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La population des pays francophones réunis dépasse celle de l'Union européenne - Connectionivoirienne.net

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Par Ilyes Zouari, Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone CERMF

Après avoir dépassé l’espace hispanophone, le monde francophone compte désormais 512,5 millions d’habitants, et vient ainsi de dépasser l’Union européenne, hors outre-mer français (mais Royaume-Uni inclus). Une progression essentiellement due à l’Afrique francophone, dont l’émergence démographique et économique fait toutefois face à une certaine indifférence contre-productive de la France.

En se basant sur les statistiques démographiques détaillées publiées en septembre 2019 par le PRB (Population Reference Bureau), organisme privé américain et une des références mondiales en matière de démographie, la population du monde francophone, qui avait atteint la barre des 500 millions d’habitants fin 2018, peut être estimée à environ 512,5 millions au 1er janvier 2020. Soit légèrement plus que celle de l’Union européenne, hors outre-mer français (512,4 millions) (1).

512 millions d’habitants début 2020

Cette estimation correspond à la population du monde francophone dans sa définition géographique la plus stricte et la plus sérieuse, qui ne tient compte que des pays et territoires réellement francophones, dans lesquels la population est en contact quotidien avec la langue française, et où l’on peut donc « vivre en français ». Un ensemble qui rassemble 33 pays répartis sur quatre continents, et dans lequel ne sont pas comptabilisés les territoires non francophones de pays comme la Belgique, la Suisse ou le Canada, tout comme un certain nombre de pays membres à part entière de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), mais ne remplissant aucun des critères nécessaires afin de pouvoir être considérés comme francophones (tels que le Liban, la Roumanie ou encore le Rwanda). Le français n’y étant pas, seul ou avec une langue locale partenaire, la langue de l’administration, de l’enseignement pour l’ensemble de la population scolaire (au moins à partir d’un certain âge), des affaires et des médias (ou au moins la langue maternelle de la population, sous sa forme standard ou sous une forme créolisée, un peu comme l’arabe dialectal par rapport à l’arabe standard dans les pays du Maghreb).

Dans ce vaste espace, qui s’étend sur près de 16,3 millions de km2, soit près de quatre fois l’Union européenne tout entière (et auxquels l’on peut également ajouter les zones économiques exclusives maritimes – ZEE, dont celle, gigantesque, de la France, seconde plus grande au monde avec ses près de 10,2 millions de km2), les cinq premiers pays francophones sont aujourd’hui la République démocratique du Congo (RDC, 88,2 millions d’habitants), la France (67,7 millions, territoires ultramarins inclus), l’Algérie (43,9 millions), le Maroc (36,4 millions) et la Côte d’Ivoire (25,8 millions).

Avec une croissance démographique annuelle de 2,2 %, le monde francophone constitue l’espace linguistique le plus dynamique au monde, devant l’espace arabophone (2,1 % et 443 millions d’habitants) (2), et avait dépassé en 2012 l’espace hispanophone dont la population est aujourd’hui estimée à 466 millions d’habitants (+ 1,0 % par an, avec une estimation de population légèrement revue à la baisse par rapport aux précédentes). Une croissance démographique qui devrait demeurer supérieure à celle des autres espaces linguistiques, bien qu’étant sur une tendance baissière comme presque partout ailleurs dans le monde, et qui devrait porter la population du monde francophone à un peu plus d’un milliard d’habitants en 2060. À cet égard, Il convient d’ailleurs de rappeler que ce dernier demeure assez largement sous-peuplé, même en tenant compte des territoires désertiques ou recouverts par de denses forêts équatoriales. À titre d’exemple, sa population actuelle est à peu près égale à celle de l’Union européenne (UE), qui est pourtant répartie sur une superficie près de quatre fois moins étendue.

Par ailleurs, il convient aussi de rappeler que le chiffre de 300 millions de francophones fréquemment avancé par l’OIF, ne correspond à aucune réalité économique (seule la population totale d’un pays ou territoire francophone devant être prise en compte pour évaluer l’importance d’un marché), ou encore géopolitique. D’un point de vue social, il est également largement inapproprié pour la simple raison que de nombreuses choses de la vie courante se font en français dans les pays et territoires francophones, où l’ensemble de la population est en contact quotidien avec la langue française, y compris dans les zones les plus reculées (en consultant les médias, en demandant certains services à l’administration publique, en recevant ou en rédigeant une facture…).

Toute statistique ne tenant pas compte de l’ensemble de la population des pays et territoires francophones, et diffusée à un large public (au-delà, donc, de certains fonctionnaires, notamment au sein de l’Éducation nationale), n’a donc pour seule et unique conséquence que d’induire en erreur les acteurs et décideurs économiques et politiques, ainsi que l’ensemble de la société civile, en dévalorisant considérablement à leurs yeux le monde francophone et la langue française.

L’émergence démographique et économique de l’Afrique francophone

La progression démographique du monde francophone résulte essentiellement du dynamisme de l’Afrique francophone, qui croît actuellement à un rythme de 2,6 % par an (2,9 % pour sa partie subsaharienne). Ce vaste ensemble de 25 pays rassemble désormais 418 millions d’habitants (ou 81,6 % de la population de l’espace francophone) contre seulement 74 millions en 1950, soit à peu près autant que l’Allemagne seule, à ce moment-là (69,5 millions). Cette même année, la population du monde francophone était d’ailleurs estimée à seulement 128 millions d’habitants, soit quatre fois moins qu’aujourd’hui.

Ce dynamisme de l’Afrique francophone se traduit notamment par la montée en puissance des villes africaines, qui occupent désormais huit des dix premières places du classement mondial des métropoles francophones. À partir des dernières données publiées par l’ONU, dans son rapport « Les villes du monde en 2018 », la capitale congolaise, Kinshasa, conforte sa position au sommet du classement avec une population pouvant être estimée à 14,0 millions d’habitants au 1er janvier 2020, et creusant ainsi considérablement l’écart avec la capitale française, Paris (11,0 millions). Suivent ensuite les agglomérations d’Abidjan (5,2 millions), de Montréal (4,2 millions), de Yaoundé (3,9), de Casablanca (3,8), de Douala (3,6), d’Antananarivo (3,3), de Dakar (3,1) et d’Alger (2,8), ville « arabo-berbéro-francophone » à l’instar de Casablanca. Il est également à noter que la ville de Port-au-Prince, en Haïti, occupe la 12e place (2,7 millions).

Mais cet essor démographique s’accompagne également d’un grand dynamisme économique, et notamment en Afrique francophone subsaharienne qui constitue le moteur de la croissance africaine, en plus d’être globalement et historiquement l’espace le plus stable au sud du Sahara (avec le moins de conflits et de tensions ethniques, et avec une moindre criminalité). Ainsi, cet ensemble de 22 pays a enregistré les meilleures performances économiques du continent pendant six des sept années de la période 2012-2018, avec une croissance annuelle de 4,2 % en moyenne (4,9 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,9 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Un dynamisme notamment dû aux nombreuses réformes accomplies par une majorité de pays afin d’améliorer le climat des affaires et de progresser en matière de bonne gouvernance, et qui est particulièrement important dans les pays de l’UEMOA (en Afrique de l’Ouest francophone), qui continue à être la plus vaste zone de forte croissance de l’ensemble du continent (6,3 % en moyenne annuelle sur la période 2012-2018, et 6,4 % en 2018), en plus d’en être la zone la plus intégrée, devant la CEMAC (qui recouvre une partie de l’Afrique centrale francophone).

Enfin, il convient également de souligner que les bonnes performances de l’Afrique francophone s’accompagnent d’un endettement globalement inférieur à celui du reste du continent. À titre d’exemple, et selon les dernières estimations fournies par le FMI en octobre 2019, seuls deux pays francophones font partie des dix pays les plus endettés du continent début 2020 (Djibouti, 5e, et la Mauritanie, 9e).

Un certain manque d’intérêt de la France

Pourtant, force est de constater un certain manque d’intérêt de la France pour l’Afrique francophone, où, et même si elle est assez présente économiquement dans certains pays qui lui permettent de faire globalement à peu près jeu égal avec la Chine en matière de part de marché, en particulier grâce au lien linguistique (environ 11,9 % pour la France dans l’ensemble de l’Afrique francophone en 2016, contre environ 13,7 % pour la Chine), est presque absente d’autres, dont les pays stratégiques que sont la RDC et Djibouti.

En RDC, premier pays francophone du monde et vaste comme plus de la moitié de l’UE, la part de marché de la France aurait ainsi été inférieure à 4 % en 2017, selon le CIA World Factbook, soit bien loin derrière la Chine qui aurait fourni 19,9 % des importations du pays. La France pourrait pourtant, et sans grande difficulté, accroître sa présence en RDC, dont la forte dépendance vis-à-vis du partenaire chinois pourrait, à terme, nuire aux intérêts du pays (la Chine en aurait notamment absorbé 41,4 % des exportations la même année !). Pire encore, la RDC ne bénéficie généralement que de moins de 1 % des aides versées par l’Hexagone à des pays tiers (0,6 % du total en 2016, et 1,3 % de l’APD), et des autorisations de financement accordées à des pays étrangers par le groupe AFD (moins de 0,2 % en 2016 !). Cette quasi-absence de la France se traduit également au niveau de la part des étudiants originaires du pays dans l’ensemble des étudiants présents en France (0,5 % du total, et seulement un peu plus de 1,0 % des étudiants africains), ou encore au niveau de la part infime des projets y étant réalisés par les collectivités et structures intercommunales françaises au titre de la coopération décentralisée en Afrique (< 1 %).

