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Mis à jour : il y a 45 min 13 sec

Francophonie en fête: Corneille chantera en français à Toronto pour la première fois - L'Express

il y a 4 heures 59 min

Le chanteur-auteur-compositeur-interprète Corneille se présente avec un concert en français, pour la première fois devant le public torontois, à l’occasion de la 14e édition du festival Francophonie en fête.

La Franco-Torontoise Julie Kim assurera la première partie du spectacle au théâtre Isabel Bader, le vendredi 27 septembre à 20h30.

Un artiste, une histoire, une carrière

Corneille est né en Allemagne, il passe son enfance au Rwanda puis immigre au Québec en 1977. En 1993, il intègre un groupe de RnB qui remporte le concours Découverte 1993 à la télévision rwandaise, et il commence à composer.

À 17 ans, l’artiste perd sa famille dans le génocide rwandais. En juillet 1997, il quitte l’Allemagne et poursuit ses études de communication à Montréal. Il rencontre alors Pierre Gage et Gardy Martin avec lesquels il forme le groupe RnB O.N.E.

En 2001, il sort son premier album solo Parce qu’on vient de loin, certifié disque d’argent en trois semaines. S’en suivront sept autres albums, des collaborations, des apparitions à la télévision canadienne et française.

Mercé 2019 : la francophonie (aussi) sera à l'honneur - Le Petit Journal

il y a 9 heures 49 min

Barcelone célèbre cette année encore "en grand" sa fête de la Mercé, avec plus de 150 concerts et spectacles du 20 au 24 septembre. Avec la ville de Beyrouth en invitée d'honneur. 

Difficile de faire le tri, mais il faudra bien faire un choix parmi les 123 pages du programme de la Mercé 2019 (en ligne sur le site officiel). Pour célébrer sa sainte patronne, Barcelone déploie cette année encore une offre exceptionnelle de spectacles gratuits à travers toute la ville : une centaine de concerts, 147 œuvres de théâtre et danse, 57 spectacles dédiés aux "cultures populaires", avec en plus des débats et des films... Du 20 au 24 septembre 2019, il y en aura donc pour tous les goûts au cours de cette grande fête de rentrée qui débutera cette année par le discours inaugural de Manuela Carmena (ex-maire de Madrid) ; et s'achèvera par le traditionnel spectacle musical de pyrotechnie sur l'avenue Maria Cristina. 

La mairie a mobilisé un budget de 4 M€ pour ces cinq jours de célébrations où les attractions familiales et traditionnelles auront également leur place, notamment à travers les rendez-vous des Castellers (dont les "Castellers de Barcelone", qui fêteront par la même leur 50e anniversaire) le dimanche 22 et le mardi 24 sur la Plaza Sant Jaume ; mais également avec les "Gegants" et "Correfocs" traditionnels, les diables enflammés à suivre le samedi 21 à partir de 19h45, de la Via Laietana à la place Antoni López.


La francophonie à l'honneur

Même si le programme ne le spécifie pas, la francophonie sera dignement représentée dans le cadre de cette édition de la Mercé où la ville de Beyrouth est invitée d'honneur. Les artistes libanais seront donc présents en grand nombre, notamment dans le cadre de cycle cinématrographique proposé à la Cinémathèque de Barcelone, pour voir ou revoir entre autres les longs métrages de la réalisatrice libanaise Jocelyne Saab, qui a partagé sa vie et son œuvre entre Paris et Beyrouth. À ne pas manquer non plus : la "Nuit de Beyrouth", dans le parc de la Ciutadella, avec notamment les représentations d'Alexandre Paulikevitch et du cabaret Metro Al Madina.

La francophonie sera aussi représentée à travers le concert de Dobet Gnahoré, chanteuse, compositrice, percussionniste et danseuse de Côte d'Ivoire, qui cultive entre Abidjan et Paris une tradition musicale africaine aux accents électroniques. À voir et écouter au Moll de la Fusta le samedi 21 septembre (22 heures).

Les frères français Lea et Quentin Mevel, du groupe Honolulu, seront également de la fête à l'ancienne Fabrique Estrella Damm le 22 septembre (15h00). Le jeune duo puise son inspiration "Dream Pop" auprès de "The growlers", Brian Eno, Robert Wyat ou "The Fiery Furnaces". "Honolulu" est aussi le titre de leur premier album, sorti au printemps dernier. Ce sera donc l'occasion de découvrir ou mieux connaître un groupe qui jouera pour l'occasion "à la maison", puisqu'il réside à Barcelone. 
 

Jhinaoui reçoit le document des “Prérequis” du 18e sommet de la francophonie - webmanagercenter

il y a 12 heures 25 min

Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a reçu, lundi, au siège du département, l’ambassadrice Vanessa Lamothe Latignon, conseillère chargée de la stratégie et des instances de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et présidente du Comité directeur du 18e Sommet de la Francophonie, qui lui a remis le document des “Prérequis ” du sommet qui se déroulera en Tunisie en 2020.

Le sommet coïncidera avec la célébration du 50e anniversaire de l’OIF.

Lors de la réunion, à laquelle ont assisté le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Sabri Bachtobji et une délégation de l’organisation, le ministre a fait état d’un important avancement dans la préparation de ce sommet, soulignant les progrès accomplis sur les plans matériel et logistique.

Dans le même sillage, Jhinaoui a souligné le parachèvement de la constitution des divers sous-comités, chargés de l’organisation du Sommet.

Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à défendre les nobles valeurs et principes sur lesquels est fondée l’Organisation et à renforcer les liens historiques qui les unissent.

Il a formé le vœu de voir cet événement contribuer de manière significative au renforcement de l’échange d’expertise et des expériences entre les pays, membres de l’OIF ainsi qu’à l’unification de la famille francophone.

” La Tunisie œuvrera de concert avec l’organisation pour définir le contenu de ce sommet, en particulier dans les domaines de la protection de la jeunesse et de la femme, de l’égalité des sexes et des technologies modernes de communication “, a-t-il assuré.

Le ministre a informé la délégation de l’OIF que le siège du bureau régional de l’Organisation pour l’Afrique du Nord en Tunisie est fin prêt. Il permettra, selon lui, de renforcer la coopération et la communication entre les pays et la population de la région.

Pour sa part, Mme Vanessa Lamothe Latignon a exprimé sa satisfaction quant au niveau de coopération entre la Tunisie et l’OIF, affirmant la confiance de la Secrétaire Générale de l’Organisation en la capacité de la Tunisie à faire du 18ème Sommet de la Francophonie un succès.

Elle a également souligné la disposition de l’organisation à y mettre tous ses moyens et à soutenir la coordination bilatérale afin de mener à bien cet important événement international.

«Pogner»: un étonnant québécisme à adopter - Le Figaro

il y a 14 heures 30 min

Les québécismes, mots propres au parler québécois, sont nombreux. Le verbe «pogner» est l’un d’entre eux. Le connaissez-vous? Le Figaro vous propose, grâce aux éclairages de Laura Giguère, de revenir sur son sens et son origine.

Malgré le centralisme français, le génie de la francophonie est intact. Un simple voyage en terres belges, suisses ou béninoises suffit pour le constater. Chaque pays a conservé ses langues et ses particularismes. C’est ainsi qu’au Canada, on peut «clavarder» lorsqu’on utilise son clavier pour bavarder ; «être assis sur son steak» lorsqu’on ne fait absolument rien ; «parker son char» lorsqu’on gare sa voiture ou bien encore «pogner». Au Québec le terme est employé «à toutes les sauces», ainsi que le fait remarquer Linda Giguère dans L’humeur de Linda diffusé sur TV5 Monde.

«J’étais en retard, alors j’ai pogné l’autoroute. Mais on s’est fait pogner par un accident. Bonjour les ralentissements!» En France, si le verbe n’est pas inconnu des dictionnaires (Le Petit Robert l’a accepté en 2012), il demeure toutefois relativement peu fréquent dans les conversations. «Il s’agit d’un québécisme, un trait de langue propre au parler québécois», rappelle Linda Giguère. Il fait ainsi partie d’une culture propre à la Belle Province. Est-ce pour cela qu’on le retrouve dans les chansons dudit pays, dès le début du XXe siècle. Et bien avant encore.

