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Afrique: le futur de la langue française s'écrit de l'autre côté de la Méditerranée - L'Opinion

jeu, 07/18/2019 - 12:45
[unable to retrieve full-text content]Afrique: le futur de la langue française s'écrit de l'autre côté de la Méditerranée  L'Opinion

Le français est une langue africaine et le sera de plus en plus au cours de ce siècle. Le constat peut sembler contre-intuitif, c'est pourtant grâce à cette réalité ...

Colloque international "Francophonie et langues migrantes" - Fabula

jeu, 07/18/2019 - 09:22

Université Sultan Moulay Slimane, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines - Beni Mellal

Colloque international "Francophonie et langues migrantes"

Le Laboratoire de Recherches Appliquées sur la Littérature, la Langue, l’Art et les Représentations Culturelles et la Chaire Francophonies / Migrations (CERES ICT -  France) organisent, les 23 et 24 mars 2020, un colloque international sur le thème « Francophonie et langues migrantes ».

                                                     Argumentaire

Le français n’est pas la langue unique dans les pays francophones, ce qui rend différents ou complexes les rapports entretenus avec cette langue. En effet, dans un pays où le français n’est pas une langue nationale, il se trouve soit dans un rapport de conflit, soit dans une situation de contact avec d’autres langues. L’espace francophone est une sphère où se côtoient plusieurs systèmes linguistiques et par conséquent, plusieurs cultures et plusieurs identités. Cette pluralité linguistique, culturelle et identitaire protéiforme s’est développée à travers l’Histoire et a donné naissance à des situations linguistiques variables d’un pays à un autre. Ces langues, qui cohabitent, se sont installées de différentes manières - colonisation, voisinage, commerce, immigration -  et ont donné naissance à des politiques linguistiques distinctes. Certes, si certains locuteurs développent deux facettes de leur personnalité selon qu’ils sont dans des situations formelles ou informelles, les multi-ethnies, à leur tour, peuvent diviser de la même manière les répertoires linguistiques d’autres locuteurs. Le Maroc est l’exemple de cette situation puisqu’il y coexiste quatre langues dont deux, l’arabe classique et le français qui, ayant été introduites de manières différentes, ne peuvent être considérées chronologiquement comme les langues premières des Marocains. Si l’arabe a atteint une sacralisation grâce à l’islamisation, le rapport au français, même largement pratiqué, reste le centre de tensions et de stigmatisation en raison de son lien à la colonisation et peut-être aussi par la manière dont sa littérature véhicule l’esprit critique.

En revanche, même si les langues qui coexistent sont réparties politiquement, elles se voient  fortement affectées puisqu’elles s’interpénètrent dans la communication quotidienne, en particulier avec les langues maternelles, restées le plus souvent orales. 

De ce fait, le statut de la langue française varie à travers le monde, ou à travers tout l’espace francophone, de langue nationale à langue officielle. La langue française peut également être perçue, suivant les contextes  historiques et géopolitiques, comme première, seconde ou troisième langue étrangère. Cette situation de cohabitation en se métissant avec les langues originelles a donné naissance à différents « français » et marque ainsi un phénomène que l’on peut qualifier de migration linguistique. Ces changements ne sont pas dus uniquement à la coexistence des langues officielles, mais aussi aux langues enracinées depuis des siècles et à celles dites récentes ou migrantes. Ceci permet de comprendre l’influence des facteurs internes et externes sur une langue.

L’Homme entretient des rapports particuliers avec sa langue du fait qu’elle coïncide avec sa prise de conscience du monde dans lequel il vit  ;  elle reflète à la fois idées et identité, ainsi que la manière dont un groupe de locuteurs parle et permet de saisir la façon dont ces individus se perçoivent eux-mêmes et celle dont ils perçoivent les autres. S’ils réussissent à apprendre une nouvelle langue et à s’approprier de nouvelles formes, ils développent de nouvelles façons de parler, imprégnées de leurs  langues maternelles. C’est dans ce sens qu’on distingue les français d’Europe des français exportés. Ces distinctions sont fondées sur différents facteurs linguistiques et culturels.

 De même, les nouveaux arrivants dans un espace apprennent la langue du pays accueillant pour accélérer leur intégration et réduire le sentiment d’insécurité. Ils développent, en parallèle, des tournures originelles leur permettant de se reconnaître dans leur groupe et de conserver les caractéristiques de leurs communautés. Ces différentes colorations qu’acquiert la langue française à travers le monde, essentiellement dues aux divergences ethniques, historiques, politiques, linguistiques et éducatives des pays en question qui peuvent entraîner quelques problèmes et difficultés, et parfois des oppositions à propos de la vernacularisation, de l’hybridation et de la relation avec la norme ou les normes. 

Si l’on parle d’une francophonie politique et institutionnelle, l’on distingue aussi une francophonie littéraire et culturelle qui se proclame un outil de communication interculturelle. En fait, il s’agit des littératures francophones que l’on ne peut considérer comme de simples annexes de la littérature française. Il s’agit aussi d’une production authentique née du mélange d’une identité, d’une langue, d’une Histoire, d’un rapport particulier à la société et au monde. 

Cette pluralité d’horizons culturels, qui transparait  à travers la variation et la variété des œuvres littéraires, se répercute sur la langue d’écriture. En effet, l’écrivain migrant se trouve entre deux langues et doit, de ce fait, effectuer un choix entre sa langue maternelle et celle adoptée, voire s’engager dans une troisième voie en lien avec son bagage linguistique personnel. Cela implique une translation culturelle et une mouvance identitaire qui permettent de nourrir la création littéraireet nous invite également à réfléchir sur la langue d’usage. Effectivement, en choisissant d’écrire dans la langue de l’Autre, l’auteur effectue les transferts culturels lui-même, alors qu’en choisissant sa langue maternelle, il laisse cette tâche au traducteur d’où le dilemme entre ce qui peut être transféré et ce qui relève de l’intraduisible. Cependant, il ne faut pas négliger l’apport considérable de la traduction dans l’ouverture à la connaissance d’autres cultures, laquelle traduction participe au rayonnement, non seulement de l’auteur traduit, mais également de son origine. Il n’est qu’à penser à la littérature russe admirée dans le monde entier ou encore à Naguib Mahfouz qui serait demeuré ignoré, en dépit de son prix Nobel, sans l’œuvre des traducteurs.

Ce colloque international Francophonie et langues migrantes est l’occasion de considérer la francophonie dans ses dimensions linguistique, historique, didactique, sociologique et littéraire. Il sera structuré autour des thèmes suivants :

Francophonie et langues en contact ; Identités francophones et idéologies ; Diversité linguistique et justice sociale ; Éducation dans des sociétés linguistiquement diverses ; Littératures migrantes et traduction ; Francophonie littéraire à l’épreuve de la diversité ; Traductions et spécificités linguistiques. 

*

Soumission des participations : Remplir le formulaire ci-joint :

https://forms.gle/s1CC5wu6af4KbaS28

- Date limite d’envoi des propositions :  1er novembre 2019. 

- Retour des propositions aux auteurs : 20 novembre 2019.


- Envoi des communications complètes : 29 février 2020. 

- Date du colloque : 23 et 24 mars 2020.

- Langues du colloque : français, anglais et arabe.


Après avis du comité scientifique, la publication d’un volume sur le thème « Francophonie et langues migrantes » sera prise en charge par la Chaire Francophonies / Migrations (CERES ICT). 

Adresse du colloque : francophonielanguesmigrantes@gmail.com 

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Coordinateurs du Colloque : 

Mounir OUSSIKOUM : Université Sultan Moulay Slimane

Bernadette REY MIMOSO-RUIZ : Institut Catholique de Toulouse

Quel état de la formation infirmière dans les pays francophones ? - Infirmiers.com

jeu, 07/18/2019 - 08:52
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Le Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l’espace francophone (SIDIIEF) a publié un rapport intitulé "L’état de la formation infirmière dans différents pays francophones – 2018". 14 pays (soit 41 % des pays membres du SIDIIEF) ont répondu à l’appel. Les données recueillies portent, d’une part, sur le cadre législatif de la profession dans les divers pays concernés et, d’autre part, sur la formation initiale, la formation post-diplôme ainsi que la formation des 2e et 3e cycles universitaires. On fait le point.

 différences et similitudes à travers 14 pays francophones

"Des 14 pays qui ont répondu aux questions, seulement six (Burkina Faso, Cameroun, Canada-autres provinces et Québec, France, Liban et Roumanie) ont un ordre professionnel infirmier et l’adhésion des infirmières et infirmiers y est obligatoire".

Parmi les principaux constats, le rapport relève une tendance vers la formation universitaire des infirmières et des infirmiers dans tous les pays francophones qui incite à reconnaître l’importance de la concertation et des prises de position internationales. Le SIDIIEF rappelle ainsi l’importance de poursuivre les efforts stratégiques et de brosser un portrait de l’état de la formation de manière périodique et souligne que l’un des enjeux qui pourrait être examiné dans le futur serait le développement de la compétence numérique des infirmières et la préparation des enseignants au changement de paradigme dans la formation.

Vers une harmonisation du niveau de formation ?

D’autre part, l’évolution de la formation dans les pays qui ont un double niveau de formation initiale, une situation qui s’est ancrée avec le temps, serait à suivre, précise le rapport. Il pourrait être intéressant de croiser les situations semblables et de proposer des pistes communes d’évolution vers la formation universitaire, dans le respect de chacun des pays. En effet, il existe toujours deux niveaux différents (un universitaire et l’autre, non) de formation initiale dans trois des pays ayant répondu à l’enquête : la Belgique, le Canada-Québec et le Liban. Ce fait s’ajoute aux constats précédents qui indiquent le difficile passage de la formation de 1er cycle universitaire obligatoire pour toutes les infirmières de la francophonie, comme le recommandait le SIDIIEF dans son mémoire de 2011 : de statuer sur le niveau universitaire de bachelier/bachelor/licence en sciences infirmières comme condition d’entrée à la profession infirmière.

La formation en sciences infirmières au niveau universitaire reste limitée dans les pays francophones.