Quant à Djibouti, un des six pays de l’Afrique de l’Est francophone, seule une dizaine d’entreprises tricolores sont implantées dans ce pays qui a enregistré une croissance annuelle de près de 7 % en moyenne sur la période 2012-2018, et qui est en passe de devenir une plaque tournante du commerce international grâce à sa situation géographique stratégique et à des investissements massifs en provenance de Chine. Par ailleurs, il est à noter que la compagnie aérienne Air France n’assure qu’un seul vol hebdomadaire direct avec Paris, contraste saisissant avec les sept vols directs assurés par Turkish Airlines en direction d’Istanbul, ou encore avec les trois liaisons assurées par le groupe Emirates vers Dubaï.

Tout cela vient s’ajouter à une répartition défavorable des aides publiques au développement versées chaque année par la France, et qui ne bénéficient que très minoritairement au monde francophone. Ainsi, les 27 pays francophones du Sud n’ont reçu en 2016 qu’environ 15,4 % du montant total de ces aides (soit 2,8 milliards d’euros sur un total de 17,7 Mds, hors Wallis-et-Futuna qui ne peut être comptabilisé car territoire français), bien loin des 52,0% accordés aux pays membres de l’UE (9,2 Mds, dont 89,3% aux treize pays membres d’Europe orientale – UE 13, pourtant déjà assez développés et qui ne rassemblent que 115 millions d’habitants, soit 10,1 fois plus d’aides par habitant). Et ce, en dépit de toute logique économique ou géopolitique. D’un point de vue économique, parce que les principaux pays bénéficiaires de l’UE s’orientent principalement – et historiquement – vers l’Allemagne, qui a enregistré une part de marché de 20,8% en 2016 dans les pays de l’UE 13, contre seulement 3,9% pour la France (dont les aides massives reviennent donc quasiment à subventionner les exportations allemandes, politique que l’on pourrait résumer par la célèbre expression « travailler pour le roi de Prusse »).

Par ailleurs, toutes les études économiques démontrent clairement que les échanges peuvent être bien plus importants entre pays et peuples partageant une même langue. À ce sujet, un seul exemple suffit à démontrer l’impact économique du lien linguistique : les touristes québécois sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser.

Enfin, parce que c’est en Afrique francophone qu’il convient d’investir massivement, d’une part afin de tirer pleinement profit des opportunités et du dynamisme que l’on trouve dans ce vaste ensemble qui est aujourd’hui l’un de principaux relais de la croissance mondiale, et d’autre part parce que c’est bien en accélérant l’émergence économique de ce dernier qu’augmentera encore plus fortement le nombre d’apprenants du français à travers le monde, et ce, au bénéfice économique et géopolitique de la France, mais également au bénéfice de l’ensemble des pays du monde francophone. Quant au niveau géopolitique, justement, parce que la majorité des pays de l’UE vote régulièrement contre les positions françaises au sein des grandes instances internationales, contrairement à la majorité des pays francophones avec qui la France partage nombre de valeurs communes en matière de politique étrangère.

Par ailleurs, ce manque d’intérêt des gouvernants français pour le monde francophone a donc naturellement des répercussions très négatives sur le niveau d’intérêt des Français eux-mêmes, qui, maintenus dans une certaine ignorance, ne savent pratiquement rien de ce vaste espace. À titre d’exemple, la quasi-intégralité de la population française ignore tout des Jeux de la Francophonie qui se sont tenus en juillet 2017 à Abidjan (contraste frappant avec la couverture médiatique dont jouissent les Jeux du Commonwealth au Royaume-Uni), de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire (qui n’est autre que le plus grand édifice chrétien au monde, quasi-réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome), du concours musical « The Voice Afrique francophone » (qui fût dans sa saison 2016-2017 le plus grand concours musical au monde en termes d’audience cumulée, avec son équivalent arabophone), ou encore du peuple acadien et de son drapeau, qui n’est autre que le drapeau tricolore orné d’une petite étoile aux couleurs papales et symbole de la Vierge Marie.

Une large méconnaissance du monde francophone et de sa dimension mondiale aux conséquences fortement préjudiciables, faisant perdre à bon nombre de citoyens français (investisseurs et société civile) de nombreuses opportunités d’échange et de partenariat mutuellement bénéfiques, et réduisant considérablement l’attachement des Français à leur langue. Eux, qui n’ont jamais été si peu intéressés par la diffusion et la promotion de celle-ci à travers le monde, alors même qu’elle n’a jamais été autant parlée et apprise. Et ce, au grand étonnement des francophones extra-européens, auxquels est aujourd’hui entièrement attribuable la progression constante de l’apprentissage du français dans le monde en tant que langue étrangère, face à une France qui constitue plutôt un frein en la matière (et qui est inconsciente des graves conséquences économiques et géopolitiques de son attitude irresponsable, et dénotant une certaine immaturité).

De grands efforts doivent donc être faits dans l’Hexagone afin de rattraper un retard considérable en matière d’information et d’éducation. Par ailleurs, l’émergence démographique et économique de l’Afrique francophone devrait en toute logique s’accompagner, à terme, du transfert d’un certain nombre d’institutions panfrancophones des villes du Nord vers celles du Sud, et notamment vers Abidjan et Kinshasa, respectivement troisième et première ville francophone du monde.

1. Concernant les lointains territoires ultramarins, et contrairement à ceux du Royaume-Uni et des Pays-Bas, certains des territoires d’outre-mer français font partie intégrante de l’Union européenne (en l’occurrence ceux ayant le statut de département, ainsi que Saint-Martin).

2. Le monde arabophone recouvre l’ensemble des pays membres de la Ligue arabe (hors Djibouti et les Comores, où la présence de la langue arabe se limite principalement au domaine religieux), ainsi que les territoires majoritairement arabophones de la Turquie, d’Israël, d’Iran, du Mali, du Niger et du Tchad.

Les candidats à la direction du PLO débattent de reconstruction et de francophonie à Ottawa - ICI.Radio-Canada.ca

il y a 15 heures 33 min
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Kate Graham, Mitzie Hunter, Michel Coteau, Brenda Hollingsworth, Steven Del Duca et Alvin Tedjo assis à une table dans une grande salle devant des drapeaux du Canada et de l'Ontario.

Les six candidats à la direction du Parti libéral de l'Ontario ont débattu de relance du parti et de francophonie lors d'un débat à Ottawa, le lundi 20 janvier 2020. De gauche à droite : Kate Graham, Mitzie Hunter, Michel Coteau, Brenda Hollingsworth, Steven Del Duca et Alvin Tedjo.

Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Radio-Canada
2 h 53 | Mis à jour à  2 h 59

Devant plus de 200 partisans, les 6 candidats à la direction du Parti libéral de l’Ontario (PLO) ont débattu, lundi soir à Ottawa, de francophonie, de plateforme, mais surtout de moyens pour relancer la formation politique, qui a essuyé un cuisant revers aux élections de 2018.

La première chose [que le nouveau chef devra faire], c’est rassembler le parti et plus de monde, a noté le chef par intérim du PLOParti libéral de l’Ontario, John Fraser, en marge du débat au Centre communautaire de Carleton Heights.

Écouter, voyager et travailler fort : ce sont trois choses très importantes pour tous les chefs.

John Fraser, chef par intérim du Parti libéral de l’Ontario

Pour certaines candidates à la direction du PLOParti libéral de l'Ontario, cette reconstruction passe d’abord et avant tout par un rapprochement avec la population.

backgrounds pour avoir des candidats qui représentent vraiment les Ontariens","text":"C’est très important qu’on cherche des candidats de toute sorte de métiers, de toute sorte de backgrounds pour avoir des candidats qui représentent vraiment les Ontariens"}}" lang="fr">C’est très important qu’on cherche des candidats de toute sorte de métiers, de toute sorte de backgrounds pour avoir des candidats qui représentent vraiment les Ontariens, a souligné Brenda Hollingsworth.

Je veux voir le Parti libéral être rebâti et qu’on se concentre moins sur la partisanerie et plus sur les gens, a renchéri Kate Graham, une autre femme qui aspire à diriger le PLOParti libéral de l'Ontario.

Au scrutin de 2018, le PLOParti libéral de l'Ontario n'a remporté que 7 sièges, alors qu’il en avait raflé 58 quatre ans plus tôt. Après les départs de Nathalie Des Rosiers, qui est retournée dans le monde universitaire, et de Marie-France Lalonde, élue au fédéral, et le saut d'Amanda Simard chez les libéraux, la formation politique a maintenant six députés à Queen's Park.

Un débat bilingue... avec peu de francophones

Une des façons de relancer la machine libérale en Ontario, selon Mme Graham, est de se rapprocher des francophones de l’Ontario.

Nous avons beaucoup consulté la communauté franco-ontarienne. Elle est importante pour l’Ontario et le Parti libéral de l’Ontario, a-t-elle souligné en anglais.

Si le débat d’Ottawa se voulait bilingue, bien peu de candidats ont pris la parole dans la langue de Molière, même lorsqu’on les a interpellés sur les droits des francophones dans la province.

Seuls deux d’entre eux ont pris la parole en français pour répondre à une question sur la francophonie, soit Mitzie Hunter et Brenda Hollingsworth. Michel Coteau, Steven Del Duca, Kate Graham et Alvin Tedjo ont tous opté pour une réponse en anglais.

Kate Graham, Mitzie Hunter, Michel Coteau, Brenda Hollingsworth, Steven Del Duca et Alvin Tedjo font face à une salle lors d'un débat.

Deux candidates, Brenda Hollingsworth et Mitzie Hunter, ont offert des réponses en français à une question portant sur les droits des francophones.

Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Mais peu importe la langue choisie pour s’adresser aux militants, les six candidats sont unanimes : il faut améliorer l’accès aux services en français, particulièrement en éducation.

Être francophile et de bien comprendre les enjeux des francophones et d’amener de l’avant des politiques qui vont engager et continuer de soutenir notre francophonie ontarienne, c’est important, a souligné l'ancienne ministre provinciale Marie-France Lalonde, qui modérait le débat.

Une fois notre leader choisi, pour moi ça va être important qu’il apprenne le français, a ajouté Mme Lalonde, qui représente désormais la circonscription fédérale d’Orléans.