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Non content d’être centenaire, le verbe «pogner» a une origine bien particulière. Contre toute attente, le mot ne vient pas du Canada, mais de Lorraine d’après Le Trésor de la langue française. Il se rencontre dès le XIVe siècle dans le parler lorrain «où la forme dialectale de poing est po(u)gne». Le terme orthographié «pougne» désigne alors la «poignée (d’un objet)» et sous la forme «puigne», le «poignet (d’un vêtement)». C’est bien plus tard, dans la langue populaire, que «pogne» qualifia la «main». Et bien plus encore.

«Pogner vient de l’ancien français poigner, qui signifiait empoigner, saisir avec le poing, attraper avec la pogne, prendre, choper», précise la journaliste. De nos jours, soixante emplois différents du verbe ont été attestés au Canada. On peut ainsi l’entendre utilisé dans divers sens: «attraper» (pogner quelqu’un par le bras), «surprendre» (je me suis fait pogner par la pluie), «monter» (j’ai pogné dans le bus), «se disputer» (il s’est pogné avec la serveuse), etc. Va-t-il maintenant pogner (avoir du succès) dans l’Hexagone?

À noter que nombre de mots québécois ont un autre sens que ceux employés en France. C’est le cas, par exemple, d’«allô» qui peut signifier «salut», «dépanneur» qui qualifie une «épicerie», «bienvenue» qui est un équivalent de notre «de rien» et «bonjour» qui peut avoir une signification complètement contraire. C’est-à-dire «au revoir».

La Voie du Nord souffle 10 bougies à Thompson - ICI.Radio-Canada.ca

lun, 09/16/2019 - 17:32
Manitoba | Société | Éducation, Francophonie | Manitoba | Intérêt local" data-chrome-extension-exception="chromeExtensionDocumentSimpleContent" xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink">
Des enfants assis par terre dans un gymnase . Sur le plancher est imprimé le logo de l'école, deux inukshuks avec des aurores boréales.

L'école communautaire La Voie du Nord de Thompson, créée en 2009, accueille des élèves de la petite enfance au secondaire.

Photo : ICI Radio-Canada/Trevor Lyons

Radio-Canada
Publié à 15 h 32

L’école communautaire La Voie du Nord célèbre 10 ans d'enseignement en français à Thompson.

Daniel Couture, le directeur de l'école, est fier du parcours de l’institution qui a acquis une place centrale dans la francophonie locale.

À ses débuts, La Voie du Nord était une annexe de l’école primaire Burntwood. Lorsqu’elle a déménagé dans ses propres locaux il y a trois ans, elle a pu s’affirmer comme un repère névralgique au sein de la communauté francophone, dit le directeur.

On s’est posé la question qui sommes-nous et qu’est-ce qu’on veut faire et on a défini notre identité de différentes façons, en restant central dans la francophonie, explique celui qui s’occupe de la direction de l’école francophone depuis cinq ans.

C’est une place qui rassemble le monde et où on a des valeurs communes, ajoute le directeur.

Lorsque l’école a ouvert ses portes en 2009, elle comptait 39 élèves. Ce nombre a plus que doublé depuis.

Malgré les 700 kilomètres qui séparent Thompson de la capitale manitobaine, le directeur estime que rester connecté avec les autres écoles de la division scolaire franco-manitobaine est surmontable. Il rencontre souvent les autres directeurs, et les formations permettent aux professeurs de rester en contact avec leurs collègues des autres écoles.

Pour Daniel Couture, le défi reste toutefois de pouvoir offrir des cours spécialisés aux élèves du secondaire.

Il y a des familles qui quittent Thompson ou changent de division scolaire lorsque les enfants vieillissent pour la poursuite de leurs études, mentionne-t-il.

Le directeur reste toutefois confiant de l'importance de l'école.

Pour Daniel Couture, célébrer la première décennie de l'établissement est également l'occasion se penser à l'avenir. Il attend avec impatience de définir les objectifs de l'école pour les 10 années à venir.

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Jhinaoui reçoit le document des "Prérequis" du 18e sommet de la francophonie - African Manager

lun, 09/16/2019 - 17:23

Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a reçu, lundi, au siège du département, l’ambassadrice Vanessa Lamothe Latignon, conseillère chargée de la stratégie et des instances de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et présidente du Comité directeur du 18e Sommet de la Francophonie, qui lui a remis le document des “Prérequis ” du sommet qui se déroulera en Tunisie en 2020.
Le sommet coïncidera avec la célébration du 50e anniversaire de l’OIF.
Lors de la réunion, à laquelle ont assisté le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Sabri Bachtobji et une délégation de l’organisation, le ministre a fait état d’un important avancement dans la préparation de ce sommet, soulignant les progrès accomplis sur les plans matériel et logistique.
Dans le même sillage, Jhinaoui a souligné le parachèvement de la constitution des divers sous-comités, chargés de l’organisation du Sommet.
Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à défendre les nobles valeurs et principes sur lesquels est fondée l’Organisation et à renforcer les liens historiques qui les unissent.
Il a formé le vœu de voir cet événement contribuer de manière significative au renforcement de l’échange d’expertise et des expériences entre les pays, membres de l’OIF ainsi qu’à l’unification de la famille francophone.
” La Tunisie œuvrera de concert avec l’organisation pour définir le contenu de ce sommet, en particulier dans les domaines de la protection de la jeunesse et de la femme, de l’égalité des sexes et des technologies modernes de communication “, a-t-il assuré.
Le ministre a informé la délégation de l’OIF que le siège du bureau régional de l’Organisation pour l’Afrique du Nord en Tunisie est fin prêt. Il permettra, selon lui, de renforcer la coopération et la communication entre les pays et la population de la région.
Pour sa part, Mme Vanessa Lamothe Latignon a exprimé sa satisfaction quant au niveau de coopération entre la Tunisie et l’OIF, affirmant la confiance de la Secrétaire Générale de l’Organisation en la capacité de la Tunisie à faire du 18ème Sommet de la Francophonie un succès.
Elle a également souligné la disposition de l’organisation à y mettre tous ses moyens et à soutenir la coordination bilatérale afin de mener à bien cet important événement international.

OIF : Jhinaoui reçoit "Les prérequis" du 18ème Sommet de la Francophonie - Economiste Maghrebin

lun, 09/16/2019 - 17:17
OIF-francophonie-sommet-tunisie
Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui a reçu, lundi 16 septembre 2019, au siège du ministère, l’ambassadrice Vanessa Lamothe Latignon. Mme Lamothe Latignon est conseillère en stratégie chargée de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et présidente du comité directeur du 18e Sommet de la Francophonie.

Cette dernière lui a alors remis les Prérequis du 18ème sommet de la francophonie que va organiser la Tunisie en 2020.
Lors de la réunion, Khemaies Jhinaoui a réaffirmé la volonté de la Tunisie de défendre les nobles valeurs et principes sur lesquels a été fondée l’OIF.  Depuis longtemps, la Tunisie détient des liens historiques solides avec cette organisation, dont Habib Bourguiba était l’un des fondateurs.
De plus, la Tunisie a la volonté de rendre ce sommet historique et contribue efficacement à renforcer les échanges d’expertises et l’unification des pays de l’OIF.

Le ministre des Affaires étrangères a informé la délégation de l’OIF que le siège du bureau régional pour l’Afrique du Nord en Tunisie permettra la coopération et la communication entre les pays et les peuples de la région.

De son côté, Mme Vanessa Lamothe Latignon a exprimé sa satisfaction quant au niveau de coopération entre la Tunisie et l’OIF. Elle conclut en affirmant que le Secrétaire général avait toute confiance en la capacité de la Tunisie à faire du 18ème Sommet de la Francophonie un succès.