En second point, le rapport note un intérêt grandissant pour la pratique infirmière avancée qui se concrétise par un soutien des diverses instances, tant pour l’ouverture de programmes de maîtrise/master que pour la législation et la reconnaissance des diplômées de ces programmes. Il y aurait lieu de s’assurer que l’ensemble des nouvelles infirmières reçoivent une formation de premier cycle universitaire (baccalauréat/bachelor/licence) afin de répondre aux exigences des besoins de santé et de soins des populations ainsi qu’aux besoins de recrutement pour la pratique infirmière avancée.

Enfin, toujours d’après le rapport, la discipline infirmière s’ancre dans la francophonie au fil de la préparation universitaire d’un plus grand nombre d’infirmières. Elle s’observe par la recherche infirmière diffusée dans des revues scientifiques autant en français qu’en anglais et par la structuration en vue de l’ouverture de nouveaux programmes de doctorat en sciences infirmières. Il importe que ce développement se réalise en interdépendance entre pays afin de maintenir des standards de qualité équivalant aux autres disciplines.

Il importe que le développement [de la discipline infirmière] se réalise en interdépendance entre pays afin de maintenir des standards de qualité équivalent aux autres disciplines.

Note

L’état de la formation infirmière dans différents pays francophones – 2018, sous la direction de Jacinthe Pepin, infirmière, Ph. D., professeure titulaire, directrice du CIFI et présidente du Conseil consultatif sur la formation infirmière du SIDIIEF, Étude réalisée pour le SIDIIEF par le Centre d’innovation en formation infirmière (CIFI) et la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal. Téléchargez le document en PDF.

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[9èmes Jeux de la Francophonie 2021] RDC : Bruno Tshibala passe à l'action ! - Journal la Prospérité

jeu, 07/18/2019 - 01:09

*La 9ème Edition des jeux de la Francophonie se déroulera à Kinshasa, il n’y a plus aucun doute là-dessus. Mais, pour une bonne réussite de ce grand rendez-vous francophone, la République Démocratique du Congo devra suffisamment se préparer au préalable.

C’est la raison de la visite d’inspection du Premier ministre, Bruno Tshibala, ce mercredi 17 juillet 2019, à la Foire Internationale de Kinshasa, lieu choisi jusque-là comme l’un des sites ciblés de cet événement international de grande envergure. Des gros efforts sont à fournir certes, mais le «Saint Brutshi» y croit fermement et compte sur l’appui de l’ensemble des congolais mais également de tous les pays membres de la Francophonie. Faut-il rappeler que la RD. Congo sera le premier pays de l’Afrique Centrale à accueillir ces jeux.

‘’Je suis venu me rendre compte personnellement de l’état dans lequel se trouve la FIKIN et avoir une idée de ce qu’il va falloir faire pour non seulement sa réhabilitation, mais aussi, sa modernisation totale‘’, a laissé entendre Bruno Tshibala, visiblement très confiant. Les différentes manifestations politiques, évangéliques ou organisations funéraires devront bientôt connaître une pause sur ce site, pour faire de la place aux travaux de réfection.
Très impliqué dans les démarches de l’organisation de ces jeux à Kinshasa depuis le début, Bruno Tshibala reste actif dans ce processus. Accompagné de quelques membres de son Cabinet et du staff de la Fikin, il a effectué le tour complet des lieux pour réellement se mettre au parfum de l’état dans lequel se trouvent les édifices et espaces devant abriter les 9èmes Jeux de la Francophonie en 2021.

Un jour avant, au Jardin des Premiers, il a solennellement annoncé la tenue effective de ces jeux à Kinshasa, la capitale et salué l’expertise avérée et le sens du dévouement des Membres de la Cellule Technique qui, sous l’encadrement du Ministre de la Coopération et du Développement, a su élaborer et présenter au Comité International des Jeux de la Francophonie, dans les délais, le 14 juin 2019, un dossier bien ficelé de la candidature de la RD-Congo.
Un challenge difficile mais pas impossible à relever pour le pays, estime Bruno Tshibala qui compare ces jeux aux multiples défis que la RDC a pu relever pour l’organisation effective des élections générales du 30 décembre 2018 dont il était l’une des pièces motrices. ‘’Nous avons organisé les élections de 2018 avec nos propres moyens. C’est ce que nous allons faire aussi avec les Jeux de la Francophonie. Toutefois, à la différence des scrutins du 30 décembre 2018, la RDC ne va pas faire cavalier seul. La contribution de 88 pays membres de la Francophonie et de la France pour la réussite totale de ces jeux n’est pas exclue‘’, a-t-il soutenu. Homme de principe et de foi, Bruno Tshibala reste convaincu de la réussite de rendez-vous mondial.
Il souhaite, cependant, que le Comité National des jeux soit très vite mis sur pied pour permettre le démarrage et l’évolution des travaux préparatoires de ces 9èmes jeux de la Francophonie 2021 en RDC. Un désir qui risque de prendre plus de temps que voulu étant donné le contexte actuel selon lequel le Premier ministre nouvellement nommé qui doit en principe instituer ce comité, devra peut-être attendre mi-septembre pour être installé, avec son gouvernement bien entendu.

Grand-messe
Il importe de noter que les Jeux de la Francophonie constituent un événement international de grande envergure qui allie à la fois le sport, la culture, l’art et la science au sein de la famille Francophone. Ces jeux ont le mérite de favoriser la participation des jeunes de 88 Etats faisant partie intégrante de l’espace francophone, qui se réunissent pour exalter les valeurs de la solidarité, de l’excellence et de la paix. Ces jeux sont organisés tous les quatre ans et se sont affirmés au fil des années. Ils demeurent un grand événement sportif, culturel et scientifique organisé par l’OIF.
Pour la RDC et même le Président de la République, Félix Tshisekedi, ceci est une véritable occasion de vendre la meilleure image du pays, en termes de visibilité, de tourisme et d’investissements.
Ce sont les Représentants Personnels des Chefs d’Etat et de Gouvernement, réunis le 2 juillet 2019 à Paris lors de la 107ème session du Conseil Permanent de la Francophonie (CPF), qui ont désigné officiellement la RDC comme Etat hôte des IXès Jeux de 2021.
La RDC remplace ainsi à pied levé le Nouveau-Brunswick, cette province canadienne qui avait renoncé à accueillir l’édition 2021 pour des considérations financières. La Francophonie avait, en effet, relancé l’appel à candidature pour la tenue de ces Jeux auprès de 54 Etats et gouvernements membres de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Candidature de choix
La candidature de la République Démocratique du Congo a conduit la Francophonie à dépêcher à Kinshasa une mission d’évaluation technique. Le rapport d’experts a conduit le Conseil d’orientation du Comité International des Jeux de la Francophonie (CIJF) à auditionner à Paris, le 27 juin dernier, les représentants de la RDC. C’est le Premier Ministre Bruno TSHIBALA Nzenzhe qui a défendu la candidature congolaise. Une défense positive qui a fondé le Conseil d’orientation du CIJF, dans son format ministériel, à recommander la désignation de la République démocratique du Congo comme Etat hôte des Jeux de 2021 à l’attention du Conseil permanent de la Francophonie (CPF).
Après l’inspection de la FIKIN, le Premier ministre s’est dit rassurant et convaincu que les travaux vont commencer incessamment. Il se frotte les mains parce que la tenue des Jeux de la Francophonie à la FIKIN aura des retombées positives non seulement pour le pays mais pour la commune de Lemba.
Avant de quitter le lieu, Bruno Tshibala a fait un petit tour au terrain GD où il est allé se rendre compte de l’effectivité des travaux de pose de la pelouse synthétique à ce stade qui, rapidement, a fait peau neuve à la grande satisfaction des habitants de cette commune. Un cadeau que Bruno Tshibala a offert aux habitants de cette municipalité avec ses propres moyens.

La Pros.

Cartographie du Web littéraire francophone - Fabula

mer, 07/17/2019 - 10:41

                       Cartographie du Web littéraire francophone

                                          Appel à communications

Colloque international, Université de Lyon 3, équipe Marge- 22-24 janvier 2020

Le projet dans lequel s’inscrit le colloque « Cartographie du web littéraire francophone », qui a démarré le 1er mars 2019, est financé dans l’un de ses volets scientifiques majeurs par L’IDEX université de Lyon et s’étend sur une période de 12 mois. Il réunit des spécialistes de littérature, de langue, des sciences de l’information, de l’informatique et de la francophonie issus des Universités Lumière Lyon 2, Jean Moulin-Lyon 3, Jean Monnet-Saint Etienne, de L’ENS Lyon et bien d’autres partenaires institutionnels ou non académiques comme la Bibliothèque nationale de France et l’Institut international pour la Francophonie (2IF). Ce colloque international a pour ambition de réunir les chercheurs de tous les champs, investis dans les questionnements numériques, les acteurs de la création numérique, et se veut ouvert à toutes les sphères culturelles francophones. Les aires francophones hors de France seront privilégiées.

Le présent appel à communications entend interroger divers critères liés au repérage, à la sélection, à l’archivage, et au traitement de corpus nativement numériques des productions littéraires francophones. De même une analyse littéraire du corpus donnera sans doute l’occasion d’approfondir notamment  la question de l’élargissement du champ littéraire, d’interroger l’efficience des outils  narratologiques classiques pour saisir cette nouvelle poétique numérique. Il  s’agira  aussi d’étudier la répartition des ressources numériques littéraires dans l’espace francophone, d’établir des modalités standardisées de description afin d’en proposer des parcours interprétatifs adaptés. Par ailleurs, l’occasion sera donnée de repenser la Francophonie, dans une logique plurielle, décentrée, en tenant compte de toutes les aires culturelles qui ont le français comme langue de partage.

Web littéraire francophone : que change-t-il à la création littéraire ? 