Le prochain débat aura lieu à Sudbury le 30 janvier et le nouveau chef du Parti libéral de l'Ontario sera connu le 7 mars.

Avec les informations d'Audrey Roy

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Indignation: Le libraire Michel Choueiri en rétention puis expulsé - LIVRES HEBDO

lun, 01/20/2020 - 19:35

Venu à Paris pour raison professionnelle, le librairie francophone, libano-canadien, s'est vu refuser l'accès au territoire français et a été placé deux jours durant en site de rétention à l'aéroport Charles-de-Gaulle avant d'être renvoyé à Dubai, d'où il venait.
 

L'Association internationale des libraires francophones et l'Alliance internationale des éditeurs indépendants (AIEI) dénoncent la rétention à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulles près de Paris, du libraire Michel Choueiri, lors de son arrivée en France le 13 janvier, puis son expulsion du territoire français deux jours plus tard, sous escorte policière.

Figure emblématique de la francophonie, librairie à Beyrouth et à Montréal, il venait de Dubaï, où il dirige la librairie francophone Culture &Co, afin d'assister aux réunions du bureau de l'Association internationale des librairies francophones (AILF) dont il est membre fondateur et qu'il a présidé de 2008 à 2011.

Détenteur d'un passeport canadien, celui-ci expirait dans un mois et demi, et non dans trois mois comme l'exige la loi française. Mais Michel Choueiri avait en sa possession son billet de retour, prévu cinq jours plus tard, et surtout un document de l'ambassade canadienne indiquant que son nouveau passeport était en cours. Malgré ces éléments et  les démarches entreprises par l'AILF, l'AIEI et d'autres professionnels du livre auprès des autorités françaises et canadiennes, rien n'a permis de débloquer la situation.

Situation humiliante

« Je me suis retrouvé exactement comme un sans-papiers. C'était très humiliant » observe, Michel Choueiri, revenu à Dubaï mais fortement affecté. Privé de ses papiers, de son téléphone, d'argent et même de ses médicaments pour la tension, Michel Choueiri, Chevalier des arts et lettres, est resté deux jours durant en rétention à Roissy. « On me disait que l'ambassade canadienne était prête à me fournir un document ayant valeur de passeport pour une durée de trois mois, mais, dans la mesure où elle refusait de m'envoyer un agent consulaire, je devais aller le chercher à Paris... alors que je n'avais pas le droit de quitter l'enceinte de retention ! ».

Le 15 janvier, Michel Choueiri a préféré repartir et a été reconduit sous escorte policière dans un avion en direction de Dubai.   

Un défenseur du livre et de la francophonie

Une expérience bien amère pour ce défenseur de la culture française au Liban, au Canada ou encore aux Emirats-Arabes-Unis, ayant participé à plusieurs repries aux Etats généraux du livre en langue française dans le monde.

Directeur depuis 2018 de la librairie francophone de Dubai, Culture & Co, reprise alors par le groupe libanais Antoine, Michel Choueiri a dirigé la librairie El Bourj à Beyrouth, de 2003 à 2016. Il a ensuite été directeur des partenariats éditeurs-libraires pour la plateforme Bookwitty, aujourd’hui suspendue.
Il a également été Professeur en métiers du livre à l’Université Saint-Joseph et à l’Académie Libanaise des Beaux-arts à Beyrouth, cofondateur et trésorier de la Maison du Livre au Liban, ancien membre du comité exécutif et responsable de la communication et de la formation du Syndicat des Libraires au Liban et cofondateur et ancien Vice-président du Syndicat des Importateurs du Livre au Liban.
 
 
 

L'Alliance Française de Tunis organise le premier Prix de la plume francophone - Kapitalis

lun, 01/20/2020 - 17:31

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L’Alliance Française de Tunis organise la 1e édition du Prix de la plume francophone. Le concours aura lieu le 14 février 2020 et sera placé sous le thème de l’amour.

Le Prix de la plume francophone est un concours national d’écriture pour les jeunes tunisiens amoureux de la langue française, ayant entre 16 et 20 ans. Le concours est organisé par l’Alliance Française, qui œuvre à promouvoir la francophonie dans le monde, sous le haut patronage de l’Ambassade de France.

À l’occasion de la tenue du prochain Sommet de la francophonie à Tunis, l’Alliance Française vient de lancer la première édition de ce concours d’écriture afin de découvrir des talents littéraires parmi les jeunes tunisiens qui seront appelés à rédiger des textes sur le thème de l’amour, et ce, sous la forme d’une nouvelle, d’une pièce de théâtre, d’un poème, d’une lettre ou d’un journal intime.

Le jury sera présidé par le journaliste et animateur français Patrick Poivre d’Arvor, qui sera accompagné de Samir Marzouki (universitaire, écrivain et président de l’Association tunisienne des professeurs de français, ATPF), Charline Lambert (poète et chercheuse), Wafa Ghorbel (universitaire et écrivaine), Francis Lacoste (universitaire et chercheur) et Fayçal Mezhoudi (directeur de l’Alliance française de Tunis).

L’Alliance récompensera trois gagnants : Les 2e et 3e gagnants auront l’occasion de publier leurs textes dans un ouvrage collectif. Le grand gagnant verra également son texte publié et recevra la somme de 500 DT.

Fawz Ben Ali

Revue Francophonie et Innovation - AUF

lun, 01/20/2020 - 16:38

Cristelle Cavalla est professeure de didactique du FLE et de linguistique et Directrice adjointe de l’Unité de recherche DILTEC (Didactique des langues, des textes et des cultures) de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Elle est, avec Agnès Tutin et Alice Burrows, l’une des premières rédactrices en chef de la revue « Francophonie et innovation à l’université ». Cette revue a été présentée à l’occasion du colloque « Pour des sciences en français et en d’autres langues » organisé en novembre par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) du Ministère de la Culture français. Nous l’avons rencontré pour échanger autour de cette nouvelle revue créée par l’AUF, la DGLFLF et France Éducation International.

Comment s’est fait le lien entre vous et l’AUF ?

Le lien s’est fait grâce à M. Jean-Christophe Bonnissent de la DGLFLF. Il fait partie, depuis un an, du Conseil de gestion du département « Didactique du Français Langue Étrangère » de l’Université Sorbonne Nouvelle et j’en étais alors la directrice.

Comment a été constituée l’équipe des trois rédactrices en chef invitées, dont vous, Agnès Tutin et Alice Burrows font partie ?

Le choix d’Agnès Tutin et d’Alice Burrows s’est fait rapidement pour des raisons différentes. Agnès est spécialiste de l’écrit scientifique en Sciences du langage et Alice est spécialiste de la pédagogie innovante à l’université. J’avais déjà travaillé avec elles sur d’autres projets et j’ai donc pensé pertinent de les réunir dans ce cadre.

Quel a été votre rôle dans la construction du premier numéro de la revue « Francophonie et innovation à l’université » ?

J’ai constitué l’équipe des éditrices puis nous avons travaillé ensemble pour la suite. Étant à Paris avec Alice, nous avons représenté l’équipe lors d’un colloque à France Éducation International. J’ai également eu l’occasion de présenter la revue lors du colloque organisé par la DGLFLF à l’Institut de France en novembre 2019.

Comment a évolué le projet de la revue tout au long de l’année 2019 ?

Il a évolué sur un plan : le choix des articles à publier. Nombres de ceux que nous avions reçus ne correspondaient pas réellement à l’appel et aux attentes du numéro. Nous avons alors sollicité des auteurs que nous savions spécialistes du domaine et qui n’avaient pas vu passer l’appel. Cette méthode a été plus efficace.

Pourquoi ce sujet de la place du français scientifique a-t-il été retenu ? 

Il s’agissait d’une volonté commune de la DGLFLF et de l’AUF pour le lancement de cette revue dont l’objectif est de valoriser le français à l’université de par le monde. Il me semble que ce soit une bonne entrée car elle permet de montrer la vitalité de la langue dans les universités du monde entier.

Quelles sont les principaux enseignements ou conclusions de ce premier numéro ?

Nous pouvons en conclure que beaucoup d’innovations pédagogiques se font pour l’enseignement du français à l’université de par le monde, mais que ces expérimentations et réflexions ne sont pas assez diffusées. Les articles révèlent que beaucoup de chercheurs travaillent à ce sujet et qu’il faudrait réussir à rassembler d’un côté les descriptions linguistiques afin de réfléchir, d’un autre côté, à leur didactisation. Nous commençons à avoir de nombreuses descriptions mais trop éparpillées à mon goût et donc les enseignants n’y ont pas forcément accès pour leurs enseignements.

Par quel article avez-vous été surprise dans ce premier numéro de la revue ?

Il est difficile de citer un seul article car plusieurs ont retenu mon attention à plusieurs niveaux : soit en linguistique avec des descriptions précises d’éléments importants concernant l’écriture scientifique, soit en didactique avec des expérimentations forts pertinentes pour l’enseignement des langues.

En quoi la revue « Francophonie et innovation à l’université » est utile aux départements de langue française ?

Une revue consacrée à la francophonie à l’université est très pertinente car elle permet un lien concret entre le terrain et les recherches. J’espère qu’elle sera bien diffusée et que les enseignants concernés pourront y avoir accès. Je souhaite aussi (c’est la période des vœux !) que cela permettra davantage d’échanges entre les enseignants et les enseignants-chercheurs et que les réflexions de chacun pourront servir à toute cette communauté.

Que diriez-vous de la diversité des points de vue francophones par rapport à la thématique du numéro ?

Il me semble que les points de vue divergent culturellement, mais sont en fait très proches quant aux objectifs didactiques. Les cultures représentées dans ce numéro permettent de voir une certaine homogénéité dans l’objectif d’un enseignement du français scientifique pour une communication internationale efficiente. Tant les enseignants que les enseignants-chercheurs auteurs des articles, cherchent à aider les étudiants à comprendre la science en français afin de dialoguer plus encore avec des chercheurs francophones du monde entier.

