise Arsenault les péripéties qui ont façonné l'être qu'elle est devenue et revient sur les moments charnières de sa vie : la mort de ses parents, son premier roman, la naissance de son personnage de la Sagouine et son Goncourt. (Diffusé le 28 août 2019) [53'59]

RADIO FRANCE (France Inter) – « Interception fête ses vingt ans ! » Le magazine de reportages de la rédaction de France Inter a fêté ses vingt ans en 2019. Vingt ans de grands reportages au bout du monde (97 pays visités) et au bout de la rue, pour comprendre le monde et son évolution. Et puis, comme le traitement du son est l'un des piliers de ce magazine, on pourra entendre des prises de son réalisées dans des conditions périlleuses ou exceptionnelles ainsi que des moments d'émotion captés au fil des reportages. (Diffusé le 15 septembre 2019) [1h29']

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Le goût de l’enfance (4/5) : Miki, à Tahiti ». « Le goût de l’enfance » propose des rencontres avec des Francophones de toutes contrées, replongeant dans leurs souvenirs gustatifs. La cuisine, sphère de l’intime, étant le marqueur culturel le plus probant, le plus évident. Autour d’un plat, d’un dessert de fête ou d’un fruit particulier se dessinent des mondes, des liens nouant les générations, et sont soulevées les questions de transmission, d’amour filial et de mutations. Une chronique d'Anne Bonneau. [1’30]

ARTE (ARTE Radio) – « Les mains nues : des enfants dans la carrière ». Au bord du fleuve Congo s'étendent d'immenses carrières à ciel ouvert. Des hommes, des femmes et même des enfants y travaillent. Ici, on casse encore la pierre avec des marteaux et des barres de fer. A côté, une entreprise concurrente chinoise attaque le sol à grands coups d'explosifs. Travail des enfants, menace écologique : témoignages forts des mineurs du Congo. Un documentaire de Hadrien La Vapeur. (Mise en ligne le 15 janvier 2015) [12'54]

RTBF (La Première) – « Viens je t'emmène #8 : avec Alex Vizorek, Jérôme Piron et Arnaud Hoedt, au théâtre Tristan-Bernard, à Paris ». Êtes-vous doué en orthographe ? Est-il important, selon vous, de respecter les règles d’orthographe ? Et finalement, l’orthographe, elle-même, est-elle respectable ? Pour deux professeurs belges, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, ces questions ne sont ni barbantes ni tabou ! Ils en ont même fait un spectacle drôle et intelligent coproduit par Alex Vizorek : La Convivialité. (Diffusé le 3 janvier 2020) [8’03]

LES RADIOS FRANCOPHONES PUBLIQUES – « Boulevard des indépendances… des Africains racontent leur décolonisation » (7/8). Coordonnée par Emmanuel Laurentin (France Culture), cette série documentaire des RFP diffusée pour la première fois en 2009 analysait en les comparant les processus d'émancipation traversés par plusieurs pays africains entre 1958 à 1964. Une coproduction Radio-Canada, RTBF, RTS et Radio France. Episode 7 : la Guinée-Bissau, par Anik Schuin (RTS). [53'56]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « L’Oreille est hardie (2/3). Acteurs noirs, sur le devant de la scène ? » Invitée : Sylvie Chalaye, anthropologue, historienne des arts du spectacle Caraïbes/Afrique. Une émission conçue et animée par Patrice Elie Dit Cosaque. (Diffusé le 1er février 2020) [26']

RTBF (La Première) – « Les Carnets francophones : sauver les langues régionales ». Breton, picard, bruxellois ou encore wallon… Que faire pour sauvegarder ces langues régionales, afin qu’elles ne disparaissent pas ? On peut par exemple se mettre dans les pas de Dick Annegarn : le chanteur néerlandais a décidé de collecter un patrimoine qui a parfois tendance à disparaître. Il a donc décidé d'enregistrer les chansons de notre enfance, les chansons de nos grands-parents avec l'association Les amis du verbe. Léo Potier a suivi ces derniers mois la caravane du Verbe de Bruxelles à Mons en passant par Verviers. (Diffusé le 20 avril 2019) [26’47]

ARTE (ARTE Radio) – « La vache et le Peul : chants et sons du Mali ». À l'approche de la saison des pluies, les jeunes Peuls du Mali partent en transhumance pour six mois avec la majorité du troupeau. Les vaches traversent le fleuve Niger vers l'ouest. Au village, les femmes travaillent pour nourrir la famille, et les hommes plus âgés gardent quelques vaches laitières. Le Peul vit au rythme de l'animal. Il accompagne son quotidien de chants et de prières. La légende raconte que Dieu a d'abord créé la vache, puis les Peuls pour accompagner l'animal et le protéger. Une création de Félix Blume. (Mise en ligne le 26 février 2013) [7'13]

FRANCE TÉLÉVISIONS (Outre-mer La 1ère) – « Planète Outre-mer (5/5) : les satellites au secours de la nature ». « Planète Outre-mer » est une chronique radio quotidienne qui aborde les diverses problématiques environnementales auxquelles sont confrontés les départements et collectivités d’Outre-mer. Une chronique de Caroline Marie, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité. [1’30]

Journée internationale de la francophonie : testez vos connaissances en langue française ! - LaDepeche.fr

ven, 03/20/2020 - 08:03

Le 20 mars, l'ONU célèbre la Journée internationale de la francophonie. L'idée est de sensibiliser la communauté internationale à l'histoire, à la culture et à l'utilisation de la langue française.

À cette occasion, La Dépêche du Midi vous propose de tester vos connaissances dans la langue de Molière. Grammaire, orthographe, proverbes ou origines des mots, répondez à nos questions pour connaître votre niveau !

Jubilé de la francophonie avec l'auteure Sandrine Kukurudz - Le Petit Journal

ven, 03/20/2020 - 08:00

L’Organisation Internationale de la Francophonie célèbre cette année son cinquantenaire. À compter de ce vendredi 20 mars  et jusqu’à la fin de l’année, des événements seront organisés aux quatre coins du monde afin de fêter le jubilé de cette organisation dédiée à la francophonie. Notre édition entre dans la danse en publiant dans ses colonnes, des auteurs francophones des États-Unis.