Une des questions lancinantes que pose toute production nativement numérique résulte de son homogénéisation et de sa qualité intrinsèque. Davantage vues comme l’apanage des amateurs ou comme un terrain d'expérimentations, les créations numériques souffrent parfois d’un déficit de reconnaissance car elles s'éloignent des horizons d'attentes construits par les littératures imprimées. Cette vision des choses s’explique du fait de l’environnement plurisémiotique qui sous-tend l’écosystème numérique, marqué par des transgressions et ruptures normatives de toute nature.  L’une des pistes intéressantes à explorer dans ce cadre peut consister à relever et discuter les critères (linguistiques, textuels, discursifs,  génériques, stylistiques, narratifs, etc.,) pouvant permettre d’évaluer la "littérarité" des créations littéraires en ligne. L'apparition des modes d'autopublication en ligne (réseaux sociaux, blogs, forums) rebat-elle les cartes de la légitimation des œuvres ? La définition du "littéraire" s'inscrit en effet dans des logiques historiques et culturelles complexes : est-il possible d'imaginer quelles évolutions dessinent ces pratiques d'écritures littéraires web? Une poétique de l'ultra-contemporain, transcendant ses supports, peut-elle être esquissée ? Dans quelle mesure les possibilités de l'hypermédia contribuent-elles à ces transformations ? Comment envisager les paradigmes culture savante/populaire, experts/amateurs, centre/périphérie dans ce cadre renouvelé des créations littéraires francophones ?      

Francophonie et cyberespace : un nouveau couple  de sens 

Il s’agit ici de faire un travail de prospection de sites, blogs et réseaux sociaux à visée littéraire, non seulement dans leurs activités propres, mais également dans leurs échanges dynamiques, afin d’étudier comment la Francophonie se déploie désormais en réseaux grâce à l’utilisation massive d’Internet. Une importance sera aussi accordée aux auteurs, chercheurs qui sont sur le terrain du numérique, et plus spécifiquement dans une dynamique locale et par les biais de multiples expériences singulières. De ce qui précède, émerge une série de questions : comment associer des compétences en sciences de l’information et de la communication, en littérature et dans d'autres disciplines encore pour redéfinir et repenser la Francophonie ? Quels sens accorder à la notion de  cyberespace  dans le cadre de la Francophonie ? Quels sont les liens qui existent aujourd’hui entre littérature francophone et française, lorsqu’on tient compte des réalités numériques ? Existe-t-il des réseaux de création spécifiques aux diverses zones francophones? Quelles sont les thématiques privilégiées dans les productions nativement numériques ? Permettent-elles d’envisager une évolution des faits et réalités de la francophonie littéraire ? Du point de vue linguistique : une nouvelle donne francophone émerge-t-elle des possibilités ouvertes par les réseaux internationaux ? Quelles perspectives envisager en termes d’identités des auteurs francophones? Assiste-on à de nouvelles configurations identitaires, culturelles et sociologiques ? Comment l’approche postcoloniale réinvestit-elle aujourd’hui le champ de la littérature numérique ?   

Corpus numériques : textes, discours, genres, pratiques et usages

Avec le numérique, il est de plus en plus question d’écriture multimédia, de texte augmenté, de discours protéiformes et de techno-genre. Les symboles, scripts, émoticônes investissent ainsi l’univers des mots et bouleversent  au passage la logique de leur structuration. Comment envisager et (re)définir dans ces conditions la notion de texte, de discours et de genre ? D’un autre point de vue, quelles précautions prendre dans le moissonnage de corpus numériques ? Quelles sont les difficultés et limites de diverses orientations adoptées ? Qu’est-ce qui résulte des approches qualitatives et quantitatives dans la constitution des corpus nativement numériques ?

L’édition numérique : usages, modèles et archivage de corpus 

Le constat semble partagé : les pratiques littéraires numériques ont une incidence significative sur les mutations observées dans la filière de l’édition. Ainsi une étude socio-économique approfondie de l’amont à l’aval de la filière serait riche en enseignements.  Elle permettra d’identifier des types de lecteurs ainsi que leurs pratiques littéraires numériques (lectures uniquement numériques ou couplées au papier ? Que disent les statistiques de navigation par rapport aux fréquentations des lecteurs ? Quelles sont les raisons poussant ces lecteurs à s’orienter vers la littérature numérique ?, etc.). Du côté des éditeurs, il s’agira d’identifier les (nouveaux) acteurs qui publient des œuvres nativement numériques et de comprendre comment ils se positionnent vis-à-vis et au sein de la filière « traditionnelle » de l’édition. Dans ce cadre, une analyse comparative des pratiques et des filières de la création littéraire numérique  des différentes zones géographiques francophones  serait la bienvenue.

 Pour aller plus loin encore, la médiation des technologies numériques a transformé de façon radicale la manière dont les corpus sont appréhendés. Ils sont de plus en plus labiles et posent la question à la fois de la représentativité et de l’exhaustivité. Quels sont alors les outils, méthodes et techniques actuels d’indexation et d’archivage de corpus numériques  capables de suppléer à ces difficultés ? De même le passage du papier au support virtuel n’est pas sans conséquence du point de vue de l’édition. Grâce au principe d’affordance et aux divers logiciels généralement gratuits, l’hétéro-édition est devenue une réalité plausible. Les auteurs peuvent être leur propre éditeur en contrôlant directement les plateformes qui constituent leur lieu de création et de production. Ils peuvent même assurer sans intermédiaires  la promotion de leurs écrits. Quels sont les défis qui relèvent de toutes ces transformations notables ? Existe-t-il des différences culturelles, voire idéologiques, dans le cadre de l’édition des corpus numériques ?

Calendrier  et modalités de soumission

Réception des propositions : 20 septembre 2019          DATE BUTOIR

Réponse aux auteurs : début octobre 2019

Format du colloque : 25 min présentation/10 min questions-réponses

Les propositions de communication devront être adressées à l’adresse : cartoweb2.0.2020@univ-lyon3.fr

Elles seront accompagnées d'une courte notice biobibliographique et devront contenir 1500 signes maximum.

Comité d’organisation :

Jean Pierre Fewou Ngouloure, chercheur post-doctoral, équipe Marge Lyon 3

Belén Hernández Marzal, Maître de conférences, équipe Marge Lyon 3

Jean Baptiste Monat, Université  Lyon 2

Comité scientifique :

Gilles Bonnet, Université Lyon 3 (MARGE), gilles.bonnet@univ-lyon3.fr 

Christian Cote, Université Lyon 3 (MARGE), christian.cote@univ-lyon3.fr 

Véronique Corinus, Université Lumière Lyon 2, Veronique.Corinus@univ-lyon2.fr  

Jérôme Darmont, Université Lumière Lyon 2 (ERIC), jerome.darmont@univ-lyon2.fr 

Jean-Pierre Fewou Ngouloure, Université Toulouse 2 Jean Jaurès (MARGE), fewou@univ-tlse2.fr

Touriya Fili-Tullon, Université Lumière Lyon 2, Touriya.FiliTullon@univ-lyon2.fr 

Marie-Anaïs Guégan, Université Lyon 3 (MARGE), guegan.marieanais@gmail.com 

Belén Hernández Marzal, Université Lyon 3 (MARGE), belen.hernandez-marzal@univ-lyon3.fr 

Evelyne Lloze, Université Jean Monnet Saint Etienne (CELEC), lloze.evelyne@orange.fr 

Jean-Baptiste Monat, Université Lyon 2, JB.Monat@univ-lyon2.fr 

Alice Pantel, Université Lyon 3 (MARGE), alice.pantel@univ-lyon3.fr 

Lucien Perticoz, Université Lyon 3 (MARGE), lucien.perticoz@univ-lyon3.fr 

Julien Velcin, Université Lumière Lyon 2 (ERIC), julien.velcin@univ-lyon2.fr 

Marcello Vitali-Rosati, Université Montréal, marcello.vitali-rosati@umontreal.ca

Saanich donne 50 000 $ aux Jeux de la Francophonie canadienne 2020 - ICI.Radio-Canada.ca

mer, 07/17/2019 - 00:43
Colombie-Britannique–Yukon | Société | Francophonie | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local" data-chrome-extension-exception="chromeExtensionDocumentSimpleContent" xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink">
La délégation de la Saskatchewan se rassemble avec les autres délégations pour un spectacle aux Jeux de la franchophonie canadienne à Moncton-Dieppe.

Les Jeux de la Francophonie canadienne, qui se sont déroulés à Moncton en 2017, rassemble tous les ans des centaines de jeunes francophones.

Photo : AJF/Benoît Goubot

Eva Uguen-Csenge

Le conseil municipal de Saanich a voté pour un financement de 50 000 $ aux Jeux de la Francophonie canadienne qui se dérouleront pendant cinq jours, en 2020, dans la région de Victoria.

La motion présentée par la conseillère Karen Harper a été soutenue par une majorité de 7-2.

« Je pense qu’hier, ça a été un très beau témoignage en appui des Jeux de la Francophonie canadienne », a déclaré le directeur des Jeux, Casey Edmunds, à l’antenne de l’émission Phare Ouest.

Le conseil de Saanich avait précédemment rejeté une première motion de soutien aux Jeux. Sa contribution s’ajoute maintenant aux 50 000 $ venant de Victoria et aux 40 000 $ d'Oak Bay, deux autres municipalités qui accueilleront les jeux.

« À ce jour, on [a] presque la moitié de notre financement, donc tous les petits montants sont importants et c'est ce qu'on a essayé de faire comprendre à Saanich », dit Casey Edmunds.

Le conseil d’Esquimalt, la quatrième ville hôtesse, ne s’est pas encore engagé à soutenir l’événement, soit financièrement soit en fournissant des locaux pour les Jeux.

Casey Edmunds espère que la décision de Saanich augmentera la pression sur Esquimalt à leur venir en aide.

« Quand tu as un projet d'envergure nationale qui amène autant de monde, qui implique plusieurs départements d'une province, des municipalités, ça nous prend des champions qui prennent le risque, qui disent : ''Oui, on embarque''. »

Plus d’un millier de jeunes francophones venant de partout au Canada se réuniront à Victoria l’an prochain pour faire compétition dans 70 épreuves représentant 13 disciplines.

Les organisateurs des Jeux sont également à la recherche de bénévoles et d'appuis financiers d'autres paliers de gouvernement.

Casey Edmunds dit qu’une annonce sur le financement provenant de la province aura lieu jeudi.