Où avez-vous déjà présenté la revue ?

Je l’ai présenté au laboratoire DILTEC EA2288 et au colloque PERL2019. J’ai diffusé l’information sur les réseaux sociaux de la recherche (HAL, ResearchGate et Academia) et j’ai déjà eu des retours très positifs.

Quelles sont les évolutions actuelles des départements de langue française dans le monde ?

Vaste question ! je ne connais pas tous les départements du monde mais je peux dire qu’il y a un mouvement de prise de conscience de la nécessité d’enseigner le français scientifique – et au sens large, le français professionnel – et plus seulement la littérature française. Certains départements dans le monde ont vu leurs effectifs chuter drastiquement ces dernières années souvent à cause de cet ancrage trop littéraire. En revanche, dès qu’ils offrent d’autres entrées autour du français, comme le français scientifique, alors les étudiants sont de retour. Dernièrement, cela se diffuse aux États-Unis.

Quelles sont les attentes des étudiants et des enseignants-chercheurs ?

Cette question rejoint la précédente. Il semble que les étudiants souhaitent une entrée d’abord pragmatique pour apprendre une langue. Le français doit d’abord leur ouvrir des portes professionnelles puis culturelles. Les étudiants vont alors se diriger vers des cours de français scientifique de leur discipline afin d’avoir accès à des articles en langue originale, ou des cours de français professionnel pour ouvrir leurs compétences à d’autres cultures, d’autres pays. La culture est alors introduite dans les cours d’abord dans leur cadre scientifique ou professionnel (quel auteur français parle de biologie ou de chimie dans un roman par exemple), puis elle s’étend à d’autres domaines. Les enseignants-chercheurs attendent, peut-être, quant à eux, que les universités reconnaissent cette nécessité et donnent leur accord pour modifier les programmes et ouvrir de tels cours aux étudiants. Ils attendent aussi certainement que des crédits leurs soient alloués pour développer de telles formations et mettre en place des recherches dans ce sens ainsi que des accords avec des partenaires de par le monde.

Qu’avez-vous pensé de cette construction collaborative entre les rédactrices en chef, l’AUF, la DGLFLF et France Éducation International ?

Je n’en pense que du bien ! Les trois institutions se complètent me semble-t-il et ne peuvent que poursuivre une telle collaboration d’abord pour elles-mêmes puis pour les universités qui pourraient alors interagir avec les trois simultanément pour des projets notamment.

Revue Francophonie et innovation à l’université

Cette revue s’adresse à la communauté scientifique francophone (étudiants, doctorants, enseignants-chercheurs…) et propose des regards sur l’actualité francophone, l’expertise, la veille et l’innovation à l’université.
Elle fait appel à des experts, enseignants et lecteurs sur une thématique donnée pour diffuser largement des recherches scientifiques en didactique des langues, sociolinguistique, linguistique… autour de la francophonie. Chaque numéro est sous la responsabilité d’une rédactrice ou d’un rédacteur en chef invité(e).

Pour accéder à la revue en format pdf : cliquez-ici

La « Girls on the Move Week » revient pour une 4ème édition - AUF

lun, 01/20/2020 - 10:49

L’association Elles bougent, en partenariat avec l'Agence Universitaire de la Francophonie, renouvelle pour la 4ème année consécutive, la Girls on the Move Week, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 Mars 2020. Rendez-vous aux quatre coins du globe du 2 au 8 mars 2020 !

Cet événement permet à des femmes ingénieures et techniciennes en poste dans l’industrie et des étudiantes, lycéennes ou collégiennes âgées de se rencontrer.

La Girls on the Move Week a plusieurs objectifs :

Montrer aux  jeunes filles la diversité des métiers et les opportunités professionnelles offertes par les filières scientifiques et techniques. Favoriser la mixité dans l’industrie et la technologie. Susciter des vocations par l’action et le témoignage de femmes en activité et déconstruire les stéréotypes Vous voulez participer ?

Inscrivez-vous ici http://girlsonthemoveweek.ellesbougent.com/en/ avant le 31 Janvier 2020.

Organisez une activité, libre de choix (tables rondes, conférences, ateliers, rencontres, visites..)

Pour qui ?

Ingénieures, techniciennes, étudiantes,  lycéennes, collégiennes,…. Elles bougent travaille en étroite collaboration avec les lycées, collèges, grandes écoles, et universités.

Quand ?

Du 2 mars au 8 mars 2020

Comment ?

Téléchargez la présentation de la GOMWeek et le kit de communication via ce Lien

En 2019, plus de 99 événements ont été organisés dans 31 pays du monde avec plus de 2 000 filles impliquées. Record à battre grâce à l’énergie de toutes et tous !

Soyez prêt.e.s, ça va bouger !

Hervé Béghin, grand lauréat du prix Alain Decaux de la Francophonie - La Voix du Nord

dim, 01/19/2020 - 19:00

«  La lecture, élément fédérateur qui crée du lien social  », professait en préambule Didier Delmotte, président de la Fondation de Lille, organisatrice de l’événement. «  Je voulais dresser le portrait d’un personnage aigri, forcé de prendre un autre chemin grâce à une rencontre  », déclarait Hervé Béghin, l’ancien huissier dunkerquois, grand lauréat de cette 7e édition, amoureux de la langue française. «  Depuis, j’ai écrit une suite et une fin...

Michel Bastarache : une vie de juriste consacrée à la francophonie - L'Eau vive

dim, 01/19/2020 - 07:28
Autobiographie d’un personnage hors norme
Michel Bastarache

Michel Bastarache

L’EXPRESS, Ontario -  «Toute ma vie, je me suis battu pour la francophonie et pour l’égalité des deux communautés linguistiques… Peut-être que la guerre que j’ai menée toute ma vie rapportera quelque chose, et ce, même si les défaites s’additionnent.»

C’est ce qu’écrit Michel Bastarache dans une autobiographie réalisée avec le journaliste Antoine Trépanier comme coauteur, publiée sous le titre Ce que je voudrais dire à mes enfants par Les Presses de l’Université d’Ottawa.

Une préface signée par sa compatriote acadienne Antonine Maillet prédit que «ce récit d’une vie, pétri avec le cœur autant qu’avec le cerveau, restera un joyau indispensable à tous ceux qui se penchent sur leur propre existence, parce qu’il nous révèle à la fois les plages cachées de notre passé, les ambigüités de notre présent et surtout les espoirs insoupçonnés de notre avenir».

Le drame de sa vie

L’ouvrage se présente comme si Michel Bastarache commente son parcours professionnel à ses deux enfants, morts d’une maladie incurable.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Express

Les jeunes et le crédit Les jeunes et le crédit Gérard Dubé, un pionnier du compostage Gérard Dubé, un pionnier du compostage

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Fonds jeune création francophone : pour l'émergence des jeunes auteurs - NewsMada - Les Actus De Madagascar

sam, 01/18/2020 - 08:01
 pour l’émergence des jeunes auteurs

Fort du succès ces deux dernières années, le Fonds jeune création francophone pour le rayonnement de la diversité culturelle dans la francophonie, lance sa troisième session ce mois-ci. Un tremplin pour les industries audiovisuelles et cinématographiques africaines.

2009 a été une année riche en moisson pour la production malgache. Sur les 202 projets reçus en provenance de 20 pays, 30 projets ont été soutenus, dont trois courts métrages et un long métrage malgache qui ont bénéficié d’une aide au développement. Deux films courts se voient attribués d’une aide à la production.

Mis sur pied à l’orée de 2017, le Fonds pour la jeune création francophone est un dispositif multilatéral associant 12 partenaires francophones, ayant pour ambition de révéler de nouveaux auteurs et par la même occasion, de renforcer le dynamisme de création dans le domaine du cinéma, séries audiovisuelles et contenus web.

« Doté d’un budget annuel de 600 000 euros, le Fonds soutient des projets de développement, de la production et de la postproduction. Il est ouvert aux auteurs des 21 pays éligibles d’où l’ensemble des pays d’Afrique francophones et Haïti. Ces derniers devront au moins, réalisés un court-métrage et un long-métrage de plus de 60 min. Au stade de la production, les auteurs doivent être accompagnés par une société établie dans l’un de ces pays », précise un communiqué.

Pour les faiseurs de cinéma, le troisième appel à projets du Fonds pour la jeune création francophone sera lancé ce mois-ci.

Joachin Michaël

Edmonton et Ottawa, deux modèles de maisons de la francophonie qui fonctionnent - ICI.Radio-Canada.ca

ven, 01/17/2020 - 13:45
Manitoba | Société | Francophonie, Culture, Minorités culturelles | Manitoba | Intérêt local" data-chrome-extension-exception="chromeExtensionDocumentSimpleContent" xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink">
Un plan qui représente la Maison de la francophonie à Ottawa.

La nouvelle Maison de la francophonie sera inaugurée le 30 janvier à Ottawa.

Photo : Courtoisie : Maison de la francophonie

Thibault Jourdan
Publié le 17 janvier 2020

Des membres de la communauté francophone envisagent la possibilité de transformer l’ancienne mairie de Saint-Boniface en centre regroupant des organismes communautaires. Il y a 10 ans, un projet semblable avait fermé ses portes au Manitoba, mais, en 2020, plusieurs centres du même genre fonctionnent ailleurs au Canada. Radio-Canada s’est penchée sur deux modèles différents, ceux d'Ottawa et d'Edmonton.

À Edmonton, le cas de la Cité francophone

Cela fait 23 ans que les Franco-Albertains disposent d’un centre francophone à Edmonton. 1997","text":"La première phase de la Cité francophone a ouvert en1997"}}" lang="fr">La première phase de la Cité francophone a ouvert en 1997, se rappelle son directeur général, Daniel Cournoyer. La deuxième phase, elle, a ouvert en 2010. mètres carrés à 9660mètres carrés","text":"On est passé d’un centre culturel de 5200mètres carrés à 9660mètres carrés"}}" lang="fr">On est passé d’un centre culturel de 5200 mètres carrés à 9660 mètres carrés, poursuit M. Cournoyer.