En notre qualité de premier média francophone de part le monde à l’attention des expatriés francophones, avec quelque 67 éditions sur 5 continents, notre édition new-yorkaise a décidé de rendre hommage à la langue de Molière en publiant dans ses colonnes, durant cette période de jubilé, des auteurs francophones installés aux États-Unis. 

Nous commençons en cette Journée Internationale de le francophonie avec Sandrine Kukurudz, auteure et organisatrice de la première « Rencontre des Auteurs Francophones aux Usa ».

Nous vous invitons à lire un passage de son deuxième roman, L’Atelier au fond de la cour.

Il est encore tôt. Paul avait choisi l'une des tables près des fenêtres, proche des grands arbres du jardin. Deux jeunes enfants profitent du doux soleil de cette fin de journée de novembre pour jouer dans le jardin. 

La table est colorée. Les assiettes gourmandes. Les filets de bar sont grillés à souhait, le croquant de la peau contrastant parfaitement avec la chair moelleuse, marinée dans l'huile d'olive du pays, rehaussée de thym frais. 

Paul a choisi un vin du pays léger, qui se boit avec bonheur et qui plonge bientôt chacun dans une sorte de quiétude bien agréable à l'heure où le jour se couche. 

« Maintenant que nous sommes repus et que l'alcool a définitivement apaisé les tensions, je voudrais vous exposer mon projet. 

L'idée est de faire de ce lieu un espace collaboratif de création et de mode. 

Au rez-de-chaussée du bâtiment principal, se trouvera mon showroom et un espace ouvert à d'autres jeunes créateurs fraîchement sortis de l'école. Nous pourrons y faire des présentations, des expositions et inviter nos mentors lors de journées dédiées aux talents de demain. 

À l'étage, j’installerai ma table de travail et mon bureau de style. Mais aussi le cabinet de Paul et pourquoi pas quelques petites sociétés qui seraient ravies de partager l'espace. 

Et puis au fond de la cour, à l'ombre d'un soleil trop persistant et derrière les verrières réconfortantes, l'atelier. 

Celui où l'on découpera, assemblera, et d'où sortiront les prototypes des collections. 

Un lieu de vie emprunt du savoir-faire du passé et tourné définitivement vers demain... 

— Madame s'il vous plaît, remettez-nous une bouteille de ce délicieux vin ! » s'exclame alors Meriem, qui a bien besoin d'une pause dans ce tourbillon de projets plus fous les uns que les autres. 

« Et cerise sur le gâteau... la marque s'appellera : Max & Clara. Je ne voyais franchement pas quel autre nom donner à ce projet après tout ce que j'ai vécu ces derniers mois. 

— J'aime, ma fille ! Samir a souri de toutes ses longues dents, posant sa main d’un geste paternel sur le bras de Clara. 

—  Et Clarisse, qu’en pense-t-elle ?

— Clarisse ? Elle aura son bureau au premier étage ! Elle lance un site marchand de produits de Provence bien sûr et proposera ses recettes maisons à la lavande. Maman garde son petit local rue d’Italie. Elle s’y est attachée mais viendra faire des animations chez Clarisse. Elle me l’a promis ! » 

      Tout parait si facile sur le papier. Comme si l'histoire avait été écrite depuis des décennies pour s'inscrire de la sorte dans le destin de Clara. 

« Ce ne va pas être facile Clara. C'est une lourde tâche et il va falloir bien t'entourer. Comme Max. » rappelle Paul. « Que ce soit dans le choix de tes équipes de réflexion ou de production, mais aussi dans celui du management de ton espace et de ta société. À partir du moment où il devient collaboratif, tu dois pouvoir en gérer tous les aspects. 

— Éric et Paul, puis-je vous demander d’en discuter entre vous ? J'aimerais avoir Éric à mes côtés, du moins en partie, s’il en est d’accord. Après tout, mon projet est aussi né grâce à ma muse préférée. »

Les desserts arrivent en nombre et mettent fin à la discussion en cours. Tarte au citron meringuée, vacherin glacé, croquant au chocolat… Paul n’a pas lésiné sur le choix des desserts. Et chacun de vouloir savourer le reste de la soirée avec la même douceur que celle promise par la farandole de gâteaux que la cuisinière a amenée en personne à ses clients réguliers. 

Samir ne se prive pas de tous les goûter alors que Meriem lève les yeux au ciel. 

« Ne te plains pas d’être obligé de relever les coussins cette nuit pour dormir. 

—   Chaque chose en son temps Meriem. Je profite du plaisir de la gourmandise. Ne gâche pas le moment présent s'il te plaît. » 

La nuit est tombée. Le ciel est désormais parsemé d'étoiles. 

« Ce devait être un peu ça le décor de Max, quand il s'asseyait sur la terrasse de sa maison, près de Déborah, après le dîner. »

Claude n'a pas donné signe de vie à Clara. Il la sait occupée avec son formidable projet. Il essaie de reprendre sa vie en main. Il a acheté un petit appartement non loin du musée de Caumont, cette fabuleuse bâtisse devenue centre culturel, rassuré d'être au cœur de la ville et de son poumon historique. Il tente de réfléchir au sens qu'il va donner à sa vie à présent. Certes il a assisté pendant près de dix ans Max et a appris la gestion d'une telle entreprise à ses côtés. Mais qu'en faire ? 

Comme à son habitude il prépare ses œufs brouillés et se pose devant son écran dans le petit bureau de sa chambre. Ce rituel du matin est une exploration libre sur la toile, à la recherche d'une idée, d'une envie, de ce qui lui permettra de se réaliser à présent. 

Il découvre que Clara lui a envoyé un e-mail de bon matin. Clara. Quelle surprise ! Pourtant il met du temps à ouvrir son message, appréhendant une réprimande, un reproche nouveau, un jugement supplémentaire. Après tout, que pouvait avoir à lui dire Clara qui ne soit la résultante de ses mensonges et sa couardise. 