D'après une entrevue de Phare Ouest

La Chambre des représentants condamne les propos racistes du président TrumpLes anciens membres de Desjardins veulent la même protection que les clients actuelsDisparition de Stéphane Roy : la zone de recherche se préciseHuit employés congédiés à la résidence Louise-Vachon à LavalComment Zoe a-t-elle retrouvé les deux adolescentes disparues dans le parc Algonquin?Première - Colombie-Britannique-Yukon | Arts | Musique, Environnement | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local | Un fonctionnaire du Yukon se tourne vers la musique">Un fonctionnaire du Yukon se tourne vers la musiquePremière - Colombie-Britannique-Yukon | Arts | Musique, Danse | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local | Un flamenco qui casse un peu les codes">Un flamenco qui casse un peu les codesColombie-Britannique–Yukon | Santé | Nature et animaux | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local | Tout contact avec une chauve-souris pose un risque pour la rage, expliquent des experts">Tout contact avec une chauve-souris pose un risque pour la rage, expliquent des expertsColombie-Britannique–Yukon | Environnement | Justice | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local | Une société responsable d'un déversement de carburant condamnée à payer près de 3 M$">Une société responsable d'un déversement de carburant condamnée à payer près de 3 M$Colombie-Britannique–Yukon | Économie | Chantier naval | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local | Le chantier naval Seaspan obtient 500 M$ d’Ottawa">Le chantier naval Seaspan obtient 500 M$ d’OttawaColombie-Britannique–Yukon | Arts | Arts de la scène | Colombie-Britannique–Yukon | Intérêt local | Le théâtre La Seizième récolte quatre prix Jessie Richardson">Le théâtre La Seizième récolte quatre prix Jessie RichardsonPremière - Toronto | Société | Francophonie, Associations francophones | Toronto | La 5e édition du Festival culturel bamiléké sous le signe de l’unité camerounaise">La 5e édition du Festival culturel bamiléké sous le signe de l’unité camerounaiseInfo National | Politique | Politique provinciale, Francophonie, Immigration | La francisation doit être obligatoire pour les immigrants, dit Claire Samson">La francisation doit être obligatoire pour les immigrants, dit Claire SamsonPremière - National | Arts | Francophonie, Immigration | Aider les nouveaux arrivants à parler français, le défi de Noémie St-Laurent Savaria">Aider les nouveaux arrivants à parler français, le défi de Noémie St-Laurent SavariaInfo National | Société | Francophonie | Le syndicaliste québécois Gérald Larose honoré par l'Académie française">Le syndicaliste québécois Gérald Larose honoré par l'Académie françaiseTélé | Divertissement | Humour, Francophonie, Musique chanson/pop, Musique | Vincent Léonard aux Francos">Vincent Léonard aux FrancosPremière - Toronto | Société | Francophonie, Éducation, Associations francophones | Toronto | Les derniers moments d’un symbole de la francophonie de Welland">Les derniers moments d’un symbole de la francophonie de Welland

Pas de Comité des Affaires francophones de la Ville de Toronto avant octobre - L'Express

mar, 07/16/2019 - 19:00

C’est l’élue municipale de Scarborough-Rouge Park, Jennifer McKelvie, qui présidera le Comité consultatif de la Ville de Toronto sur les Affaires francophones.

Sa nomination a été confirmée le 18 juin au Conseil municipal, mais le Comité des nominations aux divers comités consultatifs va attendre au mois d’octobre avant de nommer les huit autres membres du Comité francophone: quatre représentants d’organismes francophones et quatre individus.

«C’est un processus complexe», justifie-t-elle à L’Express dans un échange de courriels… en français, car la conseillère municipale est passée par l’école d’immersion française au primaire et au secondaire.

Jennifer McKelvie Racines acadiennes

«J’ai été choisie pour le Comité parce que j’ai des connexions personnelles à la langue française et la culture francophone (ma famille est venue en 1671 et nous étions originellement Acadiens), parce que j’ai démontré de l’intérêt pour la communauté francophone et pour l’amélioration des relations entre les francophones et le gouvernement municipal.»

Jennifer McKelvie ajoute qu’elle a «vraiment le désir de me reconnecter à mes racines familiales, de travailler avec la communauté francophone, et de les représenter au Conseil municipal pour renforcer la fierté francophone dans notre Ville».

«Dans mon nouveau rôle sur le Comité», ajoute-t-elle, «je veux assurer les francophones de la Ville que leurs opinions seront défendues et représentées, et que la langue et la culture francophone seront protégées à Toronto». Elle souhaite aussi «améliorer et augmenter le développement économique et culturel» de la francophonie torontoise.

Division et confusion dans la francophonie | Chroniques - Le Droit - Groupe Capitales Médias

lun, 07/15/2019 - 10:00
CHRONIQUE / Au moment de prendre son stylo le 2 juillet dernier, Carol Jolin ne se doutait pas qu’une simple signature ferait couler autant d’encre. Les interrogations sur le protocole d’entente entre son association, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), et le groupe représentant les anglophones au Québec ne se sont pas dissipées. Au contraire.

Geste courageux et nécessaire pour les uns, mauvais calcul et folie pour les autres, cette alliance de l’AFO avec la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) mais surtout l’organisme porte-parole des Anglo-Québécois, le Quebec Community Groups Network (QCGN), ne passe vraiment pas. 

Le but est a priori noble : l’avancement et la protection des droits linguistiques.

L’avenir dira si l’AFO, aidée par le QCGN, réussira à obtenir le respect du français au sein de la fonction publique ou encore une Loi sur les langues officielles qui a enfin des dents. 

Mais l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens a d’ores et déjà obtenu une chose : la division des francophones à l’échelle du pays.

Qui sème le vent récolte la tempête pourrait-on dire. 

Sur le fond, le débat est légitime et nécessaire. 

Sur la forme, l’AFO cultive la confusion.

D’une part, en affirmant comme si de rien n’était le 2 juillet que les trois organismes concernés par l’entente représentaient « 90 % des communautés de langue officielle en situation minoritaire au pays », l’AFO a lancé une bombe à retardement.

La semaine dernière, la réaction de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) déclarant que la sortie de l’AFO « compromet la légitimité des revendications, rabaisse le travail et déprécie la reconnaissance » est en ce sens compréhensible pour beaucoup d’observateurs.

Par ailleurs, il semble que l’organisme dirigé par Carol Jolin a bien contourné avec cette annonce l’organisme mère, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA). 

D’autres affirment que cette dernière était au courant de la démarche de l’AFO. 

Peut-être. 

Mais l’absence de signature puis le silence de la FCFA depuis plusieurs jours dans cette saga en dit très long.

Dans un monde parallèle, peut-on imaginer quelques ACFO régionales organiser une conférence contre le gouvernement Ford, en mettant l’AFO de côté ? 

La pilule passerait mal.

> Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.

Division et confusion dans la francophonie canadienne - #ONfr

lun, 07/15/2019 - 05:03
[ANALYSE] 

OTTAWA – Au moment de prendre son stylo le 2 juillet dernier, Carol Jolin ne se doutait pas qu’une simple signature ferait couler autant d’encre. Les interrogations sur le protocole d’entente entre son association, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), et le groupe représentant les anglophones au Québec ne sont pas dissipées. Au contraire.

Geste courageux et nécessaire pour les uns, mauvais calcul et folie pour les autres, cette alliance de l’AFO avec la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) mais surtout l’organisme porte-parole des Anglo-Québécois, le Quebec Community Groups Network (QCGN), ne passe vraiment pas. Le but est à priori noble: l’avancement et la protection des droits linguistiques.

L’avenir dira si l’AFO, aidée par le QCGN, réussira à obtenir le respect du français au sein de la fonction publique ou encore une Loi sur les langues officielles qui a enfin des dents. Mais l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens a d’ores et déjà obtenu une chose: la division des francophones à l’échelle du pays.

Qui sème le vent récolte la tempête pourrait-on dire. Sur le fond, le débat est légitime et nécessaire. Sur la forme, l’AFO cultive la confusion.

D’une part, en affirmant comme si de rien n’était le 2 juillet que les trois organismes concernés par l’entente représentaient «90% des communautés de langue officielle en situation minoritaire au pays», l’AFO a lancé une bombe à retardement.

La semaine dernière, la réaction de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) déclarant que la sortie de l’AFO «compromet la légitimité des revendications, rabaisse le travail et déprécie la reconnaissance» est en ce sens compréhensible pour beaucoup d’observateurs.

Le silence troublant de la FCFA

Par ailleurs, il semble à priori que l’organisme dirigé par Carol Jolin a bien contourné avec cette annonce l’organisme-mère, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA). D’autres affirment que cette dernière était au courant de la démarche de l’AFO. Peut-être. Mais l’absence de signature puis le silence de la FCFA depuis plusieurs jours dans cette saga en dit très long.

Dans un monde parallèle, peut-on imaginer quelques ACFO régionales organiser une conférence contre le gouvernement Ford, en mettant l’AFO de côté? La pilule passerait mal.

L’impression s’en dégage d’une volonté de l’AFO par cette annonce d’affirmer davantage son rôle dans la francophonie canadienne. Le contexte marqué par la crise linguistique de l’automne, mais aussi l’expertise de ses employés, sa gouvernance stable, sont autant d’éléments jouant en faveur de la crédibilité de l’organisme.

Mais force est d’admettre que l’AFO a oublié ses petits frères franco-albertains, franco-colombiens, ou encore acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard sur la route.

Besoin d’unité et d’inclusivité

En somme, il faut remonter à mai 2017 avec la nomination contestée de Madeleine Meilleur à titre de commissaire aux langues officielles pour voir une telle bisbille éclatée chez les francophones en contexte minoritaire.

L’idée de connaître l’alliée naturelle des Franco-Ontariens, la majorité franco-québécoise – qui est également minoritaire à l’échelle du Canada – ou la minorité anglo-québécoise, majoritaire au pays, doit pourtant être discutée, n’en déplaise aux partisans des «lunettes roses», ressassant que la «belle commuauté» doit rester paisible.