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Les libéraux vont enregistrer une nouvelle version francophone de leur chanson - HuffPost Québec

lun, 09/16/2019 - 14:25

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La Faculté des arts et la francophonie : d'hier à aujourd'hui - La Rotonde

lun, 09/16/2019 - 13:53

Publié le lundi, 16 septembre 2019

La Faculté des arts et la fran­co­pho­nie : d’hier à aujourd’­hui

Crédit visuel : Andrey Gosse

Par Clémence Roy-Darisse – Cheffe de section Arts & culture

La Faculté des arts est la plus ancienne Faculté de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (Ud’O).  À l’oc­ca­sion du numéro papier sur la fran­co­pho­nie, la section Arts et culture de La Rotonde trace un portrait de la baisse d’ins­crip­tions des étudiant.e.s en arts, mais aussi sur la situa­tion des étudiant.e.s fran­co­phones de celle-ci.

Selon la vice-doyenne à la gouver­nance et aux rela­tions exté­rieures, Sylvie Lamou­reux, la Faculté des arts est comme un pont entre plusieurs programmes. Lamou­reux partage que « la Faculté des arts retrouve sa place comme parte­naire clé au sein de l’Ud’O ». Malgré cela, elle observe une baisse d’ins­crip­tions comme toutes les facul­tés d’arts au Canada. Celle-ci serait dûe entre autre à la publi­cité gran­dis­sante des programmes de sciences et de tech­no­lo­gie. L’in­com­pré­hen­sion de la valeur d’un Bacca­lau­réat en arts serait aussi en cause. De plus, l’Uni­ver­sité dans son ensemble observe un déclin démo­gra­phique puisque des parcours post-secon­daires hors-univer­si­tés sont norma­li­sés.

Univer­sité « bilingue »

Bien que le bilin­guisme soit une valeur centrale de l’Ud’O, les fran­co­phones demeurent une mino­rité. En 2018, selon le registre offi­ciel de la Faculté des arts, le nombre total d’étu­diant.e.s fran­co­phones inscrit.e.s dans la Faculté au programme de bacca­lau­réat repré­sentent 26,2%. En 2016–2017, seule­ment 68% des cours étaient offerts dans les deux langues.

Sur le campus, le milieu bilingue laisse place à certaines appré­hen­sions. « Je pense qu’à l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa on trouve beau­coup d’in­sé­cu­ri­tés linguis­tiques parce qu’on côtoie beau­coup de variété de français en même temps » explique Madame Lamou­reux. L’ex­pé­rience varie énor­mé­ment selon le milieu d’ori­gine. Elle explique que plusieurs étudiant.e.s, parti­cu­liè­re­ment ceux de milieux franco-mino­ri­taires ou d’im­mer­sion, se font répondre en anglais. Lamou­reux raconte que certains reçoivent aussi la remarque que leur « français est pas si pire pour un anglo­phone ». Ainsi, plusieurs étudiant.e.s sont tout simple­ment amené.e.s à parler anglais. Il exis­te­rait donc plus de fran­co­phones qu’on entend sur le campus.

Selon la vice-doyenne, il y aurait un manque de compré­hen­sion quant à la notion de cours bilingue et la qualité du français de ceux-ci pour­rait être amélio­rée. L’an­glais l’em­porte très souvent sur le français. Elle affirme; « je suis toujours frus­trée de voir l’ac­cès limité à des ressources, y compris des articles scien­ti­fiques en français ». Lamou­reux croit que les étudiant.e.s doivent aussi faire partie inté­grante de la solu­tion en enga­geant eux-mêmes leur proces­sus de fouille pour des sources origi­nales en français.

Présen­te­ment, l’Uni­ver­sité emploie le système de bourses, notam­ment la bourse d’ac­cès aux études en français afin d’aug­men­ter la réten­tion d’étu­diant.e.s fran­co­phones. Madame Lamou­reux souligne qu’il existe d’autres bourses aussi, souvent mécon­nues de la popu­la­tion étudiante. Linda Cardi­nal, profes­seure et titu­laire de la Chaire de recherche sur la fran­co­pho­nie et les poli­tiques publiques, propose quant à elle de « déve­lop­per des programmes de bourses ciblées » pour atti­rer les étudiant.e.s.

Son rapport, une respon­sa­bi­lité collec­tive : plan d’ac­tion pour la fran­co­pho­nie à l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa, comprend trois objec­tifs prin­ci­paux; « agir sur la gouver­nance de la fran­co­pho­nie, renfor­cer la présence et le rayon­ne­ment de la fran­co­pho­nie sur le campus et mieux commu­niquer la mission fran­co­phone de l’Uni­ver­sité ».

La situa­tion des étudiant.e.s artistes fran­co­phones

« L’ave­nir de la fran­co­pho­nie en milieu mino­ri­taire dépend des diplômé.e.s de la Faculté des arts qui ont une conscience socio-linguis­tique et qui croient dans un bilin­guisme de haut niveau » croit Lamou­reux. Selon elle, les étudiant.e.s font partie inté­grante de la solu­tion. Ils peuvent, par exemple, travailler à faire rayon­ner les arts dans les régions où l’ac­cès à la culture est limité.

L’Uni­ver­sité gagne­rait davan­tage, selon la vice doyenne, à faire la promo­tion des vernis­sages et des événe­ments artis­tiques des étudiant.e.s artistes fran­co­phones. Ceux-ci sont moins publi­ci­sés que leurs collègues anglo­phones.

Cepen­dant, au sein de la Faculté des arts, certains programmes avan­tagent les fran­co­phones. C’est le cas du tout nouveau  programme de Bacca­lau­réat en pratique théâ­trale, qui, précise Lamou­reux, existe parti­cu­liè­re­ment pour ces étudiant.e.s. Bien que chacun des programmes soient bilingues, les étudiant.e.s fran­co­phones en théâtre béné­fi­cient des liens très étroits tissés avec la commu­nauté théâ­trale.

Les deux figures d’in­fluence de l’Uni­ver­sité sont conscientes qu’il reste beau­coup à faire insti­tu­tion­nel­le­ment pour amélio­rer l’ex­pé­rience des étudiant.e.s fran­co­phones de la Faculté des arts. Cepen­dant, ils leur revient aussi à eux de marquer leur place en osant parler en français peu importe l’ac­cent et en créant partout sur le campus des oeuvres origi­nales.

Découvrir la francophonie internationale à l'U d'O - La Rotonde

lun, 09/16/2019 - 13:13

Publié le lundi, 16 septembre 2019

Décou­vrir la fran­co­pho­nie inter­na­tio­nale à l’U d’O

Photo de cour­toi­sie 

Par: Maeve Burbridge – Cheffe de la section Actua­li­tés

L’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (Ud’O) est habi­tée d’un corps étudiant inter­na­tio­nal, ce qui ne fait qu’en­ri­chir et diver­si­fier la commu­nauté fran­co­phone de l’Uni­ver­sité. La Rotonde s’est entre­te­nue avec six étudiant.e.s inter­na­tio­naux dans le but de décou­vrir à quoi ressemble leur expé­rience à l’U d’O.

Entre­tient avec l’étu­diant Adrien Heymans

La Rotonde: Présen­tez-vous.

Adrien Heymans: Je m’ap­pelle Adrien Heymans, je viens de la Belgique et je commence ma deuxième année dans le programme Bacca­lau­réat en sciences spécia­li­sés bidis­ci­pli­nai­ress en infor­ma­tique et mathé­ma­tiques. Je viens de la partie néer­lan­do­phone de la Belgique mais j’ai fait toutes mes études en français.

La Rotonde: Quelle a été votre expé­rience en tant qu’é­tu­diant inter­na­tio­nal fran­co­phone à l’Ud’O?

Adrien Heymans: Je trouve que les fran­co­phones à l’Uni­ver­sité sont bien repré­senté.e.s notam­ment grâce au bilin­guisme. Il y a beau­coup de fran­co­phones ici, parfois des Cana­dien.ne.s mais aussi des étudiant.e.s inter­na­tio­naux. En arri­vant ici, j’ai été vrai­ment content de voir que l’Uni­ver­sité nous permet­tait de rece­voir nos docu­ments offi­ciels dans la langue de notre choix. Le bilin­guisme est vrai­ment un point fort ici. J’ai été très bien accueilli en venant à Ottawa, j’ai direc­te­ment rencon­tré des nouvelles personnes à la fois fran­co­phones et des anglo­phones. J’avais toujours entendu parlé d’une sorte de riva­lité entre ces deux commu­nau­tés au Canada, mais si cette lutte existe vrai­ment, je n’ai pas le senti­ment qu’elle ait réussi à péné­trer les murs du campus!