(…)

Max et Clara voit le jour quelques mois plus tard. Des mois de dur labeur, de travaux fastidieux, de bataille de permis. Des mois de recrutement de talents, de recherches de soutiens institutionnels, de batailles politiques, de constitution des équipes. Chacun a joué sa partie. Paul, Claude, Éric et les autres, enthousiastes de ce projet nouveau d’envergure en ville. 

Il a fallu batailler avec les égos de certains. Il a fallu envoyer des coups de pieds dans des fourmilières trop bien huilées. Il a fallu bousculer les indécis et les réfractaires. Mais au final la bâtisse est prête à vivre ses plus belles heures. 

Ce soir, pour l'inauguration, chaque personne qui compte dans le cœur de Clara a fait le déplacement. Même Marthe a été invitée avec ses enfants. Quelle meilleure occasion que celle-ci de rassembler les moutons égarés. 

Dans la cour, une longue table de bois a été dressée avec délicatesse. 

Clarisse a disposé de petits bouquets de lavande devant chaque assiette. La vaisselle blanche contraste avec la jolie nappe provençale colorée. Dans la seconde cour, le traiteur s'affaire pour que tout soit parfait. Les saveurs locales seront à l'honneur lors du dîner, sous la supervision de la grand-mère, reine des fourneaux. 

Clara aurait pu convier la presse, les notables, ceux qui font la pluie et le beau temps des réseaux mode... pourtant, elle a choisi de n'avoir autour d'elle que des amis, pour partager ce dîner d'exception. Car l'amitié est le bien le plus rare, le plus convoité et comme le rappelle souvent Samir, l'oxygène nécessaire aux cellules humaines pour avoir le privilège de vieillir. 

Michèle est allée parler à Claude pour la première fois depuis son retour. Il a levé les yeux sur sa femme et a esquissé un timide sourire.

« Claude, je t’ai attendu toutes ces années. Je me suis perdue, j’ai traîné ma carcasse sans passion. Je n’ai aimé personne et je suis devenue vieille avant l’heure. Pourtant, depuis que tu es revenu, je n’ai pas cherché à te joindre. Je crois avoir tout simplement réalisé que je t’avais effacé mais que j’avais oublié de m’en informer. Ne le prends pas mal Claude, mais ton retour est une libération. Désormais je sais que je dois rattraper le temps perdu. »

Michèle tend une enveloppe à Claude : « Libère-moi totalement Claude. Tu me le dois bien. Signe cette demande de divorce et commençons à vivre comme des amis. Pour notre salut. Et parce que Clara a besoin de cet équilibre.

— Allons-nous nous revoir ? Moi aussi j’ai tant de choses à te dire.

— Bien sûr Claude. Nous avons toute la vie pour cela. Mon geste de ce soir n’est pas un adieu. Bien au contraire c’est un message de bienvenue. »

Michèle salue avec tendresse Claude, alors que Clarisse au loin, témoin de cet échange, s’en félicite.

Ce soir, au milieu des étoiles, Clara a reconnu Max. Une étoile plus vive que les autres. 

« Je savais bien que tu ne me laisserais pas affronter ce challenge sans toi Max. LeHaïm ! Longue vie à nous ! » déclare Clara en levant son verre vers l'astre le plus lumineux de ce ciel provençal. 

Pour commander les romans de Sandrine Kukurudz

Sandrine Kukurudz

New York, la capitale méconnue de la francophonie - Le Petit Journal

ven, 03/20/2020 - 08:00

Dans la métropole américaine, le français vit, parlé par des communautés diverses. À travers des festivals, des écoles ou des lieux culturels, une poignée de francophones travaillent à mettre la langue de Molière dans la bouche des Américains.

Plus de 80.000 francophones à New York

L'histoire du français à New York a commencé tôt. C'est sans doute en 1524 que notre langue a pour l'une des premières fois résonné sur Manhattan.

Depuis, le roman francophone continue de s'écrire grâce aux soubresauts de l'histoire et des migrations. Car, si New York n'a pas encore de quartier baptisé « Little France » ou « Little Paris » , la métropole a en revanche un « Little Sénégal ». Ce minuscule quartier s'étire sur deux blocs sur la 116e rue dans Harlem. Entre les magasins de produits africains, notre douce langue résonne. Une présence qui nous rappelle que  « 59% des locuteurs quotidiens du français se trouvent sur le continent africain » selon les chiffres de l’Office International de la Francophonie.

« À première vue, la francophonie sur le continent américain, c'est la Louisiane, le Maine ou l'Acadie, mais New York, c'est un peu la francophonie cachée. Des dizaines de milliers de personnes parlent français. » L'analyse est faite par Guillaume Parodi qui vit dans la métropole. Il est l’organisateur, lors du Printemps de la Francophonie en avril, du Festival des 5 continents. L'événement littéraire et culturel, l'un des seuls du genre à New York, est en français et met en avant des auteurs qui écrivent dans cette langue. Mais cette année, malheureusement, il ne se tiendra pas.

Difficile de savoir exactement combien de personnes parlent français à New York, mais selon l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), les locuteurs seraient plus de 80.000.

L'institution basée à quelques rues seulement du siège de l'ONU, sur les rives de l'East River promeut la langue française dans le monde, mais à d'autres objectifs comme nous l'expliquait l’an dernier Patricia Herdt, alors la représentante adjointe permanente « nous avons une mission de paix et de défense des droits de l'Homme, nous travaillons aussi à l'éducation, et à la recherche, et puis nous avons aussi une mission autour du développement durable. » L'OIF regroupe 88 pays, contre 21 en 1970, lors de sa création au Niger. Un développement lié à l'expansion de la langue française dans le monde. Selon les estimations de l'OIF, il y aurait 300 millions de locuteurs francophones sur la planète  (9,6% de locuteurs en plus selon la dernière étude en 2014), la majorité se situant en Afrique. « La Louisiane a adhéré à l'OIF, c'est la première fois qu'un état fédéré entre dans l'Institution. La côte Est des Etats-Unis est très marquée par la francophonie », indiquait Patricia Herdt.