Ce n’est pas la quiétude dont a besoin la francophonie aujourd’hui, mais d’une unité forte de Vancouver à Charlottetown via Québec, plutôt que d’un pacte mou de Westmont à Ottawa. «Avoir des guts» est une qualité louable, mais lorsque ces mêmes guts mettent en danger l’unité et l’inclusivité des francophones dans neuf provinces et trois territoires, une réflexion d’urgence s’impose.

Cette analyse est aussi publiée dans le quotidien Le Droit du 15 juillet.

Champs littéraires et langues de la francophonie-monde. Trajectoires, figures et émergence de la nouvelle cartographie des humanités en français - Fabula

sam, 07/13/2019 - 11:55

  Champs littéraires et langues de la francophonie-monde.

 Trajectoires, figures et émergence de la nouvelle

 cartographie des humanités en français

Sous la coordination de :

Thierry Léger (Kennesaw State University), Louis Hervé Ngafomo (Université de Yaoundé I)

et Oana Panaïté (Indiana University – Bloomington)

Au moment où la Francophonie institutionnelle s’apprête à célébrer ses 50 ans, il est important de marquer un temps d’arrêt pour réfléchir à ses manifestations historiques et politiques, à ses mutations sémantiques et institutionnelles, à son axiologie variable dans le temps et dans l’espace, à ses significations tantôt contestataires tantôt réactionnaires. Cette attitude, que certains qualifieraient de nostalgique, s’apparente chez d’autres à une démarche épistémologique, voire esthétique, qui jette le pont critique entre les affluents et les invariants du paysage francophone. Il y a lieu de revisiter à rebours les représentations du champ littéraire, des territoires, le volet linguistique ou celui des dominantes thématiques, riches et diverses de la francophonie d’aujourd’hui.

Lorsque le terme « francophonie » est porté en offrande créative en 1883 par le géographe français Onésime Reclus, certains critiques y voient déjà une proclamation de l’empire colonial français. La configuration historique à la veille de la Conférence de Berlin y est pour beaucoup dans cette perception. Fort heureusement, la mémoire des Serments de Strasbourg de 842 viendra restaurer la prévalence de l’ADN de partage que symbolise la langue française dans ses versets cosmopolitiques. On se souvient des publications du Florentin Brunetto Latini Le Livre du Trésor (1265) et du Vénitien Marco Polo Devisement du monde (fin du XIIIe siècle). Si la publication de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) consacre le français comme langue nationale de France, les relations diplomatiques et l’ouverture en font, prosaïquement, un marqueur de relations internationales en matière de communication.

Cependant, la circulation de la francophonie littéraire est l’œuvre des premiers explorateurs, en Afrique, Océanie, Antilles caribéennes, Amériques et Asie. Impossible donc de séparer l’entreprise coloniale et sa mission civilisatrice de l’avènement de l’espace francophone tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il est dès lors important de s’interroger sur les différences et les ressemblances entre les héritages, les représentations, les relations de pouvoir et les dynamiques de champ littéraire qui caractérisent, d’une part, la francophonie choisie ou « invitée », pour reprendre la formule de Véronique Porra, et, de l’autre, une francophonie « subie » ou (post)coloniale.

 La spatialisation des littératures francophones dans la cartographie des imaginaires mondiaux tente de les loger au pavillon idéologique ou épistémo-critique rémanents : « espace littéraire » (M. Blanchot), « géographie littéraire » (A. Ferré), « champ littéraire » (Bourdieu), « scénographie littéraire » (D. Maingueneau). Des postures critiques s’emboîtent dans cette trajectoire et mettent en orbite des méthodes comme la géopoétique (K. White), la géocritique (B. Westphal), la géophilosophie (G. Deleuze, F. Guattari) ou la critique postcoloniale (J.-M. Moura), etc.

En revenant sur le trait d’union entre l’identité des littératures francophones et la langue, on peut s’appuyer sur Josias Semujanga lorsqu’il affirme que :

« la diversité des situations géographiques et historiques a créé une hétérogénéité des statuts linguistiques et culturels, de façon que chaque espace francophone est à la fois un cas particulier et un cas typique. Convergentes par la langue française, les littératures francophones divergent par la création des imaginaires différents, lesquels s’alimentent du vécu quotidien qui varie suivant l’espace et le temps. Cependant, elles ont en commun certains paramètres sur lesquels l’analyse peut porter, ne serait-ce que l’usage du français comme support d’écriture » (« Problématiques des littératures francophones », Culture française d’Amérique, 1991, p. 252).

Le renouvellement des problématiques de la francophonie littéraire chevillée aux dynamiques linguistiques donne à retenir les aires recensées par Vincent Bruyère dans La Différence francophone, de Jean Léry à Patrick Chamoiseau. On peut donner ici l’exemple du « Monde francophone du Nord » (Europe : Belgique, Bulgarie, France, Grèce, Luxembourg, Moldavie, Roumanie, Suisse, Val d’Aoste). Il pourrait être également intéressant de voir comment la littérature (et l’imaginaire) en France se transforme par l’apport des littératures et cultures hors de France ; Amérique du Nord : Québec, Provinces canadienne à géométrie francophone minimale (Acadie, Manitoba, Ontario, Terre-Neuve) ou des Etats-Unis (Louisiane, Maine, Vermont) ; le « Monde francophone postcolonial du Sud » (Afrique du Nord : Maghreb [Algérie, Maroc, Tunisie]) ; l’Afrique subsaharienne (Côte d’Ivoire, Cameroun, Congo, Gabon, Mali, Niger, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tchad) ; les Caraïbes (Guadeloupe, Guyane, Haïti, Martinique) ; l’Océan indien (Comores, Djibouti, Île Maurice, Île Rodrigues, Madagascar, Mayotte, Réunion) ; le Proche-Orient (Egypte, Liban, Syrie) ; l’Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Vietnam) ; le Pacifique (Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Vanuatu). Il faut dans le même ordre de communion interculturelle, considérer les interactions avec les espaces anglophones comme l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Rwanda; hispanophones (Guinée équatoriale, Îles Canaries, Mexique); lusophones (Angola, Brésil, Guinée Bissau)…

Au regard de la cartographie qui précède, il faut continuer d’interroger les fonctions et les conditions de possibilité, les risques et les virtualités que comportent  des réseaux poétiques transfrontaliers à l’image de ceux présentés dans le manifeste Pour une littérature-monde en français dirigé par Michel Le Bris et Jean Rouaud (2007), des indicateurs du « devenir transnational » (F. Lionnet) tels que développés lors du colloque « Francophonie et mondialisation » (14 au 15 juin 2018) à l’Université Jean Monnet Saint-Etienne organisé par Yves Clavaron et Yvan Daniel, ou dans l’ouvrage Francophonie, postcolonialisme et mondialisation publié par Clavaron la même année, ou encore dans le cadre du colloque consacré au « Parlement des écrivains francophones d’Orléans » (26 au 28 septembre 2018).

L’émancipation de la nouvelle cartographie de l’histoire des humanités en français/ lettres francophones postule les paradigmes économiques, diplomatique et humanitaires, réinterrogeant à nouveaux frais les modalités esthétiques et idéologiques de tradition. On s’intéressera en particulier à la marge d’évolution en francophonie en se référant à l’approche de Christie McDonald et Susan Rubin Suleiman dans French Global. Nous avons en défi de déconstruire et reconstruire les analyses éco-littéraires de l’imaginaire francophone, loin des poncifs exhaustifs de Centre et de Périphérie, privilégiant les paysages hétérofrancophones et non nationaux. Il s’agit de s’inventer une quatrième voie au gré de la translinéarité des esthétiques, des ruptures et des reconnexions digitales des francophonies, cette fois à la dimension d’une humanité mondiale et intermédiale des lettres. Il faut comprendre et enrichir l’analyse Des littératures-mondes en français. Écritures singulières, poétiques transfrontalières dans la prose contemporaine (2012) d’Oana Panaïté et capitaliser sur les travaux de Jean-Marc Moura qui a jeté les dés d’une histoire littéraire des Lettres transatlantiques, une histoire comparatiste des littératures adaptée aux cultures contemporaines hybrides et globalisées de l’Atlantique. La tour de Babel re-sémantisée en francophonie s’abreuvera à la source de L’Atlantique littéraire. Perspectives théoriques sur la constitution d’un espace translinguistique (dir. J.-M. Moura et V. Porra, 2015) et servira de portail pour accéder au multilinguisme et aux tribunes des industries culturelles (édition, revues littéraires, bande dessinée, critique universitaire…), ouvrant ainsi la voie au chantier de l’être francophone littéraire coefficié (un citoyen chargé d’énergie créative et productive des liens d’hospitalité épistémiques ou culturelle).

Cette exégèse, sobre et sans prétention d’exhaustivité, nous rappelle le devoir de maturité et ouvre l’audience à ce questionnement en cette occasion des cinquante ans de la Francophonie institutionnelle : Quels sont les repères épistémocritiques des champs littéraires géofrancophones des cinq continents ? Quelles sont les figures ou les identités remarquables qui meublent la création des imaginaires francophones en ce début du XXIe siècle ? Dans quelle mesure les dynamiques linguistiques fécondent-elles les sens et rapprochent-elles les êtres humains au sein de la francophonie-monde ? En revisitant la trajectoire transculturelle des constantes et des variantes des identités littéraires francophones de ces cinquante dernières années, comment allumer un foyer critique et esthétique de l’émergence au nom de la nouvelle cartographie des humanités en français, sans rompre le lien avec l’altérité ? Si les modalités de l’organisation des événements culturels semblent davantage réguler les faits littéraires et leurs échos de réception, comment envisager d’autres perspectives stimulées par la pensée d’une république francophone des humanités pour une littérature durable ?

À la recherche des voies de réponses à ces préoccupations, s’éclaire d’une épistémè nouvelle l’angle de touche de notre thématique posée en hypothèse de débat en ces termes : Champs littéraires et langues de la francophonie-monde. Trajectoires, figures et émergence de la nouvelle cartographie des humanités en français.