La Rotonde: Pouvez-vous nous parler d’un mot ou d’une expres­sion qui vient de votre pays d’ori­gine?

Adrien Heymans: « Dikke­nek », proba­ble­ment un de mes mots préfé­rés en Belgique. Il signi­fie une personne qui a la grosse tête, qui fait le malin. Depuis que je suis arrivé au Canada, j’ap­prend des mots et des expres­sions belges à mes amis et c’est proba­ble­ment une des seules qu’ils ont retenu et qu’ils utilisent!

Entre­tient avec l’étu­diante Carla Lesueur

La Rotonde: Présen­tez-vous.

Carla Lesueur: Je m’ap­pelle Carla Lesueur, je suis étudiante en deuxième année dans le Programme spécia­lisé en déve­lop­pe­ment inter­na­tio­nal et mondia­li­sa­tion. Je viens de la Suisse, mais j’ai aussi habité en France un petit temps.

La Rotonde: Quelle a été votre expé­rience en tant qu’é­tu­diante inter­na­tio­nal fran­co­phone?

Carla Lesueur: Je trouve que c’est une chance d’avoir une univer­sité complè­te­ment bilingue et qui nous permet de prendre des cours aussi bien en français qu’en anglais. En temps qu’in­ter­na­tio­nale, bien que je sache parler l’an­glais, c’était rassu­rant de savoir que sur le campus je pour­rais parler en français aux employé.e.s si j’en ai besoin. J’en­tends plus de fran­co­phones inter­na­tio­naux que de Cana­dien.ne.s parler le français mais c’est peut-être juste une impres­sion. J’ai une expé­rience vrai­ment posi­tive de ma vie ici à Ottawa et à l’Uni­ver­sité, la tran­si­tion s’est fait super faci­le­ment. L’orien­ta­tion inter­na­tio­nale mise en place par l’Uni­ver­sité m’a aussi énor­mé­ment aidé à bien m’in­té­grer dans le campus et à vivre une super expé­rience à Ottawa, j’ai pu y rencon­trer d’autres étudiant.e.s inter­na­tio­naux qui partagent la même expé­rience que moi et ça c’était vrai­ment bien. Tout est mis en place pour nous aider et faci­li­ter notre tran­si­tion au Canada. Les Cana­dien.ne.s sont vrai­ment super accueillants, je n’ai ressenti aucune tension. Au contraire, on se sent les bien­venu.e.s. 

La Rotonde: Pouvez-vous nous parler d’un mot ou d’une expres­sion qui vient de votre pays d’ori­gine?

Carla Lesueur: « Il y a pas feu au lac! ». On dit ça, par exemple, quand quelqu’un va trop vite et n’est pas patient. Ça veut dire que c’est pas pressé, on a le temps. C’est une philo­so­phie vrai­ment suisse, on est lent, on prend le temps.

Entre­tient avec l’étu­diante Alexan­dra Fabre

La Rotonde: Présen­tez-vous.

Alexan­dra Fabre: Je m’ap­pelle Alexan­dra Fabre. Je suis en marke­ting à l’école de gestion Telfer. C’est ma première année. Je viens de la France.

La Rotonde: Quelle place occupe le français dans votre pays d’ori­gine?

Alexan­dra Fabre: Étant d’ori­gine française, je peux assu­rer que les fran­co­phones sont bien repré­sen­tés. Le français étant notre langue mater­nelle, nous sommes une très grande majo­rité à le parler. 

La Rotonde: Quelle a été votre expé­rience en tant qu’é­tu­diante inter­na­tio­nale fran­co­phone?

Alexan­dra Fabre: J’ai tout de suite été frap­pée par la gran­deur de la capi­tale, venant d’une petite ville de la campagne française. L’Ud’O m’a égale­ment semblé déme­su­rée, et je dois admettre que j’ai encore du mal à me repé­rer. De ma courte expé­rience à l’Uni­ver­sité, beau­coup d’ac­ti­vi­tés m’ont été propo­sées en français, dans le but de nous inté­grer et de nous faire rencon­trer des gens parlant la même langue que nous. Je me suis vrai­ment sentie inté­grée dès le départ, et je n’ai pas ressenti de tension parti­cu­lière en échan­geant avec des Franco-Onta­rien.ne.s.

La Rotonde: Pouvez-vous nous parler d’un mot ou d’une expres­sion qui vient de votre pays d’ori­gine?

Alexan­dra Fabre: Il y a par exemple « ça caille », qui veut dire qu’il fait froid. On peut parler de quelqu’un de « beauf » pour quand la personne est inculte et ringarde. 

Entre­tient avec l’étu­diante Gnavik­sha Bhujun

La Rotonde: Présen­tez-vous.

Gnavik­sha Bhujun: Je m’ap­pelle Gnavik­sha Bhujun, je suis une étudiante en deuxième année en Sciences poli­tiques.  Je viens d’une petite île para­di­siaque: l’Île Maurice [de la Répu­blique de Maurice].

La Rotonde: Quelle place occupe le français dans votre pays d’ori­gine?

Gnavik­sha Bhujun: Dans mon pays, on est tous majo­ri­tai­re­ment bilingue. Le français est en effet la langue la plus parlée, malgré que la langue offi­cielle soit l’an­glais. On peut dire que les fran­co­phones sont très bien repré­senté.e.s, notam­ment avec la présence des lycées français et le fait que la langue française est obli­ga­toi­re­ment instruite dans toutes les écoles.

La Rotonde: Quelle a été votre expé­rience en tant qu’é­tu­diante inter­na­tio­nale fran­co­phone?

Gnavik­sha Bhujun: Une des raisons pour lesquelles j’ai choisi l’U d’O pour pour­suivre mon appren­tis­sage acadé­mique, c’est parce qu’elle permet un chemi­ne­ment bilingue. Mon expé­rience depuis mon arri­vée en tant qu’é­tu­diante inter­na­tio­nale fran­co­phone est autant favo­rable et posi­tive que je l’es­pé­rais, notam­ment avec la présence de nombreux [membres du] person­nels qui parlent français ainsi que la traduc­tion française de tout ensei­gnant, tout message, ainsi que les discours lors des événe­ments, pour nous faire sentir que le français est autant présent et impor­tant que l’an­glais. Je peux en effet dire que j’étais quand même bien accueillie, surtout avec le fait de ne pas sentir une certaine tension entre les autres étudiants Franco-Onta­rien.ne.s. On peut dire qu’on se sent comme chez nous.

La Rotonde: Pouvez-vous nous parler d’un mot ou d’une expres­sion qui vient de votre pays d’ori­gine?

Gnavik­sha Bhujun: Dans mon pays,il y a un mot parti­cu­lier que tout le monde utilise, c’est le mot « mari » qui est le syno­nyme du mot « super ». Comme par exemple « c’est super bon », chez nous on dira « c’est mari bon ».

Entre­tien avec l’étu­diante Caro­line Piché-Daniele

La Rotonde: Présen­tez-vous.

Caro­line Piché-Daniele: Salut! Je m’ap­pelle Caro­line Piché-Daniele et je suis en troi­sième année en génie chimique. Je viens de l’Ar­gen­tine, mais j’ai aussi habité en France quelques années.

La Rotonde: Quelle place occupe le français dans votre pays d’ori­gine?

Caro­line Piché-Daniele: En Argen­tine, le français n’est pas très parlé. Il existe une très petite popu­la­tion de fran­co­phones en Argen­tine, mais la grande majo­rité parlent l’es­pa­gnol. Moi, je suis fran­co­phone puisque ma mère vient de la France et j’ai habité là pendant un temps.

La Rotonde: Quelle a été votre expé­rience en tant qu’é­tu­diante inter­na­tio­nale fran­co­phone?