À New York, d’autres initiatives privées tournées vers la francophonie se développent. Sur les réseaux sociaux, le groupe facebook « Comité Américain Des Auteurs Francophones » regroupe près de 450 d’entre eux. Il doit sa paternité à Sandrine Kukurudz, auteure et organisatrice de la première « Rencontre des Auteurs Francophones aux Usa », laquelle aurait du avoir lieu le 22 mai prochain au National Art Club de New York, mais qui est repoussée à une date ultérieure, à cause de la crise sanitaire actuelle. Il faudra un peu de patience aux 25 auteurs qui y présenteront leurs ouvrages.

« How do you say green in french ? »

Et la langue française est de plus en plus apprise à New York. Depuis 2007, des programmes bilingues se développent dans la ville. Le premier, dans une école publique, a été crée à Brooklyn, au sein de l'école PS58. « En 2007, un groupe de familles françaises a milité pour créer ce programme avec l'aide de notre directrice Giselle Gault Mc Gee. 24 élèves ont adhéré, c'était à la fois des enfants français, et des enfants qui voulaient apprendre une autre langue » explique Greer Patterson, l'une des professeurs de l'école. 350 élèves sur les 1000 de l'école sont dans des classes bilingues.  « Nous sommes malheureusement obligés de refuser des élèves, puisque nous avons un nombre limité d'enfants par classe. Nous avons développé des ateliers bilingues pour ceux qui ne peuvent pas suivre nos classes de français. »

La semaine dernière, le Department of Education de la ville de New York a accepté d’ouvrir un nouveau programme français-anglais à compter de la rentrée prochaine, dans l’Upper East Side après que des parents, Stephane Lautner à leur tête, se soient battus pendant presque deux ans. Le père franco-américain était parti d’un constat « quand ma fille est entrée en kindergarten, je me suis rendu compte que dans sa classe, il y avait environ 8 autres enfants francophones alors que c’est une école publique monolingue ». Avec l’aide de quelques parents, mais aussi le soutien de Fabrice Jaumont des Services culturels de l’Ambassade de France à New York, il aura remué ciel et terre pour qu’un nouveau programme bilingue ouvre dans la zone du district 2 du DOE.

Et l'apprentissage peut démarrer tôt. « How do you say green in french ? », la question est posée par l'un des professeurs de « Petits Poussins too » à des enfants de deux ans et demi. Dans cette crèche, les bouts de choux apprennent à la fois le français et l'anglais. Vanessa Handal-Ghenania, haïtienne d'origine est à la tête de ces crèches anglo-françaises à New-York. « Je cherchais une crèche bilingue pour mes enfants, et cela n'existait pas, donc j'ai commencé dans mon appartement. En 4 mois, j'avais 12 enfants dans mon salon. » Face à cette affluence, elle ouvre sa première crèche à Harlem en 2014. « Nous rassemblons 200 familles, et la moitié des enfants ont au moins un parent francophone », indique Marion Ménand, la directrice marketing.

Dans ces établissements qui accueillent des enfants de 3 mois à 4 ans, l'année coûte entre 22.000 et 25.000 dollars par an. « C'est une langue puissante, qui apparaît comme sophistiquée. Les parents qui viennent chez nous recherchent aussi une éducation française, c'est-à-dire disciplinée et avec des valeurs » précise la directrice. Aujourd'hui, elle en gère 4, et ce n'est pas suffisant puisque les parents doivent attendre 6 mois à un an pour avoir une place.

Et si vous avez vraiment peur de ne pas entendre parler français dans les rues de New York, vous pouvez compter sur les touristes français, qui, malgré l’actualité et la période mausade, finiront bien par revenir. Ils étaient 807.000 en 2018 à fouler le sol new-yorkais selon la NYC & Company.

Un très joyeuse anniversaire à l’Organisation Internationale de la Francophonie qui célèbre cette année ses 50 ans. Et notre édition se joint aux festivités !

Article rédigé par Julie Sicot et Rachel Brunet

Reportage Afrique - Ghana: la francophonie a le vent en poupe - RFI

ven, 03/20/2020 - 08:00

Publié le : 20/03/2020 - 00:25Modifié le : 20/03/2020 - 00:25

Les Ghanéens font preuve d’un intérêt grandissant pour la langue française. Encerclé de ses voisins francophones, le Ghana a une place particulière dans la sous-région et la maîtrise du français devient un avantage sur le marché du travail.

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Dès huit heures du matin, les salles de classe sont pleines à l’Alliance française d’Accra. Depuis six ans, le nombre d’élèves augmente à chaque rentrée. Dans ce cours pour débutants, les étudiants sont concentrés sur leurs exercices. Ils ont tous entre 18 et 35 ans, et beaucoup voient avant tout le français comme un avantage sur le marché du travail, comme Pascaline qui prend des cours depuis deux semaines, suite à un échec professionnel.

« Je viens parler français parce que j’ai eu un entretien d’embauche il y a peu, mais ils ont pris quelqu’un d’autre parce qu’il parlait français, et ça m’a motivé à apprendre, explique Pascaline. Donc je suis là, je trouve ça encore difficile, mais je m’accroche parce que je sais quand j’aurai les bases ce sera plus facile », espère-t-elle.

► À lire aussi : Une web radio éphémère célèbre la journée de la Francophonie

Beaucoup d’entreprises recherchent désormais des candidats bilingues. Que ce soit dans la banque, les assurances, les ambassades ou encore les ONG. De plus en plus d’employés ont besoin de maîtriser la langue de Molière.

Des motivations d’apprentissage du français qui évoluent

Madame Savako Jenfy enseigne le français depuis neuf ans, elle donne maintenant des cours spécifiques pour ces travailleurs qualifiés. « On a un cours très tôt le matin à six heures. Ce sont des gens qui travaillent pour des entreprises où il y a des affiliés dans les pays francophones. Soit c’est l’entreprise qui paie ou bien c’est eux-mêmes qui voient l’intérêt d’apprendre, parce qu’ils veulent avancer dans leur carrière ou bien travailler dans un pays francophone », déclare madame Jenfy.