Dès le départ, les instigateurs du projet ont choisi un modèle dit « 3C », qui regroupe du culturel, du communautaire et du commercial, et ce n’est pas une coopérative. Ainsi, plus de 60 % du bâtiment sont à louer comme bureaux et environ 40 % sont laissés à des espaces communautaires et à d’autres lieux aérés.

% des locataires sont des organismes communautaires, et les 10% restants sont des entreprises privées","text":"Plus de 90% des locataires sont des organismes communautaires, et les 10% restants sont des entreprises privées"}}" lang="fr">Plus de 90 % des locataires sont des organismes communautaires, et les 10 % restants sont des entreprises privées, explique Daniel Cournoyer. Ainsi, la Cité francophone abrite une clinique, un massothérapeute, une garderie privée et le Conseil scolaire centre nord. Tout est loué, précise le directeur général de l’établissement.

Ce modèle permet à la Cité francophone d’avoir toujours des fonds pour entretenir le bâtiment, ce qui avait fait défaut à la Maison franco-manitobaine, il y a 10 ans, quand la Société de la francophonie manitobaine n’avait plus eu les moyens d’effectuer des rénovations.

Or, grâce aux loyers collectés et à divers revenus, tels que des services de restauration, la Cité se finance elle-même, explique Daniel Cournoyer.

Daniel Cournoyer, au Café Bicyclette.

Daniel Cournoyer est le directeur de la Cité francophone.

Photo : Radio-Canada / Mylène Briand

organismes dans la Cité. Chacun paie un loyer, qui paie l’hypothèque","text":"Nous avons plus de 30organismes dans la Cité. Chacun paie un loyer, qui paie l’hypothèque"}}" lang="fr">Nous avons plus de 30 organismes dans la Cité. Chacun paie un loyer, qui paie l’hypothèque, ajoute-t-il.

Par ailleurs, comme le bâtiment est encore jeune, les coûts d’entretien ne sont pas exorbitants et seront étalés dans le temps.

ans avant qu’on doive changer ces systèmes-là","text":"Pour l’entretien de la première phase, on a commencé le changement progressif des systèmes de chauffage, de climatisation, etc. Et pour la deuxième phase, il reste encore bien 10ans avant qu’on doive changer ces systèmes-là"}}" lang="fr">Pour l’entretien de la première phase, on a commencé le changement progressif des systèmes de chauffage, de climatisation, etc. Et pour la deuxième phase, il reste encore bien 10 ans avant qu’on doive changer ces systèmes-là, affirme Daniel Cournoyer.

Il est certain que la Cité francophone sera toujours en mesure de faire face aux coûts d’entretien du bâtiment dans l’avenir. Louer à la Cité francophone, c’est comme louer n’importe où ailleurs en ville, sauf que, moi, je dis toujours que payer le loyer, c’est un investissement dans la communauté, c’est payer un immeuble qui nous appartient.

Daniel Cournoyer rappelle ce qu'il considère comme essentiel : la gestion d’un tel lieu doit être entrepreneuriale pour réussir. business, mais sans perdre notre objectif et notre raison d'être, qui est un centre culturel francophone.","text":"On doit gérer ça comme un business, mais sans perdre notre objectif et notre raison d'être, qui est un centre culturel francophone."}}" lang="fr">On doit gérer ça comme un business, mais sans perdre notre objectif et notre raison d'être, qui est un centre culturel francophone.

À Ottawa, la « clé du succès » passe par un partenaire institutionnel

Depuis 1989, les francophones qui habitent dans l’ouest d’Ottawa parlent d’un centre francophone. Plus de 30 ans après les premières discussions, la Maison de la francophonie d’Ottawa va ouvrir ses portes à la fin du mois.

La raison pour laquelle on a connu un succès, c’est qu’on a trouvé un partenaire institutionnel qui, dans notre cas, est le Conseil des écoles publiques francophones de l’est de l’Ontario, affirme Ronald Bisson, le président de la Maison de la francophonie d’Ottawa.

En s’associant avec une telle institution, les instigateurs du projet évitent de devoir gérer l’entretien du bâtiment, toujours problématique.

Les groupes communautaires ne peuvent pas monter des projets comme ça seuls. On n’est pas des entrepreneurs en construction. Le conseil scolaire, lui, a un savoir-faire dans la construction et la gestion de bâtiment, explique l’ancien Manitobain de La Broquerie.

C’est une institution publique, un conseil scolaire, qui est très gros et qui a toute sorte de fonds pour prendre soin de ses édifices.

Ronald Bisson, président de la Maison de la francophonie d’Ottawa

Parallèlement, cet important partenariat a aussi permis d’attirer d’autres organismes. La Maison de la francophonie d’Ottawa aura aussi des services de santé de l’Hôpital Montfort, la Cité collégiale et d'autres services. Au total, 44 groupes communautaires et services seront logés dans la Maison.

Ronald Brisson répond aux questions d'une journaliste.

Ronald Bisson, président du conseil d’administration de la Coopérative multiservices francophone de l’ouest.

Photo : Radio-Canada

À Ottawa, contrairement à Edmonton, les promoteurs du projet ont choisi d’en faire une coopérative.On connaît ça, nous, francophones, le modèle coopératif. Ça nous a sauvés pendant des générations et ça nous sauve encore. C’est à travers ce modèle qu’on a pu faire le partenariat avec le conseil scolaire, explique Ronald Bisson.

Pour le président de la nouvelle maison, il n’y a pas de secret. La clé du succès pour un tel projet passe par un partenariat institutionnel.

Nos communautés se sont battues pendant des générations pour obtenir ces institutions et les sauver, puis les garder. Aujourd'hui, ce sont les institutions qui sauvent les communautés, conclut-il.

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Villers-Cotterêts, une histoire de francophonie - France 3 Hauts-de-France - France 3 Régions

jeu, 01/16/2020 - 16:50
A 85 km au nord de Paris, la ville de Villers-Cotterêts (dans l'Aisne) a fait le bonheur des rois de France. Son histoire se confond avec celle de son château, joyau de la renaissance qui ne demandait qu'à être restauré. 
 REPLAY 
Les gens des Hauts : Villers-Cotterêts, une histoire de francophonie

Le château de Villers-Cotterêts, "Mon plaisir" selon François Ier Edifié par François Ier, le château a été achevé par son fils Henri II. Le château a subi de nombreuses transformations, mais subsistent de cette époque la cage d'escalier et la chapelle.

Xavier Bailly, administrateur du château, raconte l'histoire de ce trésor de la région.
 

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L'histoire du château de Villers-Cotterêts en 1 minute
A Villers-Cotterêts, dans l'Aisne, le château, destiné à devenir la future Cité internationale de la francophonie, s'offre une "renaissance" - France 3 Hauts-de-France
 
Villers-Cotterêts, future Cité internationale de la francophonie 

C'est au château de Villers-Cotterêts que fut édictée par François Ier, en août 1539, l'ordonnance royale faisant du français la langue officielle dans la justice et l'administration. Cette décicion marqua aussi la naissance de l'état-civil en France. 

Aujourd'hui, l'Etat a décidé de redonner ses lettres de noblesse à ce haut lieu de la francophonie. Fermé à la visite, le château fait l'objet d'un programme de rénovation (à hauteur de 110 millions d'euros) lancé par Emmanuel Macron. Le chantier va démarrer cette année, et occupera jusqu'à 250 ouvriers d'ici à mars 2022, pour accueillir la future Cité internationale de la langue française
 

 La culture traditionnelle des champignons © France 3 © France 3 © France 3  

Dans les carrières de la Noue, à Villers-Cotterêts, chez les Spinelli, on cultive les champignons depuis 1937 dans le respect des traditions, sur deux hectares de carrières en pierre creusées au début du XVIIe siècle. Les caves souterraines permettent de cultiver différentes variétés, des champignons de Paris à la pleurote.  

Visite guidée des caves avec Christophe Spinelli, producteur de champignons et Lizbeth Colnard, cueilleuse.

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Découvrez comment sont cultivés les champignons à Villers-Cotterêts

et aussi, dans "Les gens des Hauts" à Villers-Cotterêts...


1802 : naissance d'Alexandre Dumas à Villers-Cotterêts En bordure du village d'Haramont, le château des Fossés est classé monument historique depuis 2003. Ce petit château renaissance livre et contient les souvenirs d'enfance d'Alexandre Dumas, qui y grandit. 

"Les gens des Hauts" vous offre une visite guidée avec son propriétaire actuel, Xavier Blutel et son épouse, Isabelle Verchuren-Blutel, céramiste de talent.
 

Il y a rarement de château sans forêt, et il y a rarement de grande forêt sans château


Balade en forêt de Retz  Le massif forestier de Retz, dont les contours atteignent 360 km, et dont la surface dépasse celle de Paris, est situé pour sa majeure partie dans le département de l'Aisne. 

Kamini nous fait profiter des bienfaits de la forêt, en compagnie de Jérôme Jaminon, directeur de l'office national des forêts pour le massif de la forêt de Retz, et de Nancy Gutierrez, sophrologue et hypnothérapeute, pour une séance de sylvothérapie. 
 