Caro­line Piché-Daniele: Je ne peux pas vous mentir: j’étais très nerveuse en arri­vant au Canada. Je m’inquié­tais que j’al­lais avoir de la diffi­culté à rencon­trer des gens et à me faire des ami.e.s. J’avais peur de me sentir seule et de ne pas être accep­tée. Au contraire, aussi­tôt que je suis arrivé à l’Uni­ver­sité, j’ai rencon­tré pleins d’autres étudiant.e.s inter­na­tio­naux qui parta­geaient ces mêmes inquié­tudes puis on est vite devenu.e.s très proches. Je peux dire que je me sens bien accueillie au Canada. Les gens sont gentils et amicaux et je n’ai ressenti aucune tension avec les Cana­diens. Le fait que l’Ud’O soit un campus bilingue est récon­for­tant pour moi, parce que mon français est beau­coup mieux que mon anglais, donc c’est bien de savoir que si j’en ai besoin je peux toujours commu­niquer en français. Le fait qu’il y a beau­coup d’an­glo­phones sur le campus est bien pour moi aussi, puisque j’es­saye de m’amé­lio­rer dans cette langue.

La Rotonde: Pouvez-vous nous parler d’un mot ou d’une expres­sion qui vient de votre pays d’ori­gine?

Caro­line Piché-Daniele: En Argen­tine, on aime beau­coup le mot « basta »! C’est un genre d’ex­cla­ma­tion qui veut dire « c’est assez ». Par exemple, quand quelqu’un est en train de mettre de la nour­ri­ture sur ton assiette, et elle en met trop, tu pour­rais leur dire « basta »!

Entre­tient avec l’étu­diante Annie Hono­dou

La Rotonde: Présen­tez-vous.

Annie Hono­dou: Bonjour, je m’ap­pelle Annie Hono­dou et je viens du Bénin et de la France. J’en­tame ma quatrième année en écono­mie et en busi­ness.

La Rotonde:Quelle place occupe le français dans votre pays d’ori­gine?

Annie Hono­dou: En France, le français est très parlé, bien sûr. Au Bénin, ce n’est pas tout le monde qui parle le français, bien que celui-ci soit la langue offi­cielle du pays. Ce sont les personnes éduquées qui parlent le français puisqu’on l’ap­prend à l’école et la plupart du temps il faut parler le français pour avoir un bon poste dans les entre­prises et au gouver­ne­ment. À part le français, il y a plein de langues qui sont parlées au Bénin. Ces langues-là ont leurs origines au Bénin, alors que c’est la colo­ni­sa­tion qui a apporté le français au Bénin.

La Rotonde: Quel a été votre expé­rience en tant qu’é­tu­diante inter­na­tio­nale fran­co­phone?

Annie Hono­dou: Il faut dire que je suis bien, ici, à Ottawa. Le bilin­guisme à l’Ud’O est certai­ne­ment un point fort de l’Uni­ver­sité, puis j’ai pu rencon­trer plein d’autres étudiant.e.s inter­na­tio­naux comme moi. Les Franco-Onta­rien.ne.s et les autres Cana­dien.ne.s sont sympa­thiques, bien que l’ac­cent est parfois diffi­cile à comprendre quand ils parlent vite!

La Rotonde: Pouvez-vous nous parler d’un mot ou d’une expres­sion qui vient de votre pays d’ori­gine?

Annie Hono­dou: Un mot qu’on utilise parfois au Bénin mais pas ici, c’est un « sapeur ». On peut dire que quelqu’un est « sapeur » lorsqu’il s’ha­bille de manière très recher­chée.

Langue, territoire et identité dans la sphère littéraire et culturelle francophone (Congrès International d'Études Francophones, Gdansk, Pologne) - Fabula

lun, 09/16/2019 - 08:46
Langue, territoire et identité dans la sphère littéraire et culturelle francophone  (Congrès International d'Études Francophones, Gdansk, Pologne)

Langue, territoire et identité dans la sphère littéraire et culturelle francophone

Une langue est consignataire d’histoire mais aussi de culture, c’est aussi elle qui modèle et définit l’histoire et la culture d’un territoire. Les trois entités (langue, histoire, culture) sont indéniablement interconnectées. De plus, une langue peut occuper divers terri­toires sans y avoir la même hégémonie.

Ce panel s’intéressera aux concepts de langue, territoire et identité dans la sphère littéraire et culturelle francophone. Il interrogera les notions de frontière, de centre et depériphérie, mais aussi de conflit et interaction linguistiques dans les cultures et littératures de la francophonie.

Envoyer un résumé de proposition (250 mots maxi avant le 1er novembre 2019) à Evelyne M. BORNIER, Auburn University, Etats-Unis.  emb0026@auburn.edu

[Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie] RDC : Guillaume Manjolo insiste sur le transfert des technologies lors des négociations avec les partenaires - Journal la Prospérité

dim, 09/15/2019 - 23:24

Après la cérémonie de remise -reprise au cabinet du ministre, et sa prise de fonctions lundi 9 septembre 2019, le Ministre d’Etat à la Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie, Maître Pépin-Guillaume Manjolo a présidé mardi 10 septembre dernier, sa première réunion de travail et d’orientation avec les chefs de corps du secteur de la diplomatie de développement au sein du ministère de la Coopération Internationale, Intégration régionale et Francophonie.

C’était en présence du Vice-ministre à la Coopération Internationale, Valery Mukasa. Ce tandem s’engage actuellement pour une coopération active au service de la population congolaise. En effet, le nouveau Patron de la Coopération place son mandat sous le signe de transfert des technologies pour la modernisation de la République Démocratique du Congo.

Le jeudi 12 septembre, il était en compagnie des Secrétaires généraux et Directeurs de l’administration centrale de la Coopération internationale, Intégration régionale, le Coordonnateur de la CIRGL et le Délégué Général à la Francophonie. Au cours de leur séance de travail, ces derniers ont reçu du Ministre d’Etat des orientations précises sur les plans d’actions prioritaires à réaliser dans le court, moyen et long terme. Ceci, dans le but de relever des défis majeurs parmi lesquels la reprise de la coopération entre la RDC et ses partenaires extérieurs pour que la contribution du secteur de la coopération au budget de l’Etat atteigne les 50 pourcents.
Plusieurs projets sont en vue notamment, la construction d’un bâtiment moderne pour le ministère d’Etat à la coopération dans les 25 prochains mois. Le Ministre d’Etat à la coopération a également insisté sur le fait que le transfert des technologies devra absolument être pris en compte lors des négociations avec les partenaires.

Vivement les jeux de la Francophonie
Par ailleurs, le Ministre a abordé avec ces experts, les préparatifs des 9èmes Jeux de la Francophonie prévus en 2021 à Kinshasa. Il s’agit, en effet, d’un événement culturel de portée internationale devant permettre de redorer et de mieux vendre l'image du pays à l'extérieur. Dans ce cadre, une ordonnance présidentielle, un décret du Premier ministre ainsi qu'un arrêté du Ministre d'Etat à la Coopération à signer dans les prochains jours, permettront la mise en place d'un comité préparatoire de la rencontre à différents niveaux.
Au niveau régional, Maître MANJOLO a instruit ces chefs de corps de redynamiser les Grandes Commissions Mixtes avec les pays du Nord, surtout dans le domaine de l'échange scientifique, précisément l'octroi des bourses aux étudiants congolais.

Et sur le plan sécuritaire, il sera question pour le Ministère d'obtenir que tous les Etats membres de la SADC ratifient le protocole de cette organisation sous régionale relative à la défense commune.
Une visite d’inspection à l’administration centrale
Dans un autre chapitre, le Ministre d'Etat à la Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie, Maître Pépin-Guillaume Manjolo Buakila, 3 jours après sa prise de fonctions, a tenu à revoir les différents bâtiments qui abritent les services de l'administration de son Ministère. Ces locaux où il a eu ses bureaux pendant près d'une décennie. Présence remarquée à ses côtés du Vice-ministre à la Coopération internationale, Valery Mukasa.