Un constat que partage Daniel Anyitei Sowah, directeur des cours à l’Alliance française. Il a vu les motivations des élèves évoluer au fil des ans. « Nous sommes loin de ces considérations initiales ou les gens disaient “j’apprends le français parce que c’est une belle langue, parce que j’aime le français…” Les gens pensent plutôt au côté purement fonctionnel de la chose », analyse-t-il. Puis d’ajouter : « Je pense que cela est dû aussi à la politique linguistique au Ghana. Le système éducatif maintenant qui fait du français une seconde langue pratiquement obligatoire. »

Malgré tout, seuls 3% de la population ghanéenne parle couramment français. Un chiffre qui devrait augmenter dans les années à venir…

Francophonie, pourquoi notre indifférence ? par Thierry Cornillet et Christian Philip - Opinion Internationale

ven, 03/20/2020 - 08:00

Nous « fêtons » le cinquantième anniversaire de la francophonie en ce 20 mars. 20 mars, dit chaque année « jour de la francophonie ». La Francophonie existe incontestablement au niveau institutionnel à travers l’OIF (dont les membres de plein exercice, associés ou observateurs sont près d’une centaine d’États) et ses opérateurs (par exemple TV5, ou l’Agence universitaire de la francophonie qui regroupe près d’un millier d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche). Mais cela ne doit pas faire illusion. Les budgets de ces organisations sont très faibles et en diminution du fait du désengagement progressif de la France. Et surtout combien de signes en francophonie, et d’abord en France, de recul de la francophonie (de l’utilisation d’expressions en anglais en publicité ou pour des logos, de la multiplication de formations universitaires tout en anglais dans nos grandes écoles et universités, à l’utilisation de l’anglais dans nos entreprises comme langue de travail même entre francophones ou par nos diplomates et hommes politiques…). On nous dit que la démographie encore forte en Afrique va accroître le nombre de francophones, mais encore faudrait-il que ces jeunes africains apprennent puis parlent français demain et qu’ils s’approprient un sentiment d’appartenance à une communauté propre. Pour cela il faut qu’outre leur appartenance à un pays parlant français (mais souvent, pas seulement), qu’ils considèrent que parler français est un atout pour eux. Or telle n’est pas l’évolution constatée. 

Ce XXIème siècle est marqué par la mondialisation et une langue de communication unique, l’anglais. Il ne s’agit pas de s’élever contre ce constat ou de mener une guerre contre l’anglais. Nous devons parler anglais. Mais défendre la francophonie c’est, à travers le français, promouvoir une conception de la mondialisation (une mondialisation qui respecte la diversité linguistique et culturelle), des valeurs (la démocratie et les droits de l’Homme). C’est expliquer que le respect des langues et cultures nationales est le seul moyen de concilier mondialisation et respect des identités de chacun. L’uniformité de la mondialisation conduit au repli sur soi et au populisme que nous voyons se développer dans bien des pays. C’est encore expliquer que connaître plusieurs langues est un atout à bien des points de vue. 

Il est temps de réagir. Il ne s’agit pas d’un combat d’arrière-garde mais de chercher à convaincre que la francophonie est nécessaire. Nécessaire pour que la mondialisation ne se traduise pas par un alignement à travers l’anglais sur un droit (des normes et une jurisprudence), une culture… uniformes. Nécessaire pour que la mondialisation respecte les spécificités des identités propres à chaque aire linguistique et ne pas susciter inévitablement des réactions de repli et plus encore des conflits. Nécessaire même pour défendre les intérêts propres aux pays qui ont le français en partage.

La francophonie ce n’est pas seulement la France mais évidemment pas de francophonie sans la France. Et pourquoi d’autres pays s’engageraient alors encore durablement et développeraient l’enseignement du français si notre pays ne croit plus à cet espace ?

 Certes, pour la première fois, le Président de la République a établi une vraie feuille de route pour la promouvoir… mais il faut bien dire qu’elle ne s’est pas assez traduite en actes, au contraire même (citons l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers sans faire une exception pour les francophones ou les restrictions sans cesse croissantes à l’obtention de visas – à quand un espace Schengen de la francophonie ? -). Préfère-t-on que les futures élites africaines soient formées à Harvard ou Cambridge avec les conséquences de réseaux et de normes qui en découlent ?

Nos élites en général considèrent la francophonie comme une réalité dépassée et défendre la francophonie dans la sphère politique est souvent considéré comme « ringard ».

Nous voulons, en espérant qu’il est encore temps, dire que nous devons nous ressaisir et être actif… Pour ce faire il faut une volonté politique encore plus affirmée au plus haut niveau des États et d’abord en France. À ce propos, supprimer le ministère qui était en charge puis reléguer la francophonie dans les attributions d’un simple Secrétaire d’État auprès du ministre des affaires étrangères en charge d’autres dossiers complexes (commerce extérieur, tourisme, développement) ne peut lui permettre de la promouvoir et ne lui donne aucune compétence sur le territoire français.

Quelle que soit la qualité des titulaires, Ministre ou Secrétaire d’État, le don d’ubiquité n’existe pas !

Nos partenaires, notamment africains, ont besoin d’une « incarnation » au sens étymologique du terme donc d’un interlocuteur identifié et disponible.

Il y a donc le souci de se doter d’un outil approprié au monde moderne sans aucune nostalgie de Foccart et de la France Afrique.

Outre l’action du Président de la République et à défaut d’un ministère de plein exercice, ce qui serait souhaitable, créer un ministre délégué auprès du Premier Ministre permettrait de traiter la problématique dans son ensemble.

En effet la francophonie est une matière horizontale qui dépasse le périmètre de la diplomatie et qui s’appuie sur beaucoup d’autres compétences ministérielles.