Pour donner du ton, du relief, de l’écho et établir pertinemment les correspondances critiques avec l’objectif éditorial, les chercheurs — notamment en lettres ou en sciences sociales — sont invités à soumettre leurs travaux d’analyse du corpus, de témoignages de critiques, de valorisation des patrimoines textuels, etc., pour tracer la nouvelle carte des humanités en français. Les tranches de vérité peuvent se féconder dans les champs de savoirs et des imaginaires non exhaustifs suivants :

francophonie littéraire d’Asie et ses effets de traduction ; francophonie américaine et la dimension de la diversité ; francophonie africaine et les résonances culturelles ; francophonie des organismes de recherche (Chaire, Associations, Laboratoire…) ; « Harlem sur Seine » ? La francophonie vue par les écrivains/artistes africains-américains ; femmes en francophonie ; réseaux de significations des spatialités francophones ; territoires et villes francophones en littérature ; trajectoires critiques des figures de la francophonie ; postures d’auteur et création de nouvelles dominantes thématiques ; hypersémanticité et narrativité des écritures francophones ; mémoire et histoire des littératures francophones ; multilinguisme et  polyphonie des voix en francophonie ; francophonie-monde et ses identités ; géopoétiques des paysages littéraires ; route, voie et trace au rétroviseur de postcolonialité : penser les littérarités nouvelles ? puissance de l’image de l’édition et des prix littéraires francophones ; genre et  pensée dans l’imaginaire francophone ; frontière et  réception du texte francophone ; écocritique et écolinguistique francophones, etc.

*

Date importantes

Soumission des propositions (250 mots environ) : 15 octobre 2019

Décision des évaluateurs : 15 novembre 2019

Soumission des articles : 15 février 2020

Publication : automne 2020

Envoyer vos propositions aux deux adresses suivantes :

herve3005@yahoo.fr et tleger@kennesaw.edu

L'Orchestre de la Francophonie et le plaisir d'apprendre, d'innover et de partager - Radio Canada International - FRANÇAIS

ven, 07/12/2019 - 17:00
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Depuis bientôt 20 ans, Jean-Philippe Tremblay vibre aux sons et aux espoirs de jeunes musiciens qui ont de 18 à 30 ans.

Depuis bientôt 20 ans, il dirige l’académie de l’Orchestre de la Francophonie (OF), un laboratoire de musique classique où des jeunes de partout viennent perfectionner leur art, leur interprétation, rencontrer des virtuoses et des compositeurs contemporains et jouer sur des scènes majeures comme le Centre national des Arts à Ottawa, le Domaine Forget à Saint-Irénée au Québec et la Maison symphonique de Montréal.

Cet été, ce sont 68 jeunes musiciens du Canada, de France, de Belgique, d’Espagne et même des États-Unis qui plongent littéralement dans l’aventure de l’OF avec des répétitions rigoureuses, des concerts passionnants et des simulations d’auditions préparatoires à la vie professionnelle.

(Courtoisie)

Médiation culturelle

Grâce à l’académie musicale de l’Orchestre de la Francophonie, les jeunes musiciens participent à des rencontres dites de « médiation culturelle » avec des jeunes inscrits au Garage à musique de la Fondation du docteur Julien.

Le Garage à musique est le premier centre de pédiatrie sociale gratuit en milieu défavorisé où, par la musique, on espère amoindrir les impacts des conditions de vie difficile sur les enfants.

 « Le répertoire que nous choisissons l’est d’abord en fonction de sa valeur pédagogique. Je tente d’année en année de proposer des œuvres qui sont importantes pour la formation technique et musicale de nos participants, qui les feront grandir. Dans cette logique, nous avons donc mis au programme ces pièces très formatrices : la suite de L’oiseau de feu de Stravinsky, La valse de Ravel, la Symphonie no 1 de Sibelius ainsi que la Symphonie no 7 de Dvorak.

De plus, je tiens à ce que les participants aient la chance d’être exposés à des compositeurs d’ici tels Alexandre David et Éric Champagne, mais aussi à de grands noms québécois comme Gilles Tremblay. »

Jean-Philippe Tremblay, chef d’orchestre fondateur

Jean-Philippe Tremblay, cofondateur de l’OF (Courtoisie)

Apprendre, innover et partager 

Tels sont les trois axes de formation que le chef de l’OF, Jean-Philippe Tremblay, développe depuis bientôt 20 ans, une affaire de passion, de dévouement et de pur bonheur, celui de voir, d’entendre et de diriger ces talents émergents.

ÉcoutezFR_Entrevue_4-20190712-WIF40 Plus :

Le garage à musique et la pédiatrie sociale: à l’unisson! (RCI) 

L’OF en concert (2018)

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Le nouveau recteur de l'Université Laurentienne assure avoir la francophonie à cœur - ICI.Radio-Canada.ca

ven, 07/12/2019 - 15:14
Nord de l'Ontario | Société | Éducation, Francophonie | Nord de l'Ontario | Intérêt local" data-chrome-extension-exception="chromeExtensionDocumentSimpleContent" xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink">
Robert Haché en studio.

Robert Haché succède à Pierre Zundel, qui avait pris le poste par intérim à la suite du départ de Dominic Giroux en août 2017.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Radio-Canada

Le nouveau recteur de l’Université Laurentienne, Robert Haché, est entré en poste officiellement le 1er juillet.

Formé en biologie et en biochimie moléculaire, M. Haché dit vouloir faire de la recherche une priorité.

Pour faire une université de premier plan, excitante pour les étudiants, il faut avoir de la recherche qui appuie le mandat éducationnel, indique l’ancien vice-recteur à la recherche des universités de Calgary et d’Ottawa.

M. Haché juge que son bilinguisme sera un atout pour l’Université Laurentienne.

Nous avons des étudiants francophones, des étudiants anglophones et des étudiants autochtones, résume-t-il. C’est très important pour moi de connaître non seulement leur langue, mais aussi leur culture.

Un croquis du nouveau centre étudiant en cours prévu à l'Université Laurentienne.

Le nouveau centre étudiant de l'Université Laurentienne ouvra ses portes en septembre 2019.

Photo : Association générale des étudiants de l'Université Laurentienne

Son engagement à la francophonie, dit-il, se traduira dans un meilleur accès à des programmes bilingues.

On doit essayer d’avoir un portefeuille de programmes en français exhaustif, affirme-t-il.

Il soutient que l’Université se penchera sur un plan académique, pour s’assurer non seulement que les programmes d’étude soient à la fine pointe des meilleures pratiques en éducation, mais qu’ils permettent aussi aux étudiants de compléter leurs études en français.

Protection de données : le Québec à la traîneUn ancien président de Desjardins se dit victime du vol de donnéesRoberge publierait de nouveau la photo avec Malala « demain matin »Spéculation et cupidité ont raison des commerçants du Mile EndFacebook payera une amende record de 5 milliards de dollars, selon des médiasNord de l'Ontario | Économie | Relations de travail, Métaux et minerais | Nord de l'Ontario | Intérêt local | Il y a 10 ans commençait une des plus longues grèves de l’histoire du Canada">Il y a 10 ans commençait une des plus longues grèves de l’histoire du CanadaToronto | Société | Multiculturalisme | Toronto | Intérêt local | Une première mosquée réservée aux femmes ouvrira au Canada">Une première mosquée réservée aux femmes ouvrira au CanadaToronto | Sports | Course automobile | Toronto | Intérêt local | Le pilote Robert Wickens fera un tour d'honneur au Honda Indy de Toronto ce week-end">Le pilote Robert Wickens fera un tour d'honneur au Honda Indy de Toronto ce week-endToronto | Justice et faits divers | Accident de la route | Toronto | Intérêt local | Un accident mortel force la fermeture de l'autoroute 401 en direction de l'est">Un accident mortel force la fermeture de l'autoroute 401 en direction de l'estToronto | Justice et faits divers | Procès et poursuites | Toronto | Intérêt local | Le chanteur de Hedley subira un procès pour des accusations de nature sexuelle">Le chanteur de Hedley subira un procès pour des accusations de nature sexuelleNord de l'Ontario | Justice et faits divers | Accidents et catastrophes | Nord de l'Ontario | Intérêt local | Un pilote et son copilote meurent dans l’écrasement d’un hydravion près de Wawa en Ontario">Un pilote et son copilote meurent dans l’écrasement d’un hydravion près de Wawa en OntarioPremière - Grand Montréal | Société | Éducation, Enseignement primaire, Enseignement secondaire | Alloprof : pas de vacances pour l'organisme">Alloprof : pas de vacances pour l'organismePremière - Grand Montréal | Santé | Santé publique, Éducation, Enfance | Des taux inquiétants de plomb dans l’eau des écoles">Des taux inquiétants de plomb dans l’eau des écolesInfo National | Politique | Laïcité, Éducation | Le ministre Roberge accusé d’hypocrisie après avoir publié une photo avec Malala">Le ministre Roberge accusé d’hypocrisie après avoir publié une photo avec MalalaArchives | Société | Éducation, Histoire, Croyances et religions | Les Ursulines : une présence déterminante à Trois-Rivières depuis plus de 320 ans">Les Ursulines : une présence déterminante à Trois-Rivières depuis plus de 320 ansPremière - National | Société | Éducation | Le cours classique, l’époque des grandes amitiés et de l’apprentissage de la vie">Le cours classique, l’époque des grandes amitiés et de l’apprentissage de la viePremière - National | Arts | Musique, Musique chanson/pop, Immigration, Nouveaux arrivants, Éducation | Je suis là, la chanson des enfants réfugiés">Je suis là, la chanson des enfants réfugiés

Francophonie - Programme d'apprentissage concret et technique pour l'entrepreneuriat | - Cameroon Tribune

ven, 07/12/2019 - 13:53
Francophonie - Programme d’apprentissage concret et technique pour l’entrepreneuriat | moviesxxx.cc
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Chiny, la rencontre des beaux parleurs de francophonie - lalibre.be

ven, 07/12/2019 - 13:03

Abonnés B.C. (st.) Publié le vendredi 12 juillet 2019 à 13h03 - Mis à jour le vendredi 12 juillet 2019 à 13h03

Livres & BD La Gaume invite à respirer l’air des conteurs l’espace de 3 jours. L’occasion d’une balade familiale riche en découvertes.