Point de départ, le bâtiment de la coopération située dans l'enceinte de la SNEL, avenue de la Justice à Batetela/Gombe. Ici, sont installés les bureaux de la Délégation Générale à la Francophonie et ceux de la Coopération Internationale et Régionale. Il est un peu nostalgique d'une part parce qu'ici, Maître Manjolo a revu le tout premier bureau qu'il a occupé en 2008 comme Conseiller chargé de toutes les questions d'intégration et de coopération régionale et même internationale.
Le constat y est simplement déplorable. Presque tout est à refaire, en commençant par les infrastructures, sans oublier l'homme qui devrait absolument acquérir la culture de la préservation du patrimoine commun et apprendre à travailler dans des conditions de dignité.

La CIRGL et l'intégration régionale ont quant à eux, des bureaux à l'immeuble Aruimi, Gombe/Royal. Le Ministre d’Etat se rendra compte des conditions de travail de ces fonctionnaires et agents de son Ministère dans les tous prochains jours.
Signalons que pour son premier déplacement officiel à l’extérieur de la RDC, Avec le Vice-premier ministre de l’Intérieur, le Ministre d’Etat à la coopération, Me Manjolo, a représenté le pays aux obsèques du Président Mugabe à Harare, Samedi 14 septembre 2019.

Boris Luviya

La francophonie célébrée en grand à Thunder Bay - ICI.Radio-Canada.ca

dim, 09/15/2019 - 00:52
Nord de l'Ontario | Société | Francophonie, Musique, Fêtes et réceptions | Nord de l'Ontario | Intérêt local" data-chrome-extension-exception="chromeExtensionDocumentSimpleContent" xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink">
Une foule assiste à un spectacle devant le Centre francophone de Thunder Bay.

La scène du 7e Franco-Festival de Thunder Bay était installée dans la rue, devant le Centre Francophone.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Miguel Lachance
Publié à 22 h 52

Des centaines de francophones et francophiles se sont rassemblées sur la rue Van Norman, au centre-ville, pour participer au Franco-Festival de Thunder Bay.

Voici en images quelques faits saillants de l’événement cette année.

Les gens d’ici d’abord

Le Franco-Festival fait une place aux artistes locaux, dont l’enseignant et slameur Nolan Schmerk et la chorale francophone dirigée par Martin Blanchet.

Nolan Schmerk seul sur une scène.

Nolan Schmerk a interprété une pièce originale. Il enseigne le hip-hop à l'école secondaire de La Vérendrye.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

L'une des membres de la chorale, Élaine Doiron, a aimé son expérience.

On vient juste de débarquer de l'estrade puis c'est très festif, il y a beaucoup de monde. Tu peux ressentir l'énergie.

Élaine Doiron, membre de la chorale francophone de Thunder Bay
Martin Blanchet devant la scène sur laquelle se trouvent quatre chanteurs.

Une partie de la chorale francophone de Thunder Bay, qui compte normalement de 15 à 20 membres, et qui est dirigée par Martin Blanchet.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Un drapeau franco-ontarien en Lego

Plusieurs jeunes et adultes sont venus poser leur petite brique pour relever le défi lancé par le Conseil scolaire de district catholique des Aurores boréales, qui souhaitait construire un grand drapeau franco-ontarien en Lego.

Des petites briques de Lego ont été distribuées dans les écoles du conseil un peu partout dans le Nord-Ouest de l'Ontario, avant d'être renvoyées à Thunder Bay.

Deux jeunes surveillent un drapeau franco-ontarien en Lego.

Le drapeau est complet, mais il reste encore des briques qui sont ajoutées pour lui donner du relief.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Des musiciens venus de plus loin

Les têtes d’affiche cette année étaient le groupe En Barque, de la Côte-Nord, et Sara Dufour, originaire du Lac-Saint-Jean.

Les musiciens du groupe En Barque jouent sur la scène du Franco-Festival de Thunder Bay.

Le groupe En Barque visitait l'Ontario pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Les deux formations ont fait danser et chanter la foule.

Je peux vous dire, je suis vraiment impressionnée, a déclaré Claudette Gleeson à propos de l’achalandage pendant le festival. On a un plus gros nombre de personnes qu’on a jamais eu depuis des années.

Sara Dufour et ses musiciens jouent au Franco-Festival.

Le contrebassiste de Sara Dufour a dû emprunter l'instrument de Martin Blanchet, musicien à l'orchestre symphonique de Thunder Bay, car il n'y avait pas suffisamment de place dans l'avion.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Gilles Boisvert, un ancien président du Club canadien-français de Thunder Bay (aujourd’hui le Club culturel francophone), est ravi de voir que la communauté demeure dynamique et peut organiser des événements rassembleurs.

Ça fait du bien au cœur. Ça en prendrait plus, mais il faut travailler tous ensemble pour faire marcher les choses.

Gilles Boisvert Du Québec à l’Afrique grâce à la nourriture

Les festivaliers ont entre autres pu déguster une poutine ou des beignets de bananes frites.

Des gens s'occupant de leur kiosques lord d'un festival de rue.

Des bretzels et des biscuits fins étaient également au menu, pour les plus petites fringales.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Des jeux pour les petits et grands

Comme chaque année, une foule de jeux sont organisés pour divertir les festivaliers.

Des enfants jouent au hockey avec des bâtons et des buts miniatures, sous la supervision d'un arbitre.

Des bandes servant habituellement aux matchs d’improvisation ont été installées dans la rue pour organiser des mini parties de hockey.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Un tournoi de cartes pour les aînées avait également lieu à l’intérieur du Centre francophone.

Une autre candidate conservatrice met Andrew&nbsp;Scheer dans l'embarras«&nbsp;Je trouve ça vraiment très difficile ce qui se passe actuellement&nbsp;», dit Fred PellerinEn tournée au Québec, Justin Trudeau est interpellé sur la loi&nbsp;21«&nbsp;Nous –&nbsp;moi, vous, nous tous&nbsp;– étions trop naïfs&nbsp;», raconte SnowdenEn direct de l’univers se réorganise en catastrophe">Affaire Patrick Bruel&nbsp;: <em>En direct de l’univers</em> se réorganise en catastropheNord de l'Ontario | Société | Fêtes et réceptions | Nord de l'Ontario | Intérêt local | Un succès pour le premier Festibière de Kapuskasing">Un succès pour le premier Festibière de KapuskasingToronto | Société | Cannabis, Politique provinciale | Toronto | Intérêt local | Du cannabis gratuit pour réclamer le droit de vendre en Ontario">Du cannabis gratuit pour réclamer le droit de vendre en OntarioToronto | Arts | Cinéma | Toronto | Intérêt local | Atlantique de Mati Diop&nbsp;: Ceux qui partent, celles qui restent">Atlantique de Mati Diop : Ceux qui partent, celles qui restentToronto | Techno | Technologies et médias, Arts visuels | Toronto | Intérêt local | FIVARS&nbsp;: Frissons et émotions au rendez-vous de la réalité virtuelle et augmentée">FIVARS : Frissons et émotions au rendez-vous de la réalité virtuelle et augmentéePremière - Nord de l'Ontario | Arts | Jeux télévisés, Séries télé | Nord de l'Ontario | Intérêt local | Une Franco-Ontarienne du Nord à l'émission 100 génies">Une Franco-Ontarienne du Nord à l'émission 100 géniesInfo National | Politique | Politique fédérale, Élections fédérales | Nord de l'Ontario | Andrew Scheer ne veut pas de l’aide de Doug Ford">Andrew Scheer ne veut pas de l’aide de Doug FordPremière - National | Arts | Livres, Francophonie | Dany Laferrière ne s’en fait pas pour le français">Dany Laferrière ne s’en fait pas pour le françaisPremière - Toronto | Société | Francophonie, Culture, Jeunesse | Toronto | Rencontre avec Banka Konaté de la série Comment devenir adulte">Rencontre avec Banka Konaté de la série Comment devenir adultePremière - Toronto | Arts | Séries télé, Francophonie, Jeunesse | Toronto | La série Comment devenir adulte se transporte à Toronto">La série Comment devenir adulte se transporte à TorontoPremière - Toronto | Arts | Musique, Associations francophones, Francophonie | Toronto | Mouton Noir, un duo musical torontois émergent">Mouton Noir, un duo musical torontois émergentLes Jeux de la francophonie 2020 en pleine préparationPremière - Toronto | Société | Francophonie, Associations francophones | Toronto | Un automne occupé pour l’ACFO-Toronto">Un automne occupé pour l’ACFO-Toronto