Son action de coordination est importante car il existe à minima six francophonies :

1 – La francophonie d’influence : c’est bien sûr l’action diplomatique mais aussi, via les institutions existantes, telles l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Agence Universitaire de la Francophonie, les Alliances Françaises auxquelles il faut ajouter les médias, qui présentent une vision française de l’information parfois bien sûr en langues étrangères (cf. France 24 ) ;

2 – La francophonie culturelle et universitaire : elle conforte et développe l’image de notre pays, attire des jeunes, garantit l’existence de notre droit continental et de nos normes et fait de la France une référence de valeurs ;

3 – La francophonie économique : elle permet dans l’espace francophone de garantir le développement de pays non pas seulement amis mais faisant partie de la même famille (d’où le visa francophone.) Ce développement conjoint profite à tous car on commerce au sein de l’espace francophone et celui-ci peut s’allier pour commercer avec le reste du monde (Made in Francophonie…) ;

4 – La francophonie numérique qui reste à développer et nous ne le ferons pas seuls ;

5 – La francophonie en France : apprendre le français, le maîtriser, le partager est essentiel à notre communauté nationale si diverse ;

6 – La francophonie mondiale : au-delà̀ du partage d’une même langue (les Français sont les seuls unilingues de la francophonie, les autres parlent arabe, wolof, bantou, etc.), la francophonie est l’alliée de la diversité́ linguistique dont elle doit aider au développement. Mais surtout l’action sera différente selon le continent considéré́, par exemple en Amérique du Sud ou en Asie, c’est plus la francophilie qui conduit à la francophonie dont le traitement doit être similaire à celui de l’Afrique.

Nous devons aussi présenter, expliquer la francophonie à nos concitoyens, mobiliser la société civile.

La francophonie est un puissant vecteur de politique intérieure car elle permet de s’adresser à de nombreuses personnes dont elle attire l’attention parce qu’elle est un sujet de réflexion, de préoccupation et d’action pour plusieurs millions de nos compatriotes : Français établis hors de France, binationaux français, collectivités territoriales, organismes consulaires et ordres professionnels, clubs services, organismes humanitaires, monde universitaire, enseignants de français, entreprises exportatrices, etc.

Telle est l’ambition aujourd’hui des Maisons de la francophonie que nous développons en France et au plan international. Le Réseau en constitution se donne cette mission. Telle est aussi celle des associations de collectivités locales qui se donnent pour mission la coopération décentralisée entre pays francophones et la pédagogie sur le terrain basée sur la connaissance mutuelle et les échanges.

Thierry CORNILLET, fondateur de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF). Ancien député national et européen.

Christian PHILIP, Président de la Maison de la Francophonie de Lyon. Ancien représentant personnel du Président de la République pour la francophonie

La francophonie active à Vinh - Le Courrier du Vietnam

ven, 03/20/2020 - 08:00
>>La France, une destination attractive
>>Découvrir le français en douceur avec "Bonjour et bienvenue !"
C’est en 2000 que la petite Lê Diêu Linh a découvert la langue française sur les bancs d’une classe bilingue de l’école primaire Lê Loi dans la ville de Vinh. Comme elle, des centaines d’élèves dans tout le pays découvraient de nouveaux mots, de nouvelles sonorités et émotions.

Linh poursuivit son apprentissage avec sérieux même si l’ambiance des classes bilingues est parfois plus agitée que celle des classes traditionnelles. Elle fit ses études dans le collège qui porte le même nom que son école primaire, puis intégra un établissement prestigieux de la région.

"À Vinh, le Lycée d’élite Phan Bôi Châu propose un cursus bilingue franco-vietnamien depuis 1994. C’est un établissement réputé au Vietnam avec beaucoup d’élèves doués qui remportent de nombreux prix aux concours nationaux et internationaux. Je fais partie de ses anciennes élèves et j’en suis fière", explique Lê Diêu Linh.

Étudier dans ce lycée, c’est l’assurance de pouvoir viser loin et de frapper à la porte de nombreux établissements d’enseignement supérieur au Vietnam ou dans les pays francophones. C’est ainsi que Diêu Linh, qui s’intéressait depuis longtemps aux sciences économiques, fit le choix de l’Est de la France et plus précisément de l’Université de Lorraine à Nancy. Il n’est pas fréquent de parler de cet établissement qui n’a pas la même aura que d’autres universités françaises plus côtées. 

Conversations en français autour d’un bon café.
"Nancy est une ville ancienne où la vie est tranquille et j’ai toujours aimé y vivre. Sa faculté d’économie est très bien organisée et la formation dispensée, parfaitement adaptée à mon niveau. Je ne regrette pas d’y avoir passé cinq ans", aime à rappeler Diêu Linh. Elle y décrocha brillamment une licence en gestion économique puis un master en gestion et finance.

Elle avait réalisé son rêve d’enfance : découvrir et comprendre la France et les Français ainsi qu’apprendre une discipline qui lui donnerait les clés du succès. C’est là que le parcours de Diêu Linh est remarquable : elle décida de revenir dans sa ville natale. Secrètement, elle voulait aussi revoir son ancien lycée et rencontrer les nouveaux étudiants...

L’envie d’ouvrir un café

"Quand je suis revenue à Vinh, j’ai aidé les élèves de mon ancien lycée à organiser la Fête de la Francophonie. J’ai été très heureuse de voir qu’ils avaient beaucoup d’idées et d’imagination. Ils avaient un bon niveau de français et pouvaient raconter la vie de personnalités connues comme Coco Chanel par exemple. Je fus même surprise de voir qu’ils avaient composé une comédie musicale", témoigne notre diplômée francophone.

On comprend mieux ainsi l’importance du Centre de la francophonie de Vinh pour Diêu Linh qui y retrouvait l’ambiance francophone qu’elle n’avait finalement jamais quittée. À Nancy, elle avait été touchée par le charme des jolis cafés bien décorés et attachants. Elle s’est dite alors qu’elle pourrait créer son propre espace pour accueillir ses amis francophones et les touristes. Son café vit le jour et prit le nom de "Luxe Paris café boutique" suivant le concept simple mais efficace d’un "coin de France dans chaque tasse de thé ou café, part de gâteaux et chanson française".