© France 3 © France 3 © France 3
Guinguette au Port aux Perches Petite ville au passé médiéval, la Ferté-Milon et ses remparts bâtis sous Philippe Auguste, qui ont vu naître Jean Racine, nous mènent à la rencontre de Christina Dos Reis, gérante du Port aux Perches, pour une croisière et un dîner-spectacle haut en couleurs à la guinguette, avec Stéphan Roux, dit"Tati Galaxy", transformiste-humoriste.
  © France 3 © France 3 © France 3  Villers-Cotterêts, une histoire de francophonie

Découvrez Villers-Cotterêts, la forêt de Retz et la Ferté-Milon dans "Les gens des Hauts", dimanche 19 janvier à 12h55  
Une émission présentée par Kamini et réalisée par Didier Cappelmans

Organiser l'Économie sociale en Francophonie, une proposition de Philippe Kaminski | ESS, Emploi, Formation, Insertion et bien d'autres choses. | Michel Abhervé | Les blogs d'Alternatives - Alternatives Économiques

jeu, 01/16/2020 - 15:26

Nous déplorons régulièrement dans ce blog l'usage intempestif de l'anglais, et regrettons en particulier que le Haut commissaire à l'ESS et à l'innovation sociale pense que l'usage de French Impact ait une valeur ajoutée, alors qu'il n'est qu'une dénaturation (voir L'accélérateur d'associations est devenu # French Impact. Une présentation qui suscite plus de questions qu'elle ne donne de réponses, Une double condamnation pour usage abusif de la langue anglaise . Et " French Impact " ? et L'Académie Française rappelle aux pouvoirs publics qu'ils doivent respecter la loi sur l'usage de la langue française. French Impact directement concerné) et pousse même le mépris pour la langue française jusqu'à baptiser Pact for Impact une réunion internationale tenue à Paris (voir Ouverture de Pact for impact à Paris le 10 juillet 2019, ou le confusionnisme entretenu des termes sous influence de la langue anglaise, Pour affirmer le rôle de la France dans la « diplomatie de l'ESS », mieux vaut ne pas le faire en anglais et dans une conception anglo saxonne), pendant que nos amis québécois défendent pour leur part la francophonie que nous délaissons au profit d'un anglicisme réducteur (voir L'économie sociale dans la promotion de la francophonie au Québec. En France, on a French Impact)

C'est avec un grand plaisir que nous relayons le texte que Philippe Kaminski publie dans le N°75 de La Dépêche Prospective et Sociale sous le titre Organiser l’Économie sociale en Francophonie

Il serait abusif, et en tous cas contre-productif, de vouloir affirmer une prédominance ou une spécificité francophones en matière d’Économie Sociale. Celle-ci se développe en effet avec une grande diversité dans toutes les nations du globe. Cependant les arguments pour créer des réseaux spécifiquement francophones dans l’Économie Sociale ne manquent pas.

Il y a d’abord le poids de l’Histoire ; une grande partie de ce qui a été écrit sur le sujet depuis les origines l’a en effet été en langue française. Mais il y a surtout le fait que les entreprises et les organisations constituant l’Économie Sociale sont par nature plus stables, plus soucieuses du long terme, plus enracinées dans leurs activités et leurs territoires que ne le sont les entreprises capitalistes. Pour comprendre leur fonctionnement et leurs besoins, pour favoriser leur croissance et asseoir leur pérennité, il faut connaître leur milieu et parler leur langue. Le vaste espace francophone représente sur ce point un atout considérable pour une communication efficace, notamment en direction des pays du Sud.

Les origines de l’Économie Sociale sont lointaines et diverses. On a souvent voulu la réduire aux « socialismes utopiques » issus des doctrines de Fourier, Owen et Saint-Simon. Le mot a été vraiment consacré en France par Frédéric Le Play en 1855. Aux Expositions Universelles de Paris, en 1889 et en 1900, le pavillon de l'Économie Sociale présentait aux visiteurs du monde entier les réalisations sociales des coopératives ouvrières, des sociétés de secours mutuels et des patronages. Puis le terme tomba en désuétude à mesure du développement, d’un côté du marxisme, de l’autre de l’État Providence. Dans sa forme moderne, qui regroupe, avec quelques nuances, les entreprises à forme coopérative, les mutuelles et les institutions sans but lucratif, l’Économie Sociale réapparaît en France en 1977 et y est institutionnalisée en 1982. Elle s’est ensuite rapidement étendue à la Wallonie et au Québec, s’est internationalisée d’abord vers le monde hispanophone, puis à l’ensemble du Canada, enfin à divers pays européens, au Japon, à la Corée du Sud et au Maroc.

La sphère francophone, qui a certes perdu son rôle moteur et qui ne tire aucun bénéfice de son antériorité, reste néanmoins une composante majeure de l’Économie Sociale mondiale. Mais elle n’y est guère visible en tant que telle, car aujourd’hui, si elle a gagné un second S en devenant l’ESS (Économie Sociale et Solidaire), elle s’est organisée sur des bases sectorielles ou géographiques où la langue de communication dominante est désormais l’anglais.

Ce tropisme anglophone n’a fait l’objet d’aucune décision formelle mais n’a pas rencontré non plus d’opposition ni de réticence, d'une part parce qu'à Bruxelles les groupes de pression ne sont entendus que s’ils s’expriment en anglais, et d'autre part parce que les scientifiques et les chercheurs ambitionnent avant toute chose d’être publiés dans des revues qui comptent au niveau mondial, revues toutes anglophones.

Or l’Économie Sociale est faite de particularités, d’engagements locaux et personnels, d’une extrême diversité humaine, tout autant culturelle qu’économique. Elle ne gagne rien à la mondialisation ni à faire de l’anglais international son idiome. Elle y perd au contraire l’essentiel de sa saveur. Les textes traitant de l’ESS dans le sabir universitaire anglo-saxon sont le plus souvent d’une affligeante banalité. Ils ne séduisent ni le lecteur lointain, curieux d’idées originales et de connaissances nouvelles, ni le lecteur proche, qui n’y retrouve pas les réalités qu’il côtoie chaque jour.

Dès lors, loin de constituer un repli sur soi ou une fermeture à l’Autre, l’idée de donner consistance à une structuration internationale de l’ESS sur des bases linguistiques répond à un besoin d’efficacité et d’intégration. Les réseaux naissants d’ESS en Afrique francophone, qui seraient perdus et écrasés par une expression dans un anglais basique, véhicule naturel d’une pensée toute autre, y trouveront un relais naturel de croissance et d’enracinement. L’impasse dans laquelle se sont fourvoyées les politiques publiques d’aide, les piètres résultats dont peuvent se prévaloir les ONG internationales, notamment américaines, nous commandent de donner désormais la priorité aux principes d’autonomie, de solidarité et de responsabilité qui sont ceux de l’Économie Sociale.

Il ne s’agit ni d’une recette miracle, ni d’une nouvelle mode, mais de solutions éprouvées et durables. S’agissant de l’Afrique, on ne peut dissocier les problèmes de pauvreté, de pollution, de biodiversité ou d’immigration, car tous ces enjeux s’interpénètrent et sont présents au cœur de l’objet social et de la gouvernance de la plus petite des coopératives villageoises. Et ce n’est qu'à ce niveau qu’ils pourront trouver une solution.

Aujourd’hui, la perspective de l’ouverture prochaine d’une Cité de la Francophonie dans le château de Villers-Cotterêts nous suggère une implantation toute trouvée pour une future structure d’animation de l’Économie Sociale (et Solidaire) au service du développement, notamment des pays d’Afrique.

Bientôt un nouveau Carrefour communautaire francophone à Vanier ? - ONFR+

lun, 01/13/2020 - 23:40
Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – L’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) mène une étude pour créer un Carrefour communautaire francophone à Vanier. Un projet qui n’en est toutefois qu’à ses balbutiements.

Des consultations sont en cours auprès des organismes sans but lucratif, des entreprises émergentes, des artistes ou encore, des travailleurs autonomes afin de mesurer l’intérêt pour un tel projet.

« Dans plusieurs de nos discussions informelles, c’est une idée qui a été évoquée. L’idée n’est pas de faire ce qui se fait déjà, ni d’avoir un centre de services à l’individu, puisqu’il existe déjà le Centre des services communautaires Vanier, mais plutôt d’offrir aux organismes, aux entreprises émergentes ou aux artistes, un endroit où nous pourrions mieux travailler ensemble et maximiser nos ressources », explique la directrice générale de l’ACFO Ottawa, Ajà Bessler.

L’organisme porte-parole des francophones d’Ottawa a reçu une subvention provinciale de la Fondation Trillium de 15 000 $ pour mener une étude de faisabilité qui a été confiée au Centre de leadership et d’évaluation (CLÉ).

Réponse fin mars

Le CLÉ devrait remettre son étude de faisabilité à l’ACFO Ottawa d’ici la fin du mois de mars.

« Le sondage est la première étape formelle de nos discussions. Il va aussi y avoir des recherches, un rapprochement avec d’éventuels partenaires… On cherche à déterminer quels sont les besoins et si l’intérêt pour un tel projet est bien réel. »

Le choix de Vanier s’impose comme une évidence pour l’ACFO Ottawa qui y est déjà installée. Le quartier de l’Est d’Ottawa, historiquement francophone – bien que la francophonie ne cesse d’y diminuer – fait l’objet d’une volonté de revitalisation de la part de la municipalité. Mme Besler rappelle également la présence, dans les autres parties d’Ottawa, du Mouvement d’implication francophone à Orléans (MIFO) à Orléans et, bientôt, de la Maison de la francophonie dans l’Ouest de la ville.

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury avoue ne pas avoir connaissance de ce projet, mais se montre intéressé.

« Je suis toujours favorable à ce qu’il y ait des points de repère francophones à travers la ville. Maintenant, il faudrait voir quelle forme cela pourrait prendre. Il me manque beaucoup de détails. Mais si cela peut permettre d’amener des emplois, ce qui dynamiserait notre rue principale, et de réaliser des gains en programmation ou des échanges entre les organismes pour baisser leurs coûts d’administration… Il faut bien consulter tous les partenaires et que nous ayons des discussions. »

L’ACFO Ottawa en croissance

Mme Besler insiste sur l’aspect très préliminaire du projet, mais elle a déjà quelques idées sur ce que pourrait être le Carrefour communautaire.