La piste de la francophonie - Divertissement - Toutes les infos essentielles, la critique Télérama, la bande annonce, les diffusions TV et les replay. - Télérama.fr

ven, 09/13/2019 - 06:01
La piste de la francophonie - Divertissement - Toutes les infos essentielles, la critique Télérama, la bande annonce, les diffusions TV et les replay.
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Exclusif : la première agence pour l'IA en Afrique francophone siégera au Togo - La Tribune Afrique

jeu, 09/12/2019 - 16:41

Organisé par l'Unesco, l'OIF, la CEDEAO, l'UEMOA et le gouvernement de la République du Togo, le Symposium d'Aneho réunira les ministres francophones de l'économie numérique, le réseau des institutions en charge de la Francophonie en Afrique de l'Ouest (RESIFAO), le Centre des hautes études du Ministère français de l'Intérieur (CHEMI), l'Université de Lomé, mais aussi des startuppers, des opérateurs privés et des bailleurs internationaux. Plus d'une centaine de participants sont attendus dans la ville d'Aného, fief de Cina Lawson, la très active ministre du numérique du Togo.

« L'Intelligence artificielle est devenue un des grands enjeux de ce siècle. Toutes les grandes entreprises du monde de la Tech sont engagées sur les problématiques de l'IA, sous l'impulsion des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Son évolution combinée à celles de la robotique, de l'éducation, de psychologie, de l'informatique des objets, de la blockchain et de la génétique va profondément bouleverser nos sociétés et l'Afrique ne doit pas rater le virage numérique », explique Eric Adja, Directeur du bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest (BRAO) de l'OIF, en charge de la coordination du symposium d'Aneho et de la mise en place de l'AFRIA (Agence francophone pour l'Intelligence artificielle).

« Parce que les enjeux de l'IA sont aussi d'ordre politique, social, éthique, économique, juridique : investir dans l'IA et développer une réflexion critique est devenu un impératif non seulement pour les Etats, les organisations internationales, mais aussi pour les entreprises et les universités qui anticipent le monde de demain », poursuit-il.

Le défi est de taille pour échapper à la « cybercolonisation » de l'Afrique qui passera par la mutualisation des expertises locales, soutenue par des fonds de financement africains et internationaux qui lui permettront de mettre en adéquation la recherche africaine avec son économie. Car force est de constater que l'Afrique reste aujourd'hui « invisible » sur la carte mondiale de l'IA.

L'Afrique francophone se raccroche au wagon africain de l'IA

En juin 2108, Google annonçait la création de son premier centre de recherche en IA sur le sol africain, à Accra, la capitale du Ghana, et le Rwanda lançait dans la foulée son premier Master en IA (Machine Intelligence). Aujourd'hui, l'Afrique francophone s'engage à son tour dans l'IA. Après le 1er Forum africain sur l'intelligence artificielle organisé par l'Unesco en décembre 2018 à l'Université polytechnique de Ben Guérir au Maroc, l'Afrique francophone accélère le pas.

L'IA a en effet le vent en poupe sur le Continent, comme en témoigne le dernier rapport Africa Business Agenda du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), publié en marge du Forum économique mondial (WEF) organisé à Cape Town du 4 au 6 septembre dernier, selon lequel 46% des PDG africains prévoient de se lancer dans l'IA d'ici 2022.

D'après le cabinet Deloitte, l'Afrique comptera 660 millions d'Africains connectés via leur smartphone en 2020 (un chiffre multiplié par deux depuis 2016). De quoi encourager les initiatives locales face aux défis de la santé, de l'agriculture, de l'éducation, de la sécurité ou encore de l'environnement et des migrations.

Grâce au développement du Cloud, le secteur numérique ne nécessite plus systématiquement le recours aux infrastructures lourdes qui font toujours cruellement défaut en Afrique subsaharienne et le Continent pourrait demain s'appuyer sur un leapfrog technologique made in Africa, face aux géants de la Tech américains et chinois qui totalisent actuellement l'essentiel des investissements du secteur. Selon le rapport Future of Artificial Intelligence, réalisé par le Hub Institute en partenariat avec IBM, les fonds levés par les startups en IA ont triplé entre 2010 et 2016, passant de 600 millions à 1,8 milliard de dollars et 62% de ces fonds ont été directement orientés vers les startups américaines.

L'Afrique devra accélérer ses programmes de formation, car la majorité des experts en IA résident actuellement entre l'Asie, les Etats-Unis et l'Europe, les Africains étant largement sous-représentés. L'enjeu est de taille pour le Continent, car la bataille des GAFAM et des BATX (Baidou, Alibaba, Tencent, Xiaomi) a commencé et la course aux données personnelles sur le Continent, synonyme de contrôle des matières premières indispensables à l'IA, bat son plein.

AFRIA, une agence francophone pour l'Intelligence artificielle

La mise en œuvre de la feuille de route d'Aneho pour l'IA sera confiée à l'Agence francophone pour l'intelligence artificielle (AFRIA), dont la première réunion constitutive s'est tenue le 8 août 2019 à Lomé et dont les activités commenceront en 2020, dans le cadre de la Stratégie numérique pour la Francophonie et de la célébration du cinquantenaire de l'OIF.

Adoptée au Sommet de Kinshasa en octobre 2012, « cette stratégie définit la vision et les axes stratégiques d'intervention de l'OIF à l'horizon 2020 et vise à contribuer à l'émergence d'une société de l'information démocratique, inclusive, ouverte et transparente qui favorise la diversité culturelle et linguistique et l'intégration de la Francophonie dans l'économie numérique », explique Eric Adja.

L'Agence assurera le suivi et la mise en œuvre des recommandations et des projets issus du symposium d'Aneho. En substance, elle diffusera des informations et assurera la veille relative à l'évolution des enjeux de l'intelligence artificielle, tout en favorisant la concertation entre la société civile, le secteur privé, les universités et instituts de recherche, les élus, la jeunesse, mais aussi les femmes.

L'AFRIA s'intéressera particulièrement à la formation et à la recherche sur des questions aussi hétéroclites que les limites juridico-éthiques de l'IA, les modalités d'apprentissage, les défis sécuritaires, les dispositifs d'alerte et de prévention de crises humanitaires ou encore les migrations.

Comment se servir de l'IA pour modéliser et prédire l'évolution des écosystèmes pour mieux accompagner la transition écologique en Afrique tout en  préservant l'environnement sans compromettre le développement économique ? L'IA et la robotique peuvent-elles contribuer à l'éradication de la faim en Afrique de l'Ouest ? Où se situe la frontière entre IA et vie privée? L'IA menace-t-elle l'emploi? Comment utiliser l'IA pour optimiser l'inclusion financière? Pour faire progresser la médecine? Autant de questions qui seront relayées au Togo dans le cadre du Symposium d'Aneho qui se tiendra en amont de la consultation des ministres de l'Économie numérique de la CEDEAO, prévue à Cotonou en mars 2020.

À la défense d'un défenseur: le journal Le Droit - L'Express

jeu, 09/12/2019 - 15:00

Le quotidien Le Droit à Ottawa est né d’une nécessité. C’était au début du XXe siècle. Le gouvernement de l’Ontario avait eu la fâcheuse idée d’interdire l’enseignement du français dans la province, avec le tristement célèbre Règlement 17. Le Droit s’érigeait lors en défenseur de la francophonie.

Au milieu des années 90, il est remonté aux barricades pour dénoncer la fermeture annoncée de l’hôpital francophone Montfort par le gouvernement de Mike Harris. Son insistance combinée à la détermination des Franco-Ontariens a conduit la province à faire marche arrière.