Conteurs, bonimenteurs, balades dans le centre historique de Chiny… Le 30e Festival interculturel du conte de Chiny (Gaume) prend la parole du vendredi 12 juillet au dimanche 14 juillet. (...)

Le festival Pause Guitare célèbre la francophonie en musique - FRANCE 24

jeu, 07/11/2019 - 20:19

Première publication : 11/07/2019 - 20:19

La 23e édition du festival Pause Guitare s'est déroulée du 2 au 7 juillet à Albi (Tarn). Réunissant près de 90 000 festivaliers et plus de 80 artistes sur six journées, la manifestation a célébré en musique la francophonie dans toute sa diversité.

M, IAM, Shaka Ponk, mais aussi Ben Harper et Scorpions… Voilà un menu dont le festival albigeois Pause Guitare pouvait se féliciter, pour sa 23e édition ensoleillée. Si de nombreux artistes de la variété internationale étaient présents, c’est pourtant la "programmation à 90 % francophone" de la manifestation que veut mettre en avant son fondateur, Alain Navarro.

"J’aime l’idée qu’on n’est pas seuls à construire une histoire", confie-t-il pour expliquer la présence, dans son festival, d’artistes francophones venus des quatre coins du monde : Acadie, Québec, Suisse et Belgique. Des artistes confirmés dans leurs pays, et dont l’originalité n’a pas fini de surprendre le public français, à l’image des Hôtesses d’Hilaire qui ont enflammé l’auditoire de la grande scène "Pratgraussals" jeudi soir, avant de céder la scène à Matthieu Chédid.

Le français, "langue de la liberté"

La francophonie dont la jeunesse, aussi, déborde de singularité. Une jeunesse à qui le festival entend donner accès à un peu plus de lumière, à travers la remise d’un prix dédié, le tremplin "Magyd Cherfi", du nom de l’artiste occitan et ancien chanteur de Zebda. Fier de porter ce prix – remis cette année au chanteur Matéo Langlois –, Magyd Cherfi raconte à France 24 son amour pour le français, "langue de la liberté, langue de la révolution".

Pause Guitare, festival à taille humaine, donne sa place à tous les artistes, des internationaux aux locaux, du jazz au rock en passant par le hip-hop. Pour patienter jusqu'à l'année prochaine, retrouvez bientôt les interview de M, Hyphen Hyphen et Ben Harper, rencontrés lors du festival, sur le site de France 24.

Appel à candidatures - « Prix Jeune entrepreneur(e) francophone » - Guy Bouchard

jeu, 07/11/2019 - 19:15

La Stratégie jeunesse de la Francophonie (2015-2022), institue l’organisation d’un prix pour célébrer les mérites des jeunes qui apportent par leur génie entrepreneurial une contribution à la francophonie. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), avec l’appui de ses partenaires, lance donc la 3e édition du Prix Jeune entrepreneur(e) francophone.

Son but est de mettre en avant les initiatives entrepreneuriales des jeunes, leur donner de la visibilité, les encourager à persévérer et les projeter comme « modèles » afin de promouvoir l’esprit entrepreneurial chez les jeunes. Le Gouvernement du Nouveau-Brunswick et la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES) apportent leur partenariat à l’OIF et s’associent à l’organisation du Prix de 2019, avec la participation du cabinet EY (Ernst & Young).
Le présent appel à candidatures est un concours ouvert aux femmes et hommes âgés de 18 à 35 ans dirigeants d’une entreprise. Les candidates et candidats doivent être francophones, ressortissants d’un pays membre de l’OIF et être des entrepreneurs performants ayant déjà une affaire qui fonctionne avec des réalisations vérifiables.
Objectif
L’objectif du Prix Jeune entrepreneur(e) francophone est de stimuler, récompenser et mettre en valeur le dynamisme, l’excellence et la créativité de la jeunesse francophone dans le domaine de l’entrepreneuriat et la création de richesse durable. C’est également un moyen de reconnaitre le rôle essentiel de l’entreprise privée pour le développement économique dans les pays francophones et valoriser la contribution des jeunes qui ont du succès dans le monde des affaires. En outre, le prix vise à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.

Domaines d’entreprise primés

Le concours est ouvert à tous les secteurs d’activité, mais la priorité sera accordée aux entreprises œuvrant dans les domaines économiques suivants :

· Économie mauve : Culture, éducation y compris promotion de la langue française ;

· Économie circulaire et solidaire et changements climatiques ;

· Économie verte : Développement durable y compris agriculture ;

· Économie des technologies de l’information et de la communication ;

· Économie bleue : Ressources marines, pêche et aquaculture.
Critères d’admissibilité

· L’entrepreneur(e) est originaire d’un pays membre de l’OIF;

· L’entrepreneur(e) est francophone et âgé entre 18 et 35 ans au moment de la remise du prix;

· Les activités de l’entreprise se déroulent dans au moins un pays membre de l’OIF;

· L’entreprise est exploitée depuis au moins 2 ans au moment de du concours le 30 juillet 2019;

· Être propriétaire d’au moins 30% du capital (actions ou de parts émises);

· L’entreprise présente un bénéfice comptable sur le dernier exercice clos;

· L’entreprise doit être en activité au moment du dépôt du dossier de candidature;

· Une seule candidature par personne peut être déposée.
Les critères principaux d’évaluation des candidatures se baseront, sans se limiter, sur le rendement financier, la vision et l’esprit d’entreprise, la contribution à l’économie verte et la responsabilité sociale. Le choix des lauréats sera effectué via un processus de sélection transparent.

Prix à gagner

Deux jeunes entrepreneurs, une jeune femme et un jeune homme seront les grands lauréats du Prix Jeune entrepreneur(e) francophone 2019. Ils recevront chacun une enveloppe de 10 000 euros ainsi qu’un appui technique.
En complément de ce prix, s’ajoutera, dès cette 3e édition, le « Prix spécial du jury » qui sera également attribué à une jeune femme et à un jeune homme. L’enveloppe de ce prix spécial s’élèvera à3 000 euros pour chacun des récipiendaires. Ce prix sera offert à deux candidats qui auront retenu l’attention du jury en raison notamment du caractère innovant de leur projet.

Remise des prix

Sous la supervision des autorités concernées de la Francophonie, une cérémonie solennelle de remise du Prix Jeune entrepreneur(e) francophone aura lieu à Monaco, en octobre prochain, en marge de la 36e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie.

La date limite de soumission des candidatures est fixée au 20 juillet 2019 à minuit, temps universel. Tous les candidats qui souhaitent participer au concours doivent impérativement remplir le formulaire en ligne au
https://docs.google.com/forms/d/1PkWpzTRi7JMtqzjTirKIDfupkqGZ3PjOrbUkbmyetz8/viewform?edit_requested=true

La finale internationale francophone de “Ma thèse en 180 secondes” en septembre au Sénégal - Courrier International

jeu, 07/11/2019 - 11:16

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La finale internationale francophone du concours “Ma thèse en 180 secondes” se déroulera à Dakar (Sénégal) le 26 septembre prochain. Organisé par la Conférence des présidents d’université (CPU) et par le CNRS, ce concours d’éloquence consiste à exposer son sujet de recherche en 3 minutes de façon “convaincante”, en termes simples et accessibles au grand public. C’est Tom Mébarki, étudiant en musicologie à l’université d’Aix-Marseille, qui a remporté la finale française (6e édition), le 13 juin dernier à Grenoble, à l’issue d’une compétition ayant rassemblé près de 600 doctorants venus de toute la France, 16 d’entre eux ayant concouru lors de l’épreuve finale. Tom Mébarki représentera la France lors de la finale internationale organisée sous l’égide d’un comité international dont l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) fait partie.

Vous venez de lire un extrait de la Lettre des Expats, newsletter hebdomadaire où vous pouvez retrouver les infos essentielles pour tous les expatriés.

Francophonie: il faut revoir la politique linguistique canadienne - Le Devoir

jeu, 07/11/2019 - 09:00

Le 2 juillet dernier, on apprenait la signature d’une entente unissant deux associations de défense des droits des francophones hors Québec et le groupe porte-parole des Anglo-Québécois (le Quebec Community Groups Network). Le lendemain, Le Devoir rapportait que la Commission scolaire English Montreal pouvait compter sur l’appui de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario et de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick dans son combat judiciaire visant à bloquer la décision du gouvernement québécois de transférer deux écoles anglophones à une commission scolaire francophone de Montréal.

La nouvelle brise l’élan qui, depuis plusieurs mois, favorisait un rapprochement entre le Québec et les francophones minoritaires.

On rappelle souvent l’intervention du procureur général du Québec devant la Cour suprême du Canada dans l’affaire Commission scolaire francophone du Yukon, district scolaire #23 c. Yukon (2015). La commission scolaire francophone souhaitait se voir reconnaître le pouvoir de fixer elle-même les critères d’admissibilité dans son école. Québec plaidait l’inverse ; il voulait s’assurer que ce pouvoir demeure entre les mains des gouvernements provinciaux (et dans cette affaire, du territoire). C’était une façon de défendre la loi 101.

Au sein de la francophonie minoritaire, la réaction à la plaidoirie du procureur général du Québec avait été vive. Le gouvernement québécois était presque accusé d’être responsable de l’assimilation des francophones hors Québec. Le 30 janvier 2015, le président d’une association de défense des droits des francophones minoritaires écrivait ceci dans les pages du Devoir : « Je trouve vraiment déplorable que le Québec, qui est notre grand frère, n’ait pas la capacité, ni le courage, de se tenir à nos côtés. »

Mais à ce moment, on se souvenait moins de l’autre côté de la médaille. Dans les affaires Nguyen (2009), Solski (2005) et MacDonald (1986), ce sont les associations de défense des droits des francophones minoritaires qui intervenaient en Cour suprême contre la position du Québec. On pourrait aussi rappeler les deux affaires Blaikie (1979 et 1981), dans lesquelles Georges Forest, l’un des plus grands défenseurs du fait français au Manitoba, joignait sa voix aux adversaires de la loi 101.