« L’idée ne serait pas de construire un nouvel édifice, ce qui prend beaucoup de temps et d’argent, mais plutôt de louer des espaces existants pour se regrouper. Beaucoup d’organismes ont moins de cinq employés, d’autres ont des effectifs qui fluctuent beaucoup, il n’est donc pas toujours facile pour eux d’avoir un espace avec une salle de réunion et assez de la place. Dans nos discussions au sein du Comité culture en action, on remarque aussi que Vanier ne dispose pas beaucoup d’espaces pour de la diffusion artistique. Ça pourrait être une possibilité à étudier, d’autant que nous-mêmes en organisons de plus en plus. »

La directrice générale de l’ACFO Ottawa, Ajà Besler. Archives ONFR+

Et c’est aussi ce dernier aspect qui a nourri la réflexion de l’ACFO qui pourrait s’installer dans ce nouveau Carrefour communautaire.

Ces dernières années, l’organisme porte-parole des Franco-Ottaviens a connu une forte croissance. Seule employée à temps plein au départ, Ajà Besler, nommée directrice générale en 2017, compte désormais trois employés avec elle à temps plein, sans oublier les stagiaires et les étudiants coop.

Le budget de l’organisme a également connu une croissance, passant de 153 000 $ en 2016-2017 à plus de 290 000 $ cette année. Et le nombre de projets ne cesse d’augmenter, dit Mme Besler.

« Avec le projet Ottawa bilingue, notre budget est même de plus de 900 000 $ cette année », précise-t-elle.

En juin dernier, le gouvernement fédéral a annoncé une subvention de 1,25 million de dollars, sur deux ans, à l’ACFO Ottawa pour appuyer, sous forme de microsubventions, des entreprises et des organismes communautaires qui mèneront des projets visant à soutenir la vitalité et le développement économique de la communauté francophone, ainsi que le rapprochement des communautés de langue officielle.

La francophonie Facebook de Hamilton se rencontre en personne - L'Express

lun, 01/13/2020 - 19:07

«Chaque fois que je déménageais, il y avait toujours un groupe Facebook de francophones, mais à Hamilton, ça n’existait pas. C’était difficile de trouver des choses en français en ville, et quand je récoltais des informations, j’aurais voulu les partager», explique-t-elle.

Marilyne Batelot Juste être ensemble

Pour s’assurer que le groupe soit aussi connu que possible des francophones de la région, Marilyne Batelot en a fait la promotion auprès d’organismes locaux comme le Centre francophone Hamilton et le Collège Boréal.

Ces derniers ont rapidement embarqué dans le projet, allant même jusqu’à offrir un local pour les rencontres du groupe.

Au cours de celles-ci, qui durent environ trois heures et se déroulent généralement le dimanche après-midi, les participants vont et viennent au gré de leurs disponibilités. Certains apportent de la nourriture ou des boissons non alcoolisées, et tous prennent simplement le temps de discuter.

«Quand on fait une activité, on n’a pas nécessairement le temps de se parler, vu qu’on a quelque chose à faire. Là, c’est vraiment juste un moment pour se retrouver. Les enfants jouent ensemble, c’est beau à voir», se réjouit Marilyne Batelot.

Vers une Francophonie de l'avenir - La Presse

ven, 01/10/2020 - 09:00

En réponse au texte d’Isidore Kwandja Ngembo, « Où va l’Organisation internationale de la Francophonie ? », publié le 3 janvier

Publié le 10 janvier 2020 à 13h00
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Oria K. Vande weghe Oria K. Vande weghe
Directrice de la communication et porte-parole de la secrétaire générale de la Francophonie (OIF)

Ayant pris connaissance de l’opinion d’Isidore K. Ngembo, nous souhaitons réagir aux informations erronées, voire mensongères que cette opinion contient. 

Des allégations dont M. Ngembo est un habitué depuis le début de la campagne de Louise Mushikiwabo au poste de secrétaire générale de la Francophonie, mais qui imposent, à l’heure des fake news ou infox en bon français, une clarification.

Dès sa prise de fonction, Mme Mushikiwabo a exposé ses priorités, dont elle avait déjà tracé les grandes lignes pendant sa campagne : améliorer la gouvernance, la gestion et la transparence de l’OIF et recentrer les multiples projets de coopération autour des attentes de ses 88 États et gouvernements et de leurs populations. Très vite, elle a constaté l’ampleur de la tâche qui l’attendait : elle héritait d’une organisation en déficit budgétaire et dont les modes de fonctionnement étaient à revoir de fond en comble.

C’est avec la confiance renouvelée des États et des gouvernements membres qu’elle a entamé et mène aujourd’hui ce travail de fond, essentiel, qui vise à rendre l’OIF plus agile, plus efficace et surtout plus pertinente aux yeux des populations de l’espace francophone.

La priorité aujourd’hui est de préciser le mandat de la Francophonie afin de permettre la concrétisation et le passage à l’échelle des projets ayant un réel impact sur ses bénéficiaires. Ce soutien massif des États et gouvernements membres s’est à nouveau manifesté lors de la dernière Conférence ministérielle de la Francophonie qui s’est tenue à Monaco en octobre dernier. Les ministres présents, avec un nombre record de participation, ont donné leur plein soutien et mandaté la secrétaire générale pour effectuer les changements nécessaires à la mise en œuvre de cette nouvelle impulsion.

Qui dit « nouvelle impulsion » dit également « remaniement » des équipes. C’est dans ce contexte, et contrairement aux accusations infondées de M. Ngembo, que les contrats de trois ans de certains personnels n’ont pas été prolongés, et ce, en pleine conformité avec le statut du personnel. Par ailleurs, les personnes concernées n’ont en aucun cas été « abruptement limogées », bien au contraire, mais traitées dans le respect des procédures et avec toute la considération nécessaire dans de telles circonstances.

S’agissant des responsables des unités hors siège de l’OIF, encore une fois, l’auteur est mal informé, car la même Conférence ministérielle a également autorisé la secrétaire générale à désigner directement les représentants permanents de l’OIF dans les unités hors siège, et ce, dans le but de veiller à l’ajustement et au bon équilibre des représentations de l’OIF dans les diverses régions de la Francophonie.

En ce qui concerne le renvoi du directeur du bureau régional de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, cité dans le texte, qui faisait l’objet d’une procédure disciplinaire, la secrétaire générale a suivi le rapport qui lui a été soumis par la commission paritaire composée à la fois de membres du personnel et de représentants de l’administration, recommandant à l’unanimité son renvoi immédiat pour fautes graves. Une première dans l’histoire de l’OIF où un nombre incalculable de cas d’indiscipline ont été tolérés dans le passé. 

Quant aux affirmations confuses et contradictoires de M. Ngembo au sujet du représentant de l’OIF à Genève, ce dernier n’a été ni « remercié » ni « promu », mais bien muté au poste de directeur de la Francophonie économique et numérique au siège de l’Organisation à Paris, qui était vacant depuis décembre 2017.

De manière générale, les mouvements de personnels constituent une pratique habituelle au sein des organisations. Les recrutements en cours ou à venir s’effectuent conformément aux modalités prévues par le statut du personnel.

Par ailleurs, la diffusion des appels à candidature est effectuée au moyen de nos réseaux sociaux ainsi que sur le site internet de l’OIF, qui a effectivement été modernisé récemment. Il comporte une rubrique « recrutement » qui a dû échapper à l’attention de l’auteur et qui comporte à ce jour trois postes en cours de recrutement. De nouvelles annonces devraient être postées dès la fin de l’audit organisationnel, dont les conclusions sont attendues prochainement.

Pour conclure, ce travail de modernisation de l’administration de l’OIF n’est pas une finalité en soi, mais un moyen de mieux servir les ambitions du projet francophone. En effet, au-delà de la détermination de Louise Mushikiwabo et de ses équipes à transformer l’OIF en une organisation efficace et transparente, l’année 2020 constitue une étape majeure dans l’histoire de la Francophonie avec la célébration partout dans l’espace francophone de son cinquantenaire.

Cette année symbolique se clôturera par la tenue du XVIIIe Sommet de la Francophonie, en Tunisie, au cours duquel elle rendra compte de son bilan de mi-mandat devant les chefs d’État et de gouvernement, à qui il appartiendra d’apprécier le chemin parcouru et de s’engager, aux côtés de l’OIF, sur les voies d’une Francophonie de l’avenir.

SAINT-LOUIS ET PORRENTRUY (CH). [Diaporama] Trois Frontières: la francophonie au prisme de Haïti - DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace

jeu, 01/09/2020 - 09:00

Saint-Louis et Porrentruy, dans le Jura suisse, s’affranchissent de leurs frontières à travers «Les premières Rencontres transfrontalières francophones». Durant une semaine, du 10 au 18 janvier, ce projet novateur propose une programmation dédiée en particulier à Haïti à travers le théâtre, la poésie, la musique et l’art contemporain.

Par Ghislaine MOUGEL - 09 janv. 2020 à 05:02 | mis à jour à 17:54 - Temps de lecture :

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Saint-Louis | La francophonie au prisme de Haïti - L'Alsace.fr

jeu, 01/09/2020 - 05:02

Saint-Louis et Porrentruy, dans le Jura suisse, s’affranchissent de leurs frontières à travers «Les premières Rencontres transfrontalières francophones». Durant une semaine, du 10 au 18 janvier, ce projet novateur propose une programmation dédiée en particulier à Haïti à travers le théâtre, la poésie, la musique et l’art contemporain.

Par Ghislaine MOUGEL - 09 janv. 2020 à 05:02 | mis à jour à 19:38 - Temps de lecture :

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Michel Bastarache: une vie consacrée à la francophonie - L'Express

mar, 01/07/2020 - 09:00

Aussi tragique qu’est nécessairement le décès des deux enfants du couple Michel et Yolande Bastarache, il m’apparaît plus approprié d’utiliser le terme drame. Je pense qu’on ne peut pas qualifier d’échec d’un parent la mort de deux enfants nés avec une maladie incurable.