Nouvelle lutte… pour lui-même

Aujourd’hui, une autre lutte s’annonce pour ce quotidien engagé, non pas pour défendre le fait français, mais pour assurer sa propre survie. Le propriétaire, Groupe Capitales Médias, est enfoncé dans le rouge jusqu’à la noyade.

Ce soldat de la francophonie doit trouver lui-même comment garder la tête hors de l’eau.

Il faut bien l’admettre, de sombres nuages planent sur les médias francophones au pays depuis plusieurs années.

De la francophonie - DzNewsVidéo

jeu, 09/12/2019 - 11:08

En quoi le fait d’être le deuxième pays francophone, après la France, se traduirait-il par la nécessité d’adhérer à l’OIF (organisation internationale de la francophonie) ?

La question se pose du fait de la récurrence de l’étonnement affiché sur le fait que l’Algérie ne se décide pas à franchir le pas, ce qu’elle devrait presque naturellement faire, en considération d’avantages qu’elle est supposée tirer de devenir le 78e pays de la liste.

Rappelons que l’OIF est, à tout seigneur tout honneur, fondamentalement financée par la France, le Canada et la Belgique. Des pays qui caracolent loin au-dessus des autres, dans la hiérarchie mondiale. Dès lors, un examen du budget de l’organisation est très édifiant, sur ses objectifs et sur sa nature profonde.

Car les enveloppes attribuées à certaines rubriques posent de gros points d’interrogation, telles ces « actions transversales », dont la « société civile », qui se voient consacrer 27% du financement ou le volet « paix-démocratie-droits de l’homme » qui bénéficie de 23%, tandis que la rubrique « éducation-formation » n’a droit qu’à 13%. Une répartition pour le moins bizarre en termes d’objectifs.

Etant donné que, sur ce plan, ce ne sera jamais le Sénégal ou le Niger qui irait intervenir en Occident, il paraît évident que les pays de la périphérie se soumettent à une ingérence déclarée dans leurs affaires intérieures en faisant allégeance aux puissants, qui ont tout le loisir d’imprimer leur diktat. L’intérêt bien compris n’est pas, pour autant, avoué.

De plus il y a cette arrogance teintée de mépris qui fait des « francophonistes » des obligés d’une « mère patrie » linguistique.

Le 23 octobre 2010, à l’occasion du 13ème sommet de la Francophonie, à Montreux (Suisse), Nicolas Sarkozy, a dit ceci :

« Dans un monde où progresse le risque — car c’est un risque — du monolinguisme, au fond de l’uniformité, je voudrais dire de l’aplatissement, se battre pour notre langue et pour les valeurs qu’elle porte, c’est se battre pour la diversité culturelle. Que serait notre monde s’il n’était fait que d’une seule langue, d’une seule culture ? Que serait notre monde si la diversité n’y avait plus le droit de cité. ».

Il parle, bien sûr du français, « notre langue », et invoque le « monolinguisme », c’est-à-dire le règne sans partage de l’anglais. Il ne se préoccupe pas, dans un seul des mots de son discours, des langues des 77 pays membres de l’OIF. Le postulat est qu’elles n’ont pas droit au chapitre, devant la seule langue qui compte, le français.

Plus tard, le 22 janvier 2014, est enregistré, à la Présidence de l’Assemblée nationale française, un rapport d’information déposé par la commission des affaires étrangères en conclusion des travaux de la mission d’information sur la Francophonie. Le ton est alarmiste devant le recul du français dans certains pays dits francophones, au point qu’il devient menaçant : « si l’on ne parle plus le français dans les banlieues de Kinshasa, de Casablanca ou de Beyrouth, on ne le parlera plus bientôt dans les couloirs des Nations-Unies ».

Il faut dire que l’un des exemples cités parle de lui-même : « Le Sénégal est l’exemple d’une « vitrine » qui ne correspond plus à la réalité : les deux tiers de la population ne comprennent pas le français. » Comprendre qu’environ 70% des sénégalais sont illettrés. On en vient à se demander le rôle de l’OIF dans le domaine, au moins quand il s’agit de corriger l’état de délabrement socioculturel laissé par la France coloniale.

Ahmed Halfaoui

« C'est un pilier qu'on perd » : la francophonie réagit au décès d'Yves Saint-Denis - ICI.Radio-Canada.ca

jeu, 09/12/2019 - 03:27
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Yves Saint-Denis en entrevue à l'extérieur, l'hiver.

Yves Saint-Denis en entrevue à Radio-Canada en 2010 (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Publié à 1 h 27

Bon nombre d'acteurs bien connus de la francophonie ont commenté, mercredi, la mort d’Yves Saint-Denis, « un homme de passions, d’actions et de convictions ».

Mardi, Yves Saint-Denis s'est éteint, entouré de ses proches, à l'âge de 78 ans. Mon père n’a jamais eu la langue dans sa poche, a raconté Félix Saint-Denis. Il a dit haut et fort ce qu’il fallait dire.

Le créateur du mot Ontarie s’est entre autres fait connaître pour son combat pour la gestion scolaire et pour son engagement dans la lutte pour le droit des francophones.

C’est un gars qui aimait tellement la langue française, la culture.

Félix Saint-Denis, fils d'Yves Saint-Denis

C’est un pilier qu’on perd, a laissé tomber Jean Poirier, ex-député provincial de Prescott-Russell et ami du défunt.

L’engagement social de M. Saint-Denis ne s'est pas essoufflé au fil des décennies, a souligné l’avocat Ronald Caza. En effet, il était toujours très actif au sein de la communauté francophone.

Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, a dit M. Saint-Denis avait tenu à être présent à la grande manifestation du premier décembre et qu’il avait même participé au défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal en juin dernier, et ce, malgré un état de santé précaire.

« Une encyclopédie sur deux jambes »

« Encyclopédie » est le premier qualificatif qui ressort de plusieurs témoignages entendus depuis mardi. Denis Vaillancourt, le prédécesseur de Carol Jolin à l’AFOAssemblée de la francophonie de l’Ontario, a indiqué que M. Saint-Denis le faisait beaucoup réfléchir. Il a également rappelé son éloquence et sa diction remarquable.

La directrice générale de l’Association des communautés francophones d’Ottawa, Ajà Besler, se souvient de leur première rencontre lors des Jeux franco-ontariens. M. Saint-Denis s’était amusé à lui poser des questions et à lui enseigner toutes sortes de faits sur l’histoire et la francophonie.

Sa passion pour l’histoire, c’est vraiment quelque chose que tu voyais dès que tu le rencontrais.

Ajà Besler, directrice générale de l’ACFO Ottawa

Les obsèques de M. Saint-Denis auront lieu dans son village natal le 19 septembre, à l’église Saint-Joachim de Chute-à-Blondeau.

Avec les informations de Denis Babin et de Vanessa Costa

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Bientôt un « Carré de la francophonie » à Vanier ? - Le Droit - Groupe Capitales Médias

jeu, 09/12/2019 - 02:20
Le quartier Vanier pourrait bientôt avoir son « Carré de la francophonie », si le projet est adopté par le conseil municipal d’Ottawa.

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury a dévoilé cette proposition mercredi. 

Elle sera étudiée lors de la prochaine séance du conseil municipal le 25 septembre prochain. Le hasard veut que le 25 septembre soit également le Jour des Franco-Ontariens. 

Compte tenu la présence du Centre de services communautaires Vanier sur l’avenue Marier et de la Place de la francophonie sur le chemin Montréal, M. Fleury propose que la place Dupuis située à proximité soit désormais désignée comme étant le « Carré de la francophonie de Vanier ». 

L’endroit, selon l’élu, se prête bien à l’organisation d’événements et ce projet cadrerait dans la revitalisation du chemin Montréal.

Un forum communautaire présentera les actions de la Société de la francophonie manitobaine - ICI.Radio-Canada.ca

mer, 09/11/2019 - 23:17
[unable to retrieve full-text content]Un forum communautaire présentera les actions de la Société de la francophonie manitobaine  ICI.Radio-Canada.ca

La Société de la Francophonie Manitobaine (SFM) tiendra le 25 septembre le Forum de la francophonie manitobaine. À cette occasion, l'organisme présentera ...

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