Dans l’affaire Solski, le procureur général du Québec soutenait que le droit à l’instruction dans la langue de la minorité prévu dans la Charte canadienne devait être interprété en tenant compte du contexte particulier du Québec. Des associations de défense des droits des francophones minoritaires étaient intervenues pour exprimer leur « profond désaccord » avec cette position. « Au contraire », écrivaient-elles dans leur mémoire, ce qu’il faut, c’est « imposer des balises nationales [pancanadiennes] en matière d’éducation dans la langue de la minorité ».

Dans l’affaire MacDonald, le procureur général du Québec défendait le droit des municipalités québécoises de diffuser des documents de nature judiciaire rédigés uniquement en français. À l’opposé, la Société franco-manitobaine soutenait, dans un mémoire déposé en anglais seulement, que la Constitution de 1867 « protège l’utilisation de la langue de la minorité linguistique contre la tyrannie de la majorité », et que cet objectif serait trahi si la Cour tranchait en faveur du Québec, c’est-à-dire « en faveur du pouvoir de la majorité [québécoise] […] d’éradiquer l’utilisation de l’anglais dans tous les documents imprimés » (traduction libre).

Un sommet pour 2020

On entend souvent dire que le Québec ignore les réalités de la francophonie minoritaire. L’entente du 2 juillet rappelle que l’inverse est aussi vrai.

On aura entendu (le 12 juin 2019, alors que l’entente était en préparation) le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario dire que les francophones minoritaires et les Anglo-Québécois vivent « la même situation ». On aura aussi entendu (le 12 juillet, lors de sa signature) le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick faire des parallèles : « Dans les communautés anglophones du Québec, cela peut ressembler drôlement à ce que peuvent vivre les communautés acadiennes du Nouveau-Brunswick. »

Les francophones hors Québec ne sont pas des dead ducks. De là l’intérêt d’un sommet sur « le rapprochement des francophonies canadiennes », qui doit avoir lieu en juin 2020 à Québec. Il faudra alors garder en tête l’entente du 2 juillet. Et il faudra surtout poser la question du régime. Car la politique linguistique canadienne a été construite de façon à opposer le Québec et les minorités francophones. La francophonie canadienne peut-elle écrire sa propre histoire ? Québec a-t-il complètement repris goût à défendre ses intérêts nationaux ? L’occasion est historique.

Festival d'été de Québec: la francophonie est dans la Place - Le Devoir

jeu, 07/11/2019 - 06:00

Au lendemain de la Carte blanche décernée à Éric Lapointe, poursuivons notre virée festivalière du côté franco de la musique. L’affiche d’hier à la place d’Youville était aussi alléchante que diversifiée, de la chanson électronique de l’attachant Voyou à la poésie rock de l’incandescente Salomé Leclerc jusqu’au folk-rock bordélique de Philippe Brach, le clou de cette belle soirée au Festival d’été de Québec.

Après plusieurs concerts vus place d’Youville, il semble se dégager une constante : il n’y a pas foule en ouverture de soirée, à 18 h, mais les festivaliers qui répondent présents le font parce qu’ils sont de vrais fans. Le Parisien Voyou (Thibault Vanhooland au civil), heureux comme un poisson dans l’eau, ne s’est pas du tout formalisé de la taille de son auditoire : « Ça se remplit un peu, quand même ! Moi, je pense qu’on va y arriver, on va remplir cette place ! » a-t-il blagué vers la fin de son concert.

Vrai, alors que le soleil s’effaçait peu à peu derrière un voile nuageux annonçant malheureusement une fin de semaine moins ensoleillée, les amateurs de pop franco convergeaient de plus en plus nombreux vers la Place. Ceux qui étaient là depuis le début ont passé un agréable moment avec le souriant auteur-compositeur-interprète, aussi à l’aise à la trompette qu’à la guitare et au piano. Aux machines, aussi : candide, il nous expliquait qu’il fut contraint de prendre l’avion sans ses trois accompagnateurs. De ça non plus, il ne s’est pas formalisé ; pigeant à sa guise et sans plan établi dans sa banque de chansons, il est passé de la pop électro dansante à la chanson-bossa-nova à pitons, à la techno plus rugueuse avec beaucoup d’entrain.

C’est avec l’accrocheuse chanson titre du EP On s’emmène avec toi qu’il a choisi de lancer son concert en one-man-band, micro dans une main, baguette lui servant à frapper une batterie électronique dans l’autre. Sous ses airs enfantins et ses rythmiques colorées se cache cependant un parolier fin, tantôt conteur (Les trois loubards, dont plusieurs fans connaissaient le texte par cœur), tantôt plus sérieux, comme sur La serre, chanson prophète de malheur. Voyou solo à l’heure de l’apéro, c’était parfait ; vivement son retour en nos terres et avec son groupe.

Public attentif et poésie rock

À 19 h 30, Salomé Leclerc renouait avec le public du FEQ, ravie, disait-elle, de présenter le matériel de l’excellent album Les choses extérieures, paru l’automne dernier. La Place était alors beaucoup plus occupée et la qualité d’écoute du public, remarquable : un silence admiratif durant les moments les plus calmes de son concert autrement cru, rugueux et électrique — en concert plus encore que sur disque, Salomé Leclerc offre un savoureux contraste entre les textures rock aventureuses générées par son orchestre et le timbre, fin et clair, de sa belle voix.

Oui, les belles du nouvel album ont été largement présentées ; néanmoins, Leclerc a parti la machine avec l’impeccable Arion de 27 fois l’aurore (2014), autre petit bijou de chanson rock moderne. Salomé Leclerc, c’est un peu notre PJ Harvey, certes plus sage, son jeu de guitare pourtant spontané en concert s’arrêtant tout juste devant le mur de distorsions. Une PJ plutôt guidée par les mélodies intrinsèques à la langue française, coulante et riche dans ses mots à elle. Successions d’impressions fortes, de textes misant sur les effets de répétition, jamais surchargés : « Le trajet n’a plus d’importance / L’arrivée déçoit / Le trajet n’a plus d’importance / Entre ici et chez toi », chante-elle sur Entre ici et chez toi, de son dernier album, avec ce sens de la concision qui dit tout, tout court.

À ses côtés, le bassiste-violoncelliste Philippe Brault, le batteur et claviériste José Major, la choriste et percussionniste Audrey-Michèle Simard, musiciens aux multiples talents, tous admirables dans leurs rôles mercredi soir, celui d’en faire juste assez pour soutenir ce climat de tension constante, d’affronts entre les rythmes cassants et les harmonies recherchées, dans la chanson de Leclerc. Nous nous sommes régalés.

Moins extravagant, tout aussi chantant

Philippe Brach sur scène sans concept extravagant, voilà une proposition rafraîchissante. Quatre mois après son récital Boum Dang Sangsue ! présenté à la Maison symphonique avec l’Orchestre de l’Agora, on retrouvait l’énergumène dans le confort d’un joli band folk-rock, trois guitares, deux batteurs-percussionnistes, et une rondeur dans le son qui accompagnait aussi bien les passages plus rock que les moments destinés à groover.

La soirée a pris la couleur de La peur est avalanche, servie au début de son concert, passé 21 h : une fausse paix folk perturbée par des hoquets de rock. L’escogriffe à chapeau, il nous a brassés toute la soirée comme ça : une douceur, deux ou trois niaiseries placotées entre les chansons, une décharge d’énergie, puis une chanson douloureuse. « Je sais que ça ne paraît pas en écoutant mes tounes, mais je suis de super bonne humeur ! » a-t-il lancé après avoir entonné la planante Si proche et si loin à la fois, de l’album Portraits de famine (2015).

Cette fois, la place d’Youville débordait de spectateurs qui tentaient parfois de chanter aussi fort que lui les textes de ses chansons. Une soirée de communion au-dessus de laquelle planaient quelques effluves de cannabis encourageant les chorales spontanées, comme celle qui s’est formée durant la ballade Alice, elle aussi tirée de son premier album. Durant la première moitié du spectacle, Brach s’est payé Sittin’ on the Dock of the Bay d’Otis Redding, chouette, mais nettement moins réussie et groovy que sa version de Grandma’s Hands du grand Bill Withers, version qu’il a rebaptisée Mes mains blanches sur son plus récent album, Le silence des troupeaux (2017). Là, après une enfilade de ballades et de titres folk plus précieux, l’orchestre est sorti de ses gonds pour nous entraîner dans un long et juteux jam soul-rock. C’était Philippe et son Brach Orchestra au sommet de leur art.

Francophonie : comment Louise Mushikiwabo compte imposer sa marque à l'OIF - Jeune Afrique

mar, 07/09/2019 - 16:12

Louise Mushikiwabo, élue en 2018 à la tête de l’OIF, ici à Paris, le 27 juin. © Vincent Fournier/JA

Élue en 2018 à la tête de l’OIF, Louise Mushikiwabo, l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, s’est entourée d’une équipe resserrée pour donner un nouvel élan à l’organisation et lui imposer sa marque.

En ce 1er juillet, cela fait six mois qu’un vent de fraîcheur venu des mille collines rwandaises souffle sur le bâtiment plus que séculaire qui abrite le siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Paris. Dans le salon sobre jouxtant son bureau, la secrétaire générale Louise Mushikiwabo s’efforce de compter le nombre de voyages qu’elle a effectués depuis son arrivée en janvier : une bonne quinzaine et autant de chefs d’État rencontrés, plus trois ou quatre autres d’ici à la fin du mois – notamment en Côte d’Ivoire et au Mali.

Entre deux avions, celle qui définit son propre management comme « sévère, rigoureux et impatient, mais bienveillant et toujours à l’écoute » a pris le temps de faire le tour de chaque direction, d’éplucher les dossiers de la plupart de ses collaborateurs, de recaser dans des fonctions « plus concrètes et plus utiles » une partie du staff pléthorique dont était entourée sa prédécesseure, Michaëlle Jean, et d’imprimer sa « vision d’une OIF décomplexée, mondialisée, multi­polaire, efficace et redevable ».

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