Toute leur vie, 4 ans dans le cas de Jean-François, 17 ans dans le cas d’Émilie, leurs parents se sont sacrifiés pour qu’ils obtiennent les meilleurs soins et qu’ils soient sans souffrance dans la mesure du possible.

Yolande Bastarache, née Martin, décédée à Ottawa le 10 décembre 2019. À droite: au Parc Kouchibouguac, en 1973. Confidences

Ceux qui ont bien connu Michel Bastarache vont aimer lire les confidences qu’il fait sur les défis surmontés au cours des années où il a occupé différentes fonctions comme: traducteur juridique, professeur de droit, doyen associé à l’Université d’Ottawa, doyen à l’Université de Moncton, fonctionnaire, avocat, directeur général de la promotion des langues officielles au Secrétariat d’État du Canada, président-directeur général d’une compagnie acadienne d’assurances, juge à la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, puis à la Cour suprême du Canada, président d’une Commission d’enquête, médiateur…

Portrait de Michel Bastarache, réalisé par le peintre Christan Nicholson

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À ceux d’entre nous qui sont juristes, il révèle la recette de ses succès.

«Je me suis préparé pendant des mois pour la plaidoirie dans l’affaire Mahé. Comme à l’habitude, j’arrive au tribunal sans stress, puisque je suis persuadé de connaître le dossier mieux que quiconque dans la salle d’audience… Je me suis aventuré à deviner toutes les questions que les juges pourraient me poser et je les ai notées au fur et à mesure qu’elles me passent par la tête… Jamais je ne participerais à une rencontre sans espérer être la personne la mieux préparée du groupe.»

Mobilité internationale, francophonie, concours et résidence au Japon... - Courrier International Blogs

lun, 01/06/2020 - 09:00

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1 – Forum de la mobilité en janvier à Levallois-Perret

Acquérir une expérience professionnelle à l’étranger, découvrir un pays et sa culture, participer à un chantier, étudier et améliorer son anglais, partir à l’aventure… Tel est le programme du Forum de la mobilité qui se tiendra le 23 janvier à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) – de 17h à 21h – à destination de la jeunesse. De nombreux acteurs de la mobilité internationale seront présents comme AFS Vivre Sans Frontière (échanges interculturels éducatifs de longue durée), Eurodesk (réseau de centres d’information nationaux, régionaux et locaux sur l’Europe), Études Australie Consulting (spécialiste des études en Australie et Nouvelle-Zélande) ou le Programme Vacances-Travail (PVT) qui permet aux Français âgés de 18 à 30 ans de partir voyager/et ou travailler dans l’un des 15 pays partenaires.

Renseignement ici. 

2 – Concours de vidéos pour promouvoir la francophonie

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la Francophonie (14-22 mars 2020), les élèves des établissements français à l’étranger ainsi que les établissements du réseau LabelFrancEducation, sont invités à réaliser une courte vidéo (30 secondes au maximum, générique compris) afin de mettre en avant une expression francophone. En relevant ce challenge, les élèves, contribueront au lancement du Dictionnaire des francophones, un recueil numérique collaboratif qui sera ouvert à la contribution du public lors de cette semaine. Cette initiative est organisée par l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger), la Délégation Générale à la Langue Française et aux langues de France (DGLFLF) du ministère de la Culture et TV5MONDE. Lancé en 2012, le LabelFrancÉducation est accordé aux établissements scolaires étrangers qui participent, dans le cadre des programmes d’enseignement locaux, au rayonnement de la langue et de la culture françaises

Renseignement ici. 

3 – Appel à candidature pour une résidence à la Villa Kujoyama de Kyoto

Première résidence artistique française de recherche pluridisciplinaire située en Asie, la Villa Kujoyama (Kyoto) recherche des candidats via trois dispositifs distincts dans un certain nombre de disciplines (architecture, urbanisme, arts de la rue, arts plastiques, danse,…). En Solo : un candidat français ou étranger résidant en France depuis au moins 5 ans. En Binôme : deux candidats français ou étrangers résidant en France depuis au moins 5 ans. En Duo : un candidat français ou étranger résidant en France depuis au moins 5 ans en collaboration avec un candidat japonais résidant au Japon. Les lauréats de la Villa Kujoyama sont appelés à nouer des relations de travail avec les milieux professionnels, universitaires, artistiques et culturels de Kyoto, de la région du Kansai et de l’ensemble de l’archipel.

Pour postuler, c’est ici.

4 – Levée de fonds pour un cabinet de recrutement spécialisé dans la mobilité internationale

Spécialisé dans la mobilité internationale, le cabinet de recrutement Cooptalis vient d’annoncer avoir bouclé un tour de table de 20 millions d’euros, un an après une opération d’un même montant. Créée en 2012 et basée à Marcq-en-Barœul près de Lille, le cabinet, qui compte 600 collaborateurs a affiché un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros cette année (contre 25 millions en 2018) et compte atteindre 80 millions en 2020. Outre la recherche du bon candidat, la société assure toute la partie dite “cachée” de l’expatriation : gestion administrative (visa, permis de conduire international…), formation du candidat à la langue et à la culture du pays, accompagnement familial (logement, école des enfants…). La France demeure son plus gros marché, avec 3 000 mobilités réalisées par an (2/3 de cols blancs et 1/3 de cols bleus).

5 – Colloque fin janvier sur les opportunités économiques en Grèce

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Paris Ile-de-France et la CCI France-Grèce organisent le mercredi 29 janvier 2020 à Paris (9h-15h30, 27 avenue de Friedland) un colloque baptisé “Grèce, partenaire majeur du Sud-Est européen, la confiance renaît”. “Malgré la crise financière, nombre d’entreprises françaises ont poursuivi leurs activités dans le pays. Alors que les signes de reprise sont d’ores et déjà visibles et qu’un vent d’optimisme souffle sur le pays, cette dynamique attire l’attention des entrepreneurs et investisseurs français, forts de savoir-faire et expertises dans de nombreux domaines, comme l’énergie, l’environnement, la construction ou encore le transport,” expliquent les organisateurs. Un panel de ministres du gouvernement Mitsotakis seront présents ainsi que Bruno Lemaire, le ministre français de l’Économie.

Renseignement et inscription ici. 

Enfin une Maison de la Francophonie à Ottawa - ONFR+

dim, 01/05/2020 - 09:00
Temps de lecture : 2 minutes[ANALYSE]

OTTAWA  – Les Franco-Ontariens auront au moins un cadeau, en ce début de nouvelle année. La Maison de la francophonie d’Ottawa ouvrira dans quelques jours et sera inaugurée dans trois semaines. Une concrétisation qui marque l’aboutissement d’un des projets les plus importants des dernières années.

On y croyait presque plus. Depuis dix ans, le projet de rénovation de l’ancienne école Grant, sur la rue Richmond, cumulait les retards. Et dire que lors de la Journée des Franco-Ontariens en 2011, les responsables parlaient d’une ouverture… en 2012. Des années d’obstacles au final avec la  découverte d’amiante dans l’édifice, des « problèmes de structures et d’infrastructures », du vandalisme sur le site, et surtout le manque d’argent.

L’arrivée du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) dans le jeu à partir de 2016, à titre de propriétaire de la bâtisse, avait permis de relancer les demandes à la province quant au financement pour les travaux.

Conséquences : le financement provincial de 8,95 millions de dollars offert, en décembre 2017, s’est montré décisif, résistant du même coup aux nombreuses coupes du gouvernement progressiste-conservateur élu l’année suivante.

Mais à quoi servira au juste cette Maison de la francophonie ? D’abord, à offrir des services aux francophones situés à l’Ouest de la Ville d’Ottawa. Une mission qui devrait être assurée par La Cité, le Centre soleil d’Ottawa-Ouest, la Coopérative Ami Jeunesse, l’Hôpital Montfort ou encore l’Université d’Ottawa qui bénéficieront de bureaux au sein de l’édifice.

Au-delà d’Orléans, Vanier et du centre-ville d’Ottawa, ils sont un peu plus de 30 000, l’équivalent de 20 % des francophones d’Ottawa, à avoir choisi l’Ouest comme lieu de résidence. Reste que parcourir une vingtaine de kilomètres depuis Nepean, Kanata ou Barrhaven, pour obtenir des services dans la langue de Champlain n’est pas une mince affaire.

Lieu de rassemblement

Ensuite, cette Maison de la francophonie représentera un lieu de rassemblement pour les francophones d’Ottawa. Que le principal lever du drapeau franco-ontarien le 25 septembre se déroule à l’hôtel de ville n’est pas si mal en soi, mais il est temps pour les francophones d’inviter les élus chez eux, plutôt que d’attendre leur invitation.

À cet égard, le bâtiment devra tout de même tailler sa place dans la francophonie ottavienne, et convaincre de son intérêt les Franco-Ontariens de l’Est de la capitale.

Modèle de financement à revoir

L’aboutissement du projet de la Maison de la francophonie d’Ottawa coïncide avec celui de l’inauguration prochaine de la Place des Arts, à Sudbury. S’il faudra attendre probablement 2021 pour voir les organismes artistiques sudburois bénéficier enfin d’un toit commun, cette ouverture sera aussi à marquer d’une pierre rouge.

Ces succès ne doivent pas faire oublier la partie immergée de l’iceberg. Alors que 2020 vient de débuter, le projet de la Maison de la francophonie à Toronto reste une chimère. La même chose pour l’idée d’un Village d’antan franco-ontarien qui, depuis 2012, fait du sur place.

Le fait que sans le CEPEO – dont le budget avoisine les 300 millions de dollars annuels – la Maison de la francophonie d’Ottawa n’aurait jamais vu le jour, interroge sur le modèle des subventions allouées aux projets francophones en général.

Dans un contexte marqué par l’austérité budgétaire à Queen’s Park, il est peut-être temps d’explorer de nouvelles pistes et partenariats. La clé de projets intéressants pour la décennie 2020 passe par là.

Cette analyse est aussi publiée dans le quotidien Le Droit du 6 janvier.

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