Le "Luxe Paris café boutique", un nouvel espace francophone à Vinh, province de Nghê An (Centre).
En décembre dernier, Diêu Linh fut honorée de voir son café devenir partenaire de la fête de Noël organisée par le Centre de la francophonie de Vinh. Au "Luxe Paris café boutique", tout ce qui se trouve sur la carte fait penser à la France (gâteaux au chocolat, macarons, croissants) mais le style vietnamien n’est jamais très loin. C’est ce mélange qui fait le succès de ce commerce. Le "Luxe Paris café boutique" a aussi pour vocation d’accueillir les jeunes candidats aux études en France.

"J’organise des cours pour les élèves qui rencontrent des difficultés dans la prononciation ou ceux qui veulent découvrir le français", précise-t-elle. Chaque année, le "Luxe Paris café boutique" accueille aussi les volontaires français qui travaillent au Centre de la francophonie. Diêu Linh y a croisé Camille et Marco l’année dernière. Et cette année, c’est au tour de Zoé, Nina et Victor qui sont tous trois de fidèles clients. Ils trouvent ici l’ambiance parfaite pour préparer leurs leçons et corriger les devoirs. 

"J’ai un dernier rêve à réaliser, celui d’accueillir l’ambassadeur de France !", conclut, avec des étoiles dans les yeux, notre dynamique chef d’entreprise. Alors, nous transmettons ce message à qui de droit.

Mounir Mouakhar, Président CPCCAF : « La Francophonie peut et doit jouer un rôle (...) - AfricaPresse.Paris

ven, 03/20/2020 - 08:00

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Propos recueillis par Alfred Mignot et Thomas Radilofe, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica | @TRadilofe

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Si l’évolution de la pandémie le permet, l’année 2020 verra plusieurs grands événements consacrés à l’Afrique, notamment le Sommet Afrique-France, initialement prévu en juin à Bordeaux, et le Sommet du 50e anniversaire de la Francophonie, qui est annoncé en décembre à Tunis. De quelle manière la CPCCAF prévoit-elle d’y participer ?

Mounir Mouakhar – La CPCCAF entend prendre sa part aux grands événements dédiés au développement du Continent africain, à commencer par le sommet Afrique-France, initialement prévu en juin à Bordeaux. Nous serons ainsi présents sur un stand à la Cité des solutions, qui, à côté du sommet des officiels, sera le grand salon consacré aux projets, ainsi qu’aux savoir-faire pour la ville et les territoires durables. Nous veillerons alors à y mettre en valeur les opportunités foisonnantes de nos pays d’Afrique francophone.

Aussi, en amont de ce grand rendez-vous, la CPCCAF a organisera la XIVe édition des Ateliers de la coopération consulaire, qui seront aussi centrés sur les discussions liées à la mise en oeuvre des différents programmes d’action adoptés par notre Assemblée générale – la prochaine AG de la CPCCAF étant normalement programmée pour les 12 et 13 novembre, à Bamako.

Au mois de décembre, la CPCCAF devra également être présente au Forum de la francophonie économique, qui sera organisé à Tunis, au lendemain du Sommet de la Francophonie, uniquement réservé aux chefs d’Etat et de gouvernement. Dans ce cadre, seront abordées des questions importantes comme celles relatives au développement du numérique et des nouvelles technologies dans les pays africains francophones.

Nous sommes en effet conscients que de nombreux progrès restent à accomplir dans ces domaines : l’Afrique, dans sa globalité, ne représente en effet aujourd’hui que 1,7 % de la valeur mondiale des mégadonnées (data), qui s’élevait à 7 000 milliards de dollars en 2018. La marge de progression est donc énorme pour le Continent africain, comme d’ailleurs pour l’Europe.

La CPCCAF espère donc, cette année, pouvoir mettre en lumière les richesses de l’espace africain francophone et, pour cela, elle continue résolument à oeuvrer pour le développement de son potentiel économique.

Justement… quelles sont les initiatives propres à la CPCCAF pour développer le potentiel économique des pays africains francophones ?

Mounir Mouakhar – Avec le programme Archipelago – qui est intégralement financé par la Commission européenne, dans le cadre du Fonds fiduciaire d’Urgence de l’Union européenne pour les migrations – nous travaillons à améliorer l’employabilité des jeunes, en contribuant, dans douze pays africains du Sahel et de la région du lac Tchad, au développement de capacités de formation professionnelle et entrepreneuriale.

Aussi, pour pallier le déficit en matière d’accès à l’information économique sur le Continent, la CCI de Tunis a développé la plateforme électronique Africa Trading par le biais de laquelle, la CPCCAF cherche à valoriser les formidables opportunités qui existent dans les pays africains francophones. Par ailleurs, nous prévoyons de lancer bientôt la plateforme Franco-Fil qui servira utilement à connecter les entrepreneurs et opérateurs économiques francophones.

Nous savons bien que beaucoup de choses restent encore à accomplir, particulièrement autour de ces questions d’employabilité des jeunes et de développement de l’entrepreneuriat. Pour cela, la CPCCAF compte redynamiser la relation francophone, car elle est convaincue que la Francophonie peut – et doit – jouer un rôle important dans le développement économique de l’Afrique.

Lors de votre déplacement à Paris, vous avez rencontré plusieurs partenaires de la CPCCAF, notamment le Fonds d’investissement d’impact I&P et le le Conseil français des Investisseurs en Afrique (CIAN). Quelles coopérations envisagez-vous de développer avec eux ?

Mounir Mouakhar – La CPCCAF cherche toujours à être en synergie avec les différentes structures qui travaillent sur l’Afrique, avec l’Afrique. L’idée, c’est en effet d’établir des axes de coopération, sur un ensemble de thèmes, afin d’œuvrer collectivement au développement de l’économie francophone.

Concernant notre programme Archipelago, un fonds à impact comme I&P peut intervenir dans le financement des 20 projets de formation professionnelle et entrepreneuriale qui verront le jour, afin de compléter les 15 millions d’euros déjà octroyés par la Commission européenne pour les services mis en oeuvre.

Par ailleurs, avec I&P et le CIAN, nous ambitionnons de bâtir un nouveau programme Archipelago, au diapason des nouvelles orientations stratégiques de la Commission européenne, qui sont le climat, le numérique et la sécurité. Nous comptons présenter ce nouveau programme en octobre, à Bruxelles, à l’occasion du Business Forum qui se fera pendant le prochain sommet Union européenne-Union africaine.

Quelles préconisations formuleriez-vous à l’adresse des pouvoirs publics pour que l’espace économique francophone – qui représente 16 % du PIB mondial - se développe davantage ?

Mounir Mouakhar – Il faut que les pouvoirs publics apportent un soutien plus net à la CPCCAF, de même qu’aux structures qui composent notre réseau de coopération, qui sont soumises à de très fortes contraintes financières et également logistiques.

Nous rappelons en effet que le secteur privé a un rôle économique et sociétal important à jouer dans l’espace africain francophone – notamment sur les questions liées à l’employabilité des jeunes, à l’égalité homme/femme ou encore au numérique... qui reposent sur les entreprises et les structures qui les accompagnent, mais pour lesquelles le soutien moral et financier des responsables politiques est indispensable. Ainsi, alors même que les anglophones sont très actifs sur le Continent africain, nous devons veiller à unir nos forces et faire bloc autour de la francophonie.

Pour terminer, un mot sur la Tunisie, votre pays… où l’on observe que nombre d’opérateurs économiques semblent « redécouvrir » l’Afrique. Votre perception de ce renouveau d’intérêt ?

Mounir Mouakhar – La Tunisie ne s’est jamais défaite de l’Afrique et a, depuis longtemps, une politique africaine. Les Tunisiens sont Africains et le demeureront toujours. Par ailleurs, historiquement, c’est la Tunisie – qu’autrefois on appelait en arabe « Ifriqiya » – qui a donné son nom au Continent.

Aujourd’hui, de nombreux hommes d’affaires tunisiens sont disséminés en Afrique et disposent de connaissances solides sur le marché africain. Notre secteur privé y est bien implanté… mais il nous paraît important d’établir à l’avenir une coopération triangulaire Afrique-Tunisie-France. Car nous avons la conviction que cette association serait bénéfique pour les trois parties et contribuerait à faire prospérer le Continent.

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LIENS UTILES

- Site de la CPCCAF : https://cpccaf.org/

- Site FRANCO-Fil : https://franco-fil.org/accueil

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50 ans de l'OIF : la Francophonie et la France [LeMémo] - TV5MONDE Info

jeu, 03/19/2020 - 20:14

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a 50 ans. Elle a été créée par la Convention de Niamey le 20 mars 1970. Chaque année est célébrée « la journée internationale de la francophonie ». 5e langue mondiale, le français est parlé par 300 millions de personnes sur les cinq continents et par 59 % des habitants en Afrique. En 2010, TV5MONDE s'est rendu à l'École normale supérieure de Paris à l'occasion de l'ouverture de la Semaine de la Francophonie. Invité de cet évènement : Abdou Diouf, secrétaire général de l'OIF de l'époque.

20 Mars 2020 : une webradio pour célébrer la journée de la francophonie - RTBF

mer, 03/18/2020 - 08:00

Dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie, l'organisation Les Médias Francophones Publics (Les MFP) vous propose une webradio spéciale pour fêter les cultures francophones dans toute leur diversité. Une sélection de programmes emblématiques des radios membres des MFP à écouter le 20 mars sur cette page et sur les sites des médias partenaires.

Chaque année, à la date du 20 mars, est célébrée la Journée internationale de la Francophonie. À cette occasion, les 300 millions de francophones sur les cinq continents fêtent leur langue en partage et la diversité de la Francophonie, à travers des concours de mots, des spectacles, des festivals de films, des rencontres littéraires, des rendez-vous gastronomiques, des expositions artistiques...
 

Avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les radios membres des Médias Francophones Publics ont décidé de s'unir comme l'an passé pour vous proposer durant vingt-quatre heures une nouvelle sélection de leur programmes, qui ont en commun de mettre en avant tous les domaines de la création culturelle francophone : musique, littérature, patrimoine... et langue française, bien sûr.
 

Ces vingt-quatre heures de programmes vous sont proposées par les radios membres des Médias Francophones Publics : Radio France (France Inter, France Bleu), la Radio Télévision Suisse (RTS), la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), Radio-Canada, le réseau Outre-Mer 1ère de France Télévisions et la radio mondiale du groupe France Médias Monde : Radio France Internationale (RFI). Avec la participation de France TV Studio (Histodio) et ARTE Radio.

La programmation complète de la webradio

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Les 50 ans de l'OIF: un anniversaire en berne - L'Express

lun, 03/16/2020 - 08:00
OIF

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Élue contre la Canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean, celle qui a pris la tête d’une structure visant à promouvoir la langue française n’en serait pas la meilleure ambassadrice selon de nombreux experts. Louise Mushikiwabo est largement identifiée au gouvernement rwandais, dont le régime défie des droits fondamentaux.

C’est aussi un pays qui a remplacé le français par l’anglais comme langue obligatoire à l’école, qui en a fait sa langue officielle, et qui a par ailleurs adhéré au Commonwealth.

De son côté, Louise Mushikiwabo n’y voit aucune contradiction: «L’anglais, c’est aujourd’hui la langue de la Silicon Valley, de la technologie, de la recherche, des réseaux sociaux. C’est une réalité et, par ailleurs, l’essentiel de l’activité économique du Rwanda se fait avec l’Afrique de l’Est», expliquait-elle au journal français Le Monde, peu après sa nomination.

Coopération culturelle et technique

Pourtant, depuis toujours, l’OIF (qui fut d’abord l’ACCT, l’Association de la coopération culturelle et technique) s’assigne une mission claire: promouvoir le français et surtout, développer des liens et intérêts communs entre les pays qui ont la langue de Molière en partage.

C’est toute la philosophie prônée au début des années 60 au Niger, où l’homme politique nigérien Hamani Diori, premier président de la République du Niger (1960-1974) avec le Sénégalais Léopold Sedar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba et le Cambodgien Norodom Sianouk défendent une Francophonie politique et institutionnelle